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Symposium

Volume 21, Issue 2, Fall 2017

Throwing Like a Girl: 40 Years Later

David Mitchell
Pages 160-178

Existentialism is not a Humanism
Nothingness and the Non-Humanist Philosophy of the Early Sartre

This article challenges the view, originating in Heidegger’s Letter on Humanism, according to which Sartre’s thought remains wedded to a substantial, “humanist,” conception of the subject. Beginning with an account of Heidegger’s critique in the Letter, I examine the idea that humanism posits the human as a mode of entity in the world, thus precluding an originary enquiry into its nature. Next, I show how Heidegger is wrong to attribute such a view to Sartre. Turning to The Transcendence of the Ego, we see how Sartrean phenomenology reveals human beings as essentially worldly. Further, this engagement with Sartre allows us to see how we can reject humanism while maintaining a distinct meaning for the human. Specifically, interpreting Being and Nothingness makes clear how, when the human is conceptualized as the modification of world that is nothingness, it can have a distinctive being without existing as humanism’s subject-entity. Cet article met à l’épreuve l’idée qui prend son origine dans la Lettre sur l’humanisme de Heidegger selon laquelle la pensée de Sartre demeure attachée à une conception substantielle, « humaniste », du sujet. En commençant par un examen de la critique hei-deggérienne dans la Lettre, je considère l’idée qui veut que l’humanisme pose l’être humain comme un mode d’étant dans le monde et rende ainsi impossible un questionnement de sa nature. Ensuite, je montre comment Heidegger a tort d’attribuer une telle perspective à Sartre. Si l’on se tourne vers La transcendance de l’ego, on voit que la phénoménologie sartrienne révèle l’être hu-main comme essentiellement mondain. De plus, cet engagement avec la pensée sartrienne nous permet de voir comment on peut re-jeter l’humanisme tout en maintenant un sens distinct pour l’être humain. Plus spécifiquement, une relecture de L’E tre et le ne ant clarifie comment une conceptualisation de l’être humain comme la modification du monde qu’est le néant permet d’attribuer à l’être humain un être distinct sans pour autant en faire l’étant-sujet de l’humanisme.