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Zeitschrift für Sozialforschung

Volume 6, Issue 2, 1937

C. M. Bowra
Pages 382-399
DOI: 10.5840/zfs19376268

Sociological Remarks on Greek Poetry

Während sich in England eine rein individualistische Interpretation griechischer Dichtung herausgebildet hat, steht die deutsche Forschung heute noch stark unter dem Einfluss der Konzeption der „Volksseele“ : Die Gestalten und Epochen der griechischen Dichtung werden als die Formungen eines einheitlichen Volkscharakters aufgefasst. Demgegenüber will der Aufsatz hervorheben, dass die griechische Kunst das Produkt jeweils sehr verschiedener gesellschaftlicher Schichten ist, nicht aber ein isoliertes Phänomen, das sich nach immanenten Entwicklungsgesetzen entfaltet. Die homerischen Gesänge, basiert auf überliefertem Material und überlieferten Gestaltungsmethoden, aber das Werk eines einzelnen Autors, waren für die herrschende Oberschicht abgefasst und empfingen ihre Inhalte und ihre Ideale von dieser kleinen Gruppe. Demgegenüber repräsentiert Hesiod den kleinen Bauern, für den die Könige nicht Helden, sondern Feinde waren und dessen Weltanschauung völlig der homerischen widerspricht. Mit dem Aufkommen des Stadtstaates und des ihn beherrschenden, grundbesitzenden Adels erscheinen neue Kunstformen und neue Inhalte. Und selbst innerhalb der städtischen Kultur finden sich weitgehende Verschiedenheiten, wie durch einen Vergleich des Tyrtaeus und Alcman in Sparta mit der lyrischen Dichtung auf Lesbos deutlich wird, wo den Grundbesitzern ein starker Kaufmannsstand gegenübertrat. Das folgende Zeitalter der Tyrannen produzierte vor allem eine höfische Kunst, die nur der Erholung und dem Vergnügen diente : Spiel für einen einzelnen Herrscher und seinen Kreis. Der Aufsatz schliesst mit einer Diskussion der Tragödiendichtung des 5. Jahrhunderts in ihren Beziehungen zur Demokratie und deren Bedürfnissen und Forderungen. Tandis que, en Angleterre, s'est développée une interprétation purement individualiste de la poésie grecque, la science allemande subit, aujourd'hui encore, fortement l’influence du concept de „l'âme d'un peuple“ : les figures et les époques de la poésie grecque apparaissent comme les formes successives dans lesquelles s'est exprimé le caractère d’un peuple un en son essence. Contre cette interprétation, l'article montre que l'art grec, loin d’etre un phénomène isolé qui se développe d'après des lois immanentes, est le produit de couches sociales diverses selon les époques. Les poèmes homériques, oeuvre d'un seul auteur, étaient fondés sur une tradition qui transmettait à la fois la matière et les méthodes de mise en forme ; ils s'adressaient à la classe dominante. Hésiode, en revanche, représente le petit paysan aux yeux duquel les rois étaient non des héros mais des ennemis — sa conception du monde s'oppose entièrement à celle d'Homère. L'état urbain, la cité, et la noblesse qui la domine de propriétaires de terre, amènent des genres et des thèmes nouveaux. A l’intérieur même de la culture de la cité, on observe des différences très poussées, comme le montre une comparaison entre Tyrtée et Alcman de Sparte, et la poésie de Lesbos, où aux propriétaires de terre s'opposait la puissance des marchands. L'époque suivante des tyrans produit surtout un art de cour, qui ne servait qu'à la récréation et au plaisir — divertissement offert au seul prince et à son entourage. L'article se termine par une discussion de la poésie tragique du ve siècle, dans ses rapports avec les besoins et les exigences de la démocratie.

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