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41. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Georges Gurvitch Les variations de l’expérience morale immédiate
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Une des caractéristiques de l’expérience morale immédiate est sa variabilité particulièrement intense, liée à la mobilité créatrice de ses données qui sont disposées en trois paliers de profondeur (devoirs idéaux, valeurs, liberté créatrice). On peut distinguer six aspects fondamentaux de ces variations : 1° variations des données en elles-mêmes ; 2° variations des actes qui les saisissent, indépendantes des variations des données ; 3° variations dans l’actualité des trois couches superposées des données ; 4° variations de l’équilibre mobile entre le mode collectif et le mode individuel de l’expérience morale ; 5° variations dans les rapports entre les données sensibles et les données spirituelles de cette expérience ; 6° variations dans les conjonctions entre les actes de l’expé- îience morale et les intuitions émotives. Ces divers aspects de variétés de l’expérience morale, tout en faisant nettement ressortir l’impossibilité et le vide des métamcrales classiques, détachées d’une liaison étroite avec la science des moeurs, révèlent en même temps la nécessité et les tâches effectives de la morale théorique. Seule, celle-ci peut reconduire par ses analyses vers le vécu immédiat dans ses différents paliers et seule elle est capable de vérifier l’objectivité de ces données infiniment variables et mobiles par leur intégration dans des ensembles infinis.
42. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
George Boas La valeur des normes
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La distinction radicale qui existe entre les faits et les valeurs pose te problème de l’autorité que celles-ci ont sur nos actes, qui eux sont dans le monde des faits. Si la distinction est absolue, il est évident que la critique des moeurs humaine doit céder la place à la sociologie. Mais s’il y a rapport entre les faits et les valeurs, ne pourrait-on expliquer par la psychologie comment certains actes deviennent des normes ? Trois principes explicatifs se présentent : 1) la nécessité de l’habituel ; 2) la conservation du statu quo ; 3) l’incorporation du statu quo dans les institutions sociales. A l’aide de ces trois principes on pourrait comprendre pourquoi on se conforme à certaines normes et pourquoi nous avons les normes qui nous guident actuellement.
43. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Thomas Givanovitgh Le principe de dignité humaine et le personnalisme éthique
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Cette communication introduit un nouvel argument pour prouver la thèse, présentée au Congrès de Prague, de la tripartition ou personnalisme éthique : d’après cette thèse, il faut considérer, dans l’Éthique, outre le fait (moral et immoral) et sa sanction, l’agent moral ou immoral. Le principe de dignité humaine doit empêcher de retourner à la bipartition et d’introduire l’agent (moral ou immoral) dans le fait, comme s’il était partie intégrante de ce fait.
44. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Paul Siwek Le problème de la valeur
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Le mot valeur est ici employé au sens de raison formelle du bien ; la valeur ne se définit pas, et elle n’est saisie que par une intuition ; chez l’animal cette intuition repose sur l’affection de plaisir ou de déplaisir liée à la sensation ; grâce à l’intelligence, l’homme saisit le bien comme tel ; est valeur pour lui, tout ce qui favorise l’épanouissement de sa volonté. Au-dessus de ces valeurs relatives à l’animal et à l’homme, se trouve la valeur absolue, simple et pure, qui réside dans une réalité spirituelle, infinie et nécessaire.
45. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
J.-L. Claparède Spir (1837-1890) signifie-t-il pour la philosophie un nouveau départ ?
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La doctrine d’Afriean Spir. Les objets d’expérience ne coïncident pas avec la norme logique. La méthode de réflexion. L’évident de fait et la certitude rationnelle. La nature et l’origine du concept a priori. Son unité. Jugement identique et jugement synthétique. Le principe d’identité comme principe de toute connaissance. Les applications de la pensée fondamentale de Spir dans le domaine de la morale et de la religion. L’importance historique de cette pensée.
46. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
M. A. Bloch Les normes morales et la réalité psychologique
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En dépit de toutes les tentatives qui ont pu être faites de nos joui* pour constituer la morale en discipline positive autonome, l’homme ne se délivre que difficilement des habitudes de pensée qui toujours le portent à s’opposer les normes morales en leur attribuant quelque origine transcendante, Dieu, raison ou société. Un Guyau, un Nietzsche, un Bergson, un Freud participent à cet effort de libération, auquel la morale cartésienne, par certaines de ses directions, pouvait et devait conduire. Que l’homme cesse de se prosterner devant son ombre, qu’il échappe au mysticisme de la Conscience morale, qu’au lieu d’hypostasier la norme morale il la voie surgir de la réalité psychologique de ses tendances, des réactions que celles-ci exercent les unes sur les autres, des conflits qui les opposent : il n’y aura de morale authentiquement « positive » qu’à ces conditions. Elles impliquent, du même coup, une révision profonde des méthodes traditionnelles d’éducation, elles-mêmes liées aux postulats de la morale traditionnelle.
47. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Jules de Gaultier Moralité esthétique
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Moralité : Conditions d’existence. Toute réalité : un antagonisme entre deux tendances d’une même force. L’activité psychique, foyer des deux tendances dont l’antagonisme supporte la moralité. Sensation : ses formes élémentaires, jouir, souffrir. Activité utilitaire, sens possessif ; — ses formes élaborées : perception, contemplation, sens esthétique, pouvoir spirituel de jouir des choses sans les posséder. — Son apparition tardive. Les morales ont emprunté aux religions leur principe spirituel. Carence religieuse. Recours possible au sens esthétique venu à maturité.
48. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Table Générale des Communications
49. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Pierre Guastalla Valeur esthétique et rendement d’une oeuvre d’art
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1. La valeur esthétique est le fait d’un couple, elle naît de la rencontre d’une construction et d’un individu. — 2. Recherche des éléments de la délectation esthétique. — 3. L’oeuvre d’art envisagée comme construction. Le jugement de valeur considéré comme jugement de rendement. — 4. Le problème du goût : oeuvre et culture ; valeur actuelle et valeur permanente. — 5. Le problème des oeuvres manquées. — 6. Conclusion : Relativité de la valeur. Tout jugement objectif ne peut être qu’un jugement de valeur possible.
50. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Jan Mukařovský La norme esthétique
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Il faut distinguer entre la norme et sa codification : la norme non codifiée est une force qui dirige la réalisation de la fonction correspondante. C’est un aspect fondamental de la norme en général, car beaucoup de normes valables n’arrivent pas à la codification, quelques-unes n’en sont même pas capables. Cela est valable pour toutes les normes, surtout pour la norme esthétique qui est plus dynamique que les autres : si, ordinairement, l’application de la norme manifeste la tendance à accomplir le postulat qu’elle pose, l’application de la norme esthétique dans l’art, qui est le domaine de l’esthétique par excellence, est dominée par la tendance contraire : altérer la norme. La structure de l’oeuvre d’art a le caractère de l’équilibre labile des différents types de normes esthétiques qui se font valoir dans l’oeuvre et sont appliquées en partie positivement, en partie négativement.
51. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Giacomo Pertigone Les normes juridiques
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L’expérience juridique nous montre comment est surmontée l’antinomie entre la liberté et la norme, entre le sujet et l’objet. On indique comment la volonté et la loi s’unifient dans la norme juridique ; la loi sociale véritable se réduit à la loi du sujet, ou à une loi que le sujet à faite sienne ; l’absolue hétéronomie est inconcevable. La volonté de l’État, qui se montre dans la sanction, traduit la volonté typique qui est ou doit être la volonté actuelle du sujet associé. Les forces normatives sont toujours homogènes à la volonté individuelle.
52. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Index Alphabétique des Auteurs
53. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
F. Mirabent Les valeurs esthétiques et le jugement du goût
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I. Les diverses espèces de jugements (logique, moral, esthétique). Sentiment du beau et jugement. — II. Le jugement esthétique, partant de conclusions individuelles multiples sur le Beau, aspire à l’unité et à l’universalité. — III. L’analyse critique opposée au dogmatisme. Les difficultés spéciales du jugement esthétique. Esthétique et réalité. — IV. Le rapport de l’esthétique avec la philosophie des valeurs; essence et valeur. —V. Comment l’esthétique dépasse l’empirisme en évitant les abstractions. — VI. Comment le jugement esthétique, bien que subjectif, n’admet pas l’explication subjectiviste et relativiste.
54. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Adolphe Progházka De la norme juridique: Norme et ensemble de normes
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1. Une norme ne peut avoir pour critère de validité qu’une autre norme, et jamais un fait ; la norme ne peut être justifiée qu’en entrant, par sub- somption, dans une norme justifiante. — 2. La norme justifiante et celles qu’elle justifie forment un « ensemble ». Le droit est un ensemble de normes juridiques. Cet ensemble ou système n’est pas nécessairement indépendant du système moral. — 3. La norme juridique suprême est cherchée tantôt dans celle qui règne à l’intérieur de l’État, tantôt dans le droit international. Analogue au problème des rapports du droit national avec le droit international est celui des rapports du droit naturel avec le droit positif.
55. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Charles Lalo Valeur esthétique des systèmes philosophiques
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Toute oeuvre d’art est une construction de matériaux sensibles stylisés selon les lois de contre-points spéciaux. Sa seule valeur caractéristique est l’harmonie (dans l’hétérogène) de ses combinaisons, non leur vérité ou leur moralité. Tout système philosophique est de même une combinaison polyphonique d'idées. Sa valeur scientifique ou de vérité est invérifiable. Sa valeur morale ou sociale n’est que celle des moeurs qui l’inspirent. Seule sa valeur esthétique est fondamentale et se suffit. Elle ne réside pas dans les ornements littéraires de son exposition, mais dans le contre-point de sa structure même. — Vérification par le rapprochement de certaines courbes qui paraissent être communes aux évolutions artistiques et philosophiques dans l’individu et dans la société.
56. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Barna Horváth La réalité, la valeur et le droit
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Réalité et valeur étant contradictoires, la positivité du droit ne se comprend que par une nouvelle révolution copernicienne. Pour nous, rien n’est donné, strictement, que la positivité, l’expérience simultanée de la sensation et de l’évaluation. Réalité et valeur flottent, par contre, dans le monde, inaccessible pour nous, des objets transcendants. La combinaison individuelle de la sensation avec l’évaluation révèle une régularité sociale. Le droit, l’organisation sociale la plus développée, n’est qu’une de ces objectivations sociales.
57. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
G. Davy Société, droit et individualité
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I. Par opposition à l’individualisme purement métaphysique, au logicisme ontologique et au positivisme radical, il est soutenu que le droit peut être justifié, dans le domaine de l’expérience, comme valeur idéale et dont une part peut être rapportée à l’individu.II. Pour cela on cherche à montrer que si tout droit a d’abord été inclus, comme toute norme, dans la communauté, l’individu, quand il s’est trouvé libéré au sein de cette communauté, a pris à sa charge la constitution de toutes les normes de la vie sociale et morale. Il y a été aidé par sa dépendance même vis-à-vis de la société qui lui a permis d’user et de la socialité et du langage pour se désindividualiser lui-même au sens empirique de ce mot, et projeter, au- dessus de soi, en même temps qu’une expression de soi une discipline pour soi, et pour autrui, consciente, voulue et tout de même objective et universalisable.L’individu, dans et par sa socialité, s’est donc fait lui-même source et critère des valeurs qu’il respecte et qui l’obligent. A ce titre il a bien affirmé et son individualité et son autonomie subjective.
58. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Mercedes Gallagher Parks La méthode comme base d’une esthétique vraie
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L’esthétique est l’activité intellectuelle qui a le plus besoin de méthode cartésienne. Elle échappe à tous les contrôles auxquelles sont soumises la science, les activités pratiques, et même la religieuse, par l’autorité des mathématiques, de la logique et par les résultats concrets et le bon sens. L’esthétique est ainsi restée arriérée dans la marche intellectuelle, traînant encore de vieilles erreurs. Le moment est venu ou elle doit se renouveler de fend en comble par le moyen de la psychologie et du concept bergsonien de l’art, et surtout en s’appuyant sur la discipline cartésienne.
59. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Adolphe Plachy La base philosophique de la théorie pure du droit (théorie normative)
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Sur la base philosophique de la théorie pure du droit (théorie normative), il y a plusieurs solutions. Nous exposerons les formules qui résultent des conceptions méthodologiques des représentants principaux de l’école normative tchécoslovaque, école qui compte les deux créateurs de la méthode, et nous ajouterons un essai de solution propre. M. Kelsen se contente de la conception d’une idéologie de la raison pure et de la connaissance pure, sans chercher à approfondir sa formule pour en faire une conception philosophique complète. M. Weyr est représentant du dualisme métaphysique conséquent, dans le sens de l’idéalisme critique kantien. M. Kallab se sert, en exerçant la méthodologie abstraite du droit, de l’intuitionisme bergsonien. Nous acceptons la solution de M. Weyr, mais nous parvenons à la construction spéciale de l’objet de connaissance, en nous servant de la conception de l’intuition normative, conception qui a quelque ressemblance avec la conception de l’intuition mathématique de l’école philosophique de Fries.
60. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 12
Mieczysłàw Wallis-Walfisz Vérité et validité des propositions esthétiques
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Par « proposition esthétique » nous entendons l’énoncé d’un jugement esthétique, c’est-à-dire d’une appréciation esthétique. Il convient de distinguer les propositions personnelles et impersonnelles. D’après l’opinion courante, les propositions personnelles constituent les raisons dont les propositions impersonnelles découlent comme conséquences. En réalité, les propositions personnelles sont des conséquences auxquelles nous choisissons des raisons sous forme de propositions impersonnelles. Pour fonder les propositions impersonnelles, les propositions personnelles les plus appropriées sont les propositions personnelles « vraies » et « valables ». Une proposition personnelle est « vraie quand le sujet constate une expérience esthétique qu’il a eue réellement. Elle est « vraie » et « valable » quand le sujet constate une expérience qu’il a eue réellement et quand cette expérience a été une expérience esthétique « adéquate ». Si nous tenons compte des causes variées d’expériences esthétiques inadéquates et des nombreuses possibilités d’erreur dont s’accompagne le passage des propositions personnelles aux propositions impersonnelles, la divergence des propositions esthétiques, d’abord si inquiétante, ne doit plus nous étonner.