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Roczniki Filozoficzne

Volume 17, Issue 2, 1969

Czesław Strzeszewski
Pages 25-35

Le Progres Economique et le Progres Moral

L’auteur analyse la Constitution pastorale sur la présence de l’Église dans le monde contemporain, Gaudium et Spes du II-ème concile du Vatican, relativement au problème de développement de la personne humaine et de l’humanité. A la lumière de l'enseigmement cionciliaire, le progrès est um devoir moral pour l’homme et pour l’humanité, en tant qu’un ordre de la participation à l’oeuvre de la Providence, de la participation à la création de Dieu, en tant qu’un ordre du perfectionnememt personnel de l’homme. En conséquence de l'unité de la nature humaine, le progrès personnel doit être intégral, doit embrasser l’ensemble de l’aspect spirituel et physique de Thomme. La supériorité de l’élément spirituel dans la nature humaine décide pourtant de ce que le progrès spirituel domine le progrès matériel et conditionne le développement général de l’homme et de l’humanité. L’auteur signale ici une convergence de la pensée conciliaire et de la tendance contemporaine de la théorie du développement économique aussi bien chez les économistes que chez les sociologues. On a cité les références des savants suivamts: W. W. Rostow, W. A. Lewis, M. Ginsberg, T. Parsons, D. Riesman, B. F. Hoselitz, R. W. Goldsmith, R. Barre, K. Samuelson, J. L. Lehret, C. S. Belshaw et F. A. Westphalen. Tous ces auteurs attribuent un rôle décisif pour le développement économique, aux facteurs moraux et culturels. Le Il-èrne concile du Vatican reconnait les biens économiques de même que le travail humain la propriété de l’humanité entière. Le progrès, pour être vrai et équitable, doit être universel et embrasser toute l’humanité. La personne humaine est la source des lois morales gouvernant le progrès, aussi bien dans le domaine de la culture que dans celui de l’économie. La seule voie du progrès, ouverte à l'humanité c’est le progrès au service de la personne humaine. L’Église catholique, désire aider l’humanité dans ce progrès, en lui donnant à sa disposition des moyens naturels — les norm es de la loi naturelle, et surnaturels — les sources de la grâce.