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41. Chiasmi International: Volume > 13
Gilles Deleuze, Claudio Rozzoni Corso Vincennes – Saint Denis (20/01/1987)
42. Chiasmi International: Volume > 13
Claudio Rozzoni Breve Nota Sulla Piega: “Una storia come quella di Merleau-Ponty”
43. Chiasmi International: Volume > 13
Claudio Rozzoni Lo Spazio Estetico: Il “rovesciamento del cartesianismo” in Deleuze e Merleau-Ponty
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L’espace esthétiqueLe « renversement du cartésianisme » chez Deleuze et Merleau-PontyCet essai se propose de développer le rapport entre Deleuze et Merleau-Ponty à partir de la tentative des deux philosophes français d’aller au-delà du courantde pensée qu’on pourrait qualifi er, comme le fait Merleau-Ponty lui-même, de « cartésianisme ».Nous commençons notre itinéraire avec la critique que les deux philosophes adressent à la notion cartésienne de « ligne » – passage obligé pour penser, à travers Leibniz et sa notion de « point », la ligne en tant qu’« ensemble de points ». On cherche ensuite à penser une ligne qui ne serait plus tracée dans un espace objectif présupposé, mais plutôt qui « se trace » dans un « espace expressif ».Un tel renversement de la « ligne cartésienne » produit, comme on le verra, des effets qui intéressent également la représentation de la ligne du temps. Émanciper cette dernière du modèle cartésien signifi e la penser par-delà toute référence chronologique, toute dépendance du temps de Kronos. On peut lire dans ce sens la tentative des deux philosophes pour penser le temps de l’événement, le temps de l’Aion. On verra enfin comment, d’un espace et d’un temps anticartésiens, doit naître, pour Merleau-Ponty et Deleuze, une nouvelle grammaire porteuse d’une nouvelle compréhension de la métaphore. Ni l’idée de métaphore proposée par Merleau-Ponty, ni le concept de devenir créé par Deleuze ne concernent une ressemblance fondée sur une identité donnée. Si la métaphore merleau-pontienne et le devenir deleuzien doivent être en mesure de restituer l’essence d’une chose, une telle essence se trouve, ou mieux se crée,à partir d’un mouvement vers « ce que la chose n’est pas ». C’est précisément dans ce sens que Merleau-Ponty lit la métaphore proustienne et que Deleuze cherche à rendre compte des ressemblances créées dans l’oeuvre de Gombrowicz.The Aesthetic SpaceThe “Reversal of Cartesianism” in Deleuze and Merleau-PontyThe present essay proposes to explore the relationship between Deleuze and Merleau-Ponty from the attempt they make to go beyond the current of thought thatwe may qualify, like Merleau-Ponty does it himself, as Cartesianism. We begin our itinerary with the critique that both philosophers direct at the Cartesian notion of the line. The passage through the Cartesian notion of the line is “obligated” in order to think – by means of Leibniz and his notion of point -- the line as a “set of points.” The Cartesian passage is obligated moreover in order to think a line which could no longer be drawn in a presupposed objective space but, rather, which would be “drawn” in an “expressive space.” Such a reversal of the Cartesian line, as we shall see, produces effects that concern also the representation of the line of time. To emancipate the line of time from the Cartesian model means we must think beyond all chronological references, beyond all dependence on the time of Chronos. We are able to read, in this way, both philosophers’ attempt to think the time of the event, the time of Aion. Finally we shall see how, for Merleau-Ponty and Deleuze, a new grammar carrying a new understanding of the metaphor must be born from an anti-Cartesian space and time. Neither the idea of metaphor proposed by Merleau-Ponty nor the concept of becoming created by Deleuze speaks of a resemblance founded upon an identity that is given ahead of time. If Merleau-Ponty’s idea of metaphor and Deleuze’s concept of becoming must be able to produce the essence of a thing, such an essence finds, or better, it iscreated on the basis of a movement toward “what the thing is not.” It is precisely in this sense that Merleau-Ponty reads Proust’s metaphors and that Deleuze will seek to give an account of created resemblances in the work of Gombrowicz.
44. Chiasmi International: Volume > 14
Roberta Dreon Roberta Dreon (Università degli Studi di Venezia) Merleau-Ponty. una concezione non soggettocentrica dell’empatia?
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Merleau-Ponty. Une conception de l’empathie non centrée sur le sujet?Cet article étudie l’émergence du terme « empathie » dans les textes de Merleau-Ponty. Il souligne que le concept n’est pas avant tout présenté comme une catégorie épistémologique, remettant en question si et comment nous pouvons éventuellement connaître les autres. Au contraire, il est conçu comme une catégorie ontologique, pour dire notre appartenance à une nature commune. De ce point de vue, il propose une façon sensible pour comprendre les autres, basée sur une proximité et un partage physiques.Mais, avec des références à l’actuel débat, le texte suggère que, dans les réflexions du phénoménologue français, il est possible de trouver un paradigme qui n’est pas centré sur une conception subjective de l’empathie – c’est a dire qu’il s’agit d’un paradigme qui ne suppose pas toujours une projection subjective de ma sensibilité sur celle des autres. Plutôt, il peut à la fois consister en un sentiment commun, prépersonnel, qui constitue l’arrière-plan de nos sensibilités conscientes, et aussi proceder de l’autre être humain à moi, alors que souvent je sens et comprendre moi-même par differentiation des autres personnes, qui s’imposent sur mes sentiments et sur mes mots.Merleau-Ponty. A Conception of Empathy not centered on the Subject?This paper investigates the emergence of the term “empathy” in Merleau-Ponty’s texts. It points out that the concept is not primarly introduced as an epistemological category, questioning if and how eventually we can know the others. On the contrary it is meant as an ontological category, in order to say our belonging to a common nature. From this point of view he proposes a sensible way to understanding the others, based on a bodily closeness and sharing.But, with references to the current debate, the text suggests that in the reflections of the French phenomenologist it is possible to find a not subjectively centered paradigm for understandig empathy – that is a paradigm which does not always presuppose a subjective projection of my sensibility on that of the other ones. It can rather both consist in a common, prepersonal feeling, costituting the background of our conscious sensitivities, and proceed from the other human being to me, so that I often feel and understand myself by differing from the other individuals, who impose themselves on my senses and on my words.
45. Chiasmi International: Volume > 14
Guillaume Carron Introduzione
46. Chiasmi International: Volume > 14
Simone Frangi “Weizsäcker et les autres”. Merleau-Ponty lettore del Gestaltkreis
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«Weizsäcker et les autres »Merleau-Ponty lecteur du GestaltkreisConçu comme un élément de l’essai « Percezione, corpo e movimento. L’estetica antropologia dell’espressione nell’inedito Le monde sensible et le monde de l’expression di Maurice Merleau-Ponty » (publié dans le n° 12 de Chiasmi international), le texte « Weizsäcker et les autres » examine la plus importante – et la moins reconnue – des dettes théoriques merleau-pontiennes. Cette source « occultée » recouvre le rôle important dans l’encadrement des questions de l’expression et du mouvement dans la philosophie merleau-pontienne. En approfondissant les consonances théoriques entre certains chapitres centraux de la Phénoménologie de la perception, Le monde sensible et le monde de l’expression et Der Gestaltkreis de Viktor von Weizsäcker, nous avancerons l’hypothèse d’une connaissance approfondie de la part de Merleau-Ponty du texte cardinal de l’anthropologie médicale des années quarante.“Weizsäcker et les autres”Merleau-Ponty reads the GestaltkreisConceived as a part of the essay “Percezione, corpo e movimento. L’estetica antropologia dell’espressione nell’inedito Le monde sensible et le monde de l’expression di Maurice Merleau-Ponty” (published in Chiasmi International, no. 12), the text of “Weizsäcker and the Others” examines the most important – least recognized – of Merleau-Ponty’s theoretical debts. This “concealed” source covers Weizsäcker’s important role in the framing of questions of expression and movement in Merleau-Ponty’s philosophy. By treating in depth the theoretical resonances between certain central chapters of The Phenomenology of Perception, Le monde sensible et le monde de l’expression (The Sensible World and the World of Expression), and Viktor von Weizsäcker’s Der Gestaltkreis, we will advance the hypothesis that Merleau-Ponty had a profound knowledge of the cardinal text of medical anthropology of the 1940s.
47. Chiasmi International: Volume > 14
Daniela De Leo La percezione mediante l’immaginazione
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La perception à travers l’imaginationDans le présent travail, je mets en relation les lectures de Wittgensteil et de Gadamer avec les manuscrits de Merleau-Ponty avec l’intention de traverser la construction du « concept de représentation » et de réfléchir sur les questions suivantes : quel lieu occupe la dimension esthétique dans l’expérience humaine ? Dans l’expérience esthétique, faut-il retrouver autant le profil émotionnel que le profil cognitif ? Le point de départ est que l’esthétique ne doit pas être comprise comme une simple perception par les sens; ce qu’aucun discours sur l’esthétique ne peut occulter est sa nécessaire implication de l’horizon problématique de la perception, à partir de l’étymologie même du terme, dérivé du grec aisthesis.Un tel terme porte en lui autant le champ subjectif instable des sensation que le champ stable et tendanciellement structuré des discriminations perceptives.L’affirmation théorique est que l’expérience de la rencontre d’une oeuvre d’art dévoile un monde et à peine cessons-nous de voir une oeuvre d’art comme objet pour la voir comme un monde que nous nous rendons compte que l’art se révèle être l’expédient pour clarifier le sens de notre rapport perceptif avec le monde, cette syntonie perceptive entre l’essence du monde et le sentir des sujets, cette processualité expressive dans laquelle activité et passivité sont les horizons, qu’on peut certes distinguer dans la description, mais qui coopèrent à l’intérieur d’elle-même.Perception Through ImaginationIn the present work, I bring the lectures of Wittgenstein and Gadamer into contact with the manuscripts of Merleau-Ponty with the intention of going over the construction of the “concept of representation” and of reflecting on the following questions: what place does the aesthetic dimension occupy in human experience? In aesthetic experience, is just as necessary to recognize the emotional profile as the cognitive profile? The point of the departure is that aesthetics must not be understood as a simple perception by the senses. That which no discourse of aesthetics may conceal is its necessary implication of the problematic horizon of perception, following the actual etymology of the term, derived from the Greek aisthēsis.This term contains just as much the subjective and unstable field of sensation as it does the stable field of perceptual discriminations that tend to be structured. The theoretical affirmation is that the experience of the encounter with a work of art unveils a world. No sooner do we stop seeing the work of art as an object and start seeing as a world, then we realize that art reveals itself to be the expedient that clarifies the meaning of our perceptual relationship with the world, this perceptual syntony between the essence of the world and the sensing of subjects, this expressive processuality in which activity and passivity are horizons that can certainly be distinguished in description, but that cooperate internally.
48. Chiasmi International: Volume > 14
Marcello Ghilardi Tra fenomenologia e neurologia. Merleau-Ponty, Goldstein, Sacks
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Entre phénoménologie et neurologie. Merleau-Ponty, Goldstein, SacksLa phénoménologie de Merleau-Ponty a traité des matériaux et des éléments de réflexion importants de diverses études sur des pathologies psychiques et physiques. La confrontation et l’entrelacement entre la pensée du philosophe français et certaines recherches de neuropsychologie, comme Kurt Goldstein ou Oliver Sacks, font émerger la possibilité de nouvelles approches de la dimension de la maladie, entre narration, spéculation et recherche scientifique. Un dialogue fécond entre disciplines et champs de recherche différents met en lumière comment toute modalité perceptive, même quand elle se présente comme déficitaire ou déviante, constitue de fait une vraie recréation ou re-constitution du monde et non pas seulement un enregistrement. Ce processus de création continue est lié à une des questions de fond soulevée par l’expérience de la maladie: celle des modes et des conditions de la singularité, de l’identité d’un soi, à la recherche de reconnaissance et d’acceptation de la part d’un regard ou d’un geste que nous savons contribuer de manière inédite à la relation entre sujets humains.Between Phenomenology and Neurology. Merleau-Ponty, Goldstein, SacksMerleau-Ponty’s phenomenology deals with materials and elements of important reflections in diverse studies on psychological and physical pathologies. The confrontation and the connections between French philosophical thought and certain research in neuropsychology, such as that of Kurt Goldstein or Oliver Sacks, allow the possibility of new approaches to the dimension of sickness to emerge, approaches between narration, speculation, and scientific research. A fertile dialogue between disciplines and fields of different research brings to light how every perceptual modality, even when it presents itself as deficient or deviant, constitutes in fact a true re-creation or reconstitution of the world and not only a recording. This process of continuous creation is linked to one of the basic questions raised by the experience of sickness: the question of the modes and conditions of singularity, of the identity of a self in pursuit of recognition or acceptance from another’s gaze or gesture, a gaze or gesture that, in the relation between human subjects, we have the ability to contribute ever in a unique manner.
49. Chiasmi International: Volume > 14
Mara Meletti Bertolini Percezione e azione. La pluralità degli stili percettivi secondo M. Merleau-Ponty e I. Murdoch
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Perception et action : la pluralité des styles perceptifs selon M. Merleau-Ponty et I. MurdochAutant M. Merleau-Ponty que I. Murdoch ont souligné la pluralité des styles perceptifs comme un aspect structurel de l’expérience, rigoureusement lié à la configuration morale du percevant. La compréhension de l’agir humain s’insère dans l’optique d’une ampleur perceptive plus ou moins grande, sans ignorer que les évaluations morales entrent comme facteurs d’orientation dans les descriptions du monde. Les deux auteurs posent la compréhension de l’activité pratique en connexion stricte avec la structuration perceptive, réfutant la mythification de pseudofacultés psychologiques comme le désir, le choix, la volonté. Leurs propositions les plus intéressantes pour leurs conséquences implicites dans le champ éthique concernent la confi guration plurielle du perçu et ses possibilités de remodulation qui permettent une réorganisation continue de l’expérience. L’article relève quelques différences de développement dans cette position commune et identifie certains noeuds problématiques irrésolus qui sont l’objet de débats éthiques actuels.Perception and Action: The Plurality of Perceptual Styles according to M. Merleau-Ponty and I. MurdochM. Merleau-Ponty, just as much as I. Murdoch, has emphasized the plurality of perceptual styles as a structural aspect of experience, rigorously linked tothe moral configuration of the perceiver. The understanding of human action fits into the optics of a more or less large perceptual range, without ignoringthat moral evaluations enter as orienting factors into descriptions of the world. The two authors posit the understanding of practical activity in strictconnection with perceptual structuration, refuting the mythification of such pseudo-faculties as desire, choice, and will. Those propositions of theirs whoseimplied consequences are the most interesting for the field of ethics concern the plural configuration of the perceived and its possibilities of remodulationthat permit a continuous reorganization of experience. The article takes up several differences in the development of this common position and identifiescertain problematic and unresolved knots that are the object of current ethical debates.
50. Chiasmi International: Volume > 14
Elena Pagni Movimento e corporeità in Patočka. Le origini aristoteliche del concetto di movimento ontologico
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Mouvement et corporéité chez Patočka.Les origines aristotéliciennes du concept de mouvement ontologiquePatočka reconnaît dans le mouvement vital de l’existence humaine le fondement ontolotique de l’ouverture-au-monde et à l’Être entier comme totalité de ce qui est: par rapport à Heidegger par contre, Patočka entrevoit dans la corporéité une dimension ontologique fondamentale pour la donation même de l’existence actuelle. C’est dans ce sens que le mouvement de l’existence prend chez Patočka une dimension ontologique fondamentale: il représente, en dernière instance, un facteur déterminant pour l’apparaître et la donation et le devenir actuel de l’existence, qui trouve précisément dans la corporéité le fondement ultime de sa manifestation.Le phénoménologue aveugle aperçoit chez Aristote la découverte très innovante (par rapport à la tradition philosophique qui l’avait précédé) d’un rapport dynamique et coessentiel entre l’Être et le mouvement: au cours du développement, je chercherai à montrer de quelle manière cette découverte assume pour Patočka une pertinence philosophique fondamentale, contribuant à la théorisation de l’idée de mouvement au sens ontologique. Il s’agira donc de montrer comment, à partir de l’analyse de la conception aristotélicienne du mouvement de sa relation avec la notion de substance,Patočka a élaboré sa propre idée de mouvement ontologique et de corporéité.Movement and Corporeality in Patočka.The Aristotelian Origins of the Concept of Ontological MovementPatočka recognized in the vital movement of human existence the ontological ground of the openness-to-the-world and to Being as a whole as the totality of thatwhich is. Unlike Heidegger, however, Patočka caught a glimpse in corporeality of a ontological dimension fundamental for the givenness of actual existence. It is in this sense that the movement of existence takes on a fundamental ontological dimension in Patočka: it represents, in a final analysis, a determining factor for the appearing and the givenness and the actual becoming of existence, which finds precisely in corporeality the ultimate ground of its manifestation.The blind phenomenologist glimpsed in Aristotle the very innovative discovery (with respect to the philosophical tradition that had preceded him) of a dynamic and coessential relationship between Being and movement. In the course of my argument, I will seek to show in what way this discovery assumes a fundamental philosophical pertinence for Patočka, contributing to the theorization of the idea of movement in an ontological sense. I will show how, following from the analysis of the Aristotelian conception of movement and of its relation with the notion of substance, Patočka elaborated his own idea of ontological movement and corporeality.