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Qu’appelle-t-on un séminaire?

La pédagogie heideggérienne

Christophe Perrin, Editor

De l’obtention de son habilitation à enseigner en 1915 jusqu’à l’interdiction de sa participation à toute activité universitaire en 1946, puis de la levée de celle-là qu’accompagne son élévation à l’éméritat en 1951 jusqu’à son départ en retraite en 1958, Martin Heidegger aura professé trente ans durant, et aux meilleurs étudiants. Loin pourtant que ses cours aient cantonné son enseignement à l’Alma Mater, ses séminaires en passaient les frontières, eux qui, protocolaires ou libres, publics ou privés, menés seul ou co-dirigés, ont aussi bien pu se faire à Zürich, Todtnauberg, Zollikon, comme au Thor ou à Zähringen.

Se faire et non se donner, car Heidegger s’est voulu animateur de séminaires d’un genre nouveau, ou plutôt au vieux sens du mot, le seminarium désignant la pépinière où croît un savoir destiné, comme tout semis, à être repiqué, c’est-à-dire transmis, sinon transformé puisque augmenté. Point de monologue savant partant, mais de l’ironie et de la maïeutique: désireux de « philosopher socratiquement », le maître faisait tout pour faire de ses auditeurs des interlocuteurs, et par là même des penseurs, rompus à l’exercice que l’être requiert. Mais sans doute l’"affaire Heidegger" a-t-elle recouvert l’affaire de Heidegger qui, parce qu’elle est l’affaire du penser, est d’abord l’affaire de la pensée.

C’est précisément l’ombre jetée sur cette pensée, unique en son genre puisqu’elle le renouvelle, que nous voudrions lever en nous attachant à la pédagogie heideggérienne. Éminent professeur mais surtout simple magister, dont l’enseignement n’a toujours cherché à offrir à qui le recevait que les rudiments à partir desquels l’on peut, non pas s’orienter dans, mais s’initier à la pensée, Heidegger s’est très tôt démarqué de ses pairs par l’art et la manière dont il accomplissait leurs gestes ordinaires. Apprendre et faire apprendre, dialoguer et écouter, lire et traduire, voir et montrer, philosopher et poétiser, autant de tâches par lui revisitées, qu’il convient justement de redécouvrir en faisant séminaire.

Table des matières

  • Christophe PERRIN: « De l’agora au séminaire : Heidegger et Socrate » 
  • Franz-Emmanuel SCHÜRCH: « La philosophie ou la pédagogie au sens strict » 
  • Mark SINCLAIR: « Heidegger, l’enseignement et la recherche » 
  • Cathy LEBLANC: « Enseigner à écouter avant d’enseigner à parler. Ou comment Heidegger prend son lecteur par la main… »
  • François JARAN: « Le séminaire comme laboratoire. L’expérience de la lecture de Schelling en 1927/1928 »  
  • Julien PIERON: « Le style de Heidegger – entre éducation, philosophie et politique » 
  • Élodie BOUBLIL: « "Denken wir für einen Augenblick…" : rythme, topique et possibilités du discours » 
  • Grégori JEAN: « De quoi la philosophie a-t-elle l’air ? Heidegger et l’équivocité de la pédagogie » 
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  • Christophe Perrin is doing post-doctoral research at the Université catholique de Louvain.


    · ISBN: 978-606-8266-56-5 (ebook) · Online access on this site · Published 2013 ·
    · ISBN: 978-606-8266-55-8 (paperback) · Print and eBook available from Zeta Books ·


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