Narrow search


By category:

By publication type:

By language:

By journals:

By document type:


Displaying: 31-40 of 323 documents

0.121 sec

31. Chôra: Volume > 11
Anca Vasiliu Note liminaire
32. Chôra: Volume > 11
Jean-Baptiste Gourinat Le discours intérieur de l’âme dans la philosophie stoicienne
abstract | view |  rights & permissions
Plusieurs auteurs anciens attribuent aux stoïciens une distinction entre le logos endiathetos et le logos proféré (prophorikos), qui est souvent assimilée à l’opposition entre le langage proféré et la raison intérieure, et tend à confondre la position stoïcienne avec l’identification platonicienne de la pensée à un dialogue intérieur. Mais, tandis que le logos endiathetos est clairement identifié à la capacité humaine de raisonner, il n’est pas présenté comme un dialogue intérieur. Il réside d’abord dans une certaine disposition de l’homme à enchaîner des énoncés de manière logique, tandis que le langage proféré des hommes repose sur la capacité d’attacher un sens au mot, d’émettre le langage depuis la pensée. Par ailleurs, Chrysippe semble bien avoir reconnu un langage intérieur, mais celui-ci n’est pas identifiable au logos endiathetos ni à la pensée, dont il est nettement distingué, et il est encore moins un dialogue.
33. Chôra: Volume > 11
Maria Carmen De Vita Alcune variazioni sul mito di Socrate nella tarda antichita
abstract | view |  rights & permissions
In the rhetorical tradition of Late Antiquity, Socrates’ legend has a good fortune in the works of different rhetoricians and philosophers. In the following pages I am going to deal with some examples of this phaenomenon, through the works of Themistius and Julian the emperor : two intellectuals of the IV century who are, under many aspects, the exact opposites.They both try to ‘actualize’ Socrates’ figure, highlighting different aspects of the Athenian philosopher, on the grounds of their personal purposes of self-advertisement. So Themistius, a skilled politician working as princeps’ advisor, sees in Socrates a symbol of the ‘politikos philosophos’, who speaks plainly in public with people of all ranks, in a simple and direct way ; for Julian, emperor and philosopher of the new Hellenism, Socrates, instead, is mainly the saviour of the souls, addressing all men towards the true knowledge of themselves and the true faith in pagan gods. These portraits are complementary and both attest the ability of Late Antique intellectuals in their imitatio/aemulatio of figures and myths of Classical Antiquity.
34. Chôra: Volume > 11
Daniela Patrizia Taormina Il n’y a pas d’homme, lâche ou brave, qui ait échappé a sa Moira (Il. 6. 488‑9). Porphyre vs. les stoiciens sur l’autonomie individuelle et l’origine du mal
abstract | view |  rights & permissions
In an excerpt preserved by John Stobaeus in the chapter of the Anthologion entitled Peri tôn eph’hêmin (II 8. 42 pp. 172.9-173.2 Wachsmuth = fr. 271. 105-126 Smith), Porphyry addresses the issue of the origin of evil within the context of a broader investigation of individual autonomy : is it enough to envisage man as a subject with the freedom to act in order to make him responsible for evil and thus to free God of any responsibility with regard to the ills besetting individuals ? An answer to this question is provided on the basis of a comparative reading of the Myth of Er (Plato, Republic 617 E-620 E) and of Homer (Iliad 6.488-9 ; Odyssey I 32-4). The conclusion reached is that evil is not intrinsic to human nature, but rather concerns certain forms of existence which individuals opt for when they disregard the divine and forego rationality. Consequently, God is not responsible for evil.The exegetical and argumentative strategy adopted by Porphyry in order to support this answer suggests that his stance is a polemical one, targeting Stoics in particular. Against Chrysippus’ reading of the same verses from Homer, which leads to a deterministic perspective, or at any rate one likely to prove inconsistent (SVF II 925, 999), Porphyry offers an interpretation of Homer as a coherent thinker and a forerunner of Plato : Homer is seen to have proposed a kind of dichotomy between the self-determination and the necessity that characterise the life of the soul, and as having assigned individuals the faculty of choosing between virtue and vice, thus making them ultimately responsible with regard to evil.
35. Chôra: Volume > 11
Anne-Isabelle Bouton-Touboulic Les Confessions d’Augustin : une métamorphose de la parrhesia ?
abstract | view |  rights & permissions
This article intends to see to what extend Augustine’s Confessions may correspond to a kind of parrhesia, as analyzed by Michel Foucault about ancient christian writers in Le courage de la vérité. The classical parrhesia (freedom of speech possessed by a citizen) is actually subverted in the specific structure of the Confessions : the frankness of the parrhesia is supposed to have an effect on Augustine as author and on his readers, not on the omniscient God – whom Augustine precisely addresses. Furthermore, his trust in God – another manifestation of parrhesia that is expressed by the Latin word fiducia – has biblical roots, but is also renewed by the idea of grace. Nevertheless, we can say that the apologetical and religious aspect of parrhesia which appears in some passages of the Confessions reminds somehow the traditional political use of parrhesia.
36. Chôra: Volume > 11
Claudia Maggi The Plotinian Rethinking of Dyad and Numbers in Ennead VI 6
abstract | view |  rights & permissions
The aim of this paper is to show how some passages in the treatise VI 6 (34) of the Enneads (On numbers) could be considered a Plotinian attempt to achieve a sort of mediation between Plato’s dialogues and the Academic models concerning the generation of numbers and ideas by the two principles of the One and the Indefinite Dyad. Through a complex exegetical contamination, Plotinus gets to identify numbers, ideas and the Dyad with the hypostasis of the Intellect, saving for the One the condition of the sole principle of every reality. This new reading modifies the ontological role played by ideal numbers : they gain an ontological priority on any other being, thanks to their being conceived as the a priori condition of the display of multiplicity. The so-called Intermediates, on the other hand (as far as they are linked to computation and quantity), have a reshaped status, as a result of the fact that calculation is unable to grasp the essence of a given reality.
37. Chôra: Volume > 11
Juvenal Savian Filho De nouveau sur la prescience et la causalité divines chez Boece
abstract | view |  rights & permissions
Dans des travaux récents, l’aspect logique du thème de la prescience et de la causalité divines chez Boèce a été largement exploité, surtout dans les études vigoureuses de François Beets et John Marenbon. Cependant, si on considère l’ensemble des textes boéciens sans se borner à en privilégier quelques extraits, il apparaît que certains éléments de cette thématique peuvent encore être soulignés, principalement dans le sens du caractère négatif du discours sur la connaissance, la prescience et la causalité divines. Cela semble permettre, par conséquent, de continuer le débat au sujet de ce qu’on pourrait nommer l’épistémologie philosophico-théologique de Boèce.
38. Chôra: Volume > 11
Giulio d’Onofrio Gli «alberi» di Porfirio. Variazioni sulla gerarchia neoplatonica del reale nell’alto Medioevo
abstract | view |  rights & permissions
C’est à travers la lecture de l’Isagoge de Porphyre commentée par Boèce que l’idée d’une organisation hiérarchique du réel, fondée sur la division des genres, des espèces et des différences, était introduite dans le patrimoine culturel des intellectuels du haut Moyen Âge au niveau élémentaire de l’étude de la dialectique (c’est-à-dire de la logique). Cette étude, fondement du curriculum pédagogique des arts libéraux, impliquait une considération réaliste des formes de la pensée logiquement ordonnées : seules structures authentiques du point de vue ontologique, les formes sont aussi les seuls objets de la connaissance scientifique puisqu’elles seules sont véritablement exemptes de la vicissitude et de l’accidentalité. Tout au long du haut Moyen Âge, le débat, polymorphe et complexe, sur la nature des universaux introduit donc la comparaison dynamique entre différentes conceptions du réel, de la connaissance et de la science, et aussi de la capacité du langage humain de dire, de manifester et de communiquer la vérité. L’analyse historique de l’évolution et des conséquences de cette perspective philosophique, d’origine porphyrienne d’une part, boécienne et augustinienne de l’autre, se développe ici à travers certains épisodes de la spéculation du haut Moyen Âge, et en particulier à l’époque carolingienne, cherchant à contribuer à une meilleure intelligence de la naissance de la méthodologie des sciences particulières et, plus spécifiquement, de la théologie.
39. Chôra: Volume > 11
Daniel Fărcaş Deus est intelligere et in intellectu. Sur la cohérence apophatique du système eckhartien
abstract | view |  rights & permissions
L’opposition créé (creatus) / incréable (increabile) est un des couples conceptuels eckhartiens qui marquent la différence ontologique, thème dominant de la pensée du mystique allemand. L’increabile définit l’intellect, dans la mesure où celui-ci est apparenté à Dieu. Le système eckhartien paraît déchiré par la double définition de Dieu : ontologique (esse est deus) et méontologique ou noétique (deus est intelligere). Le scandale suscité par la thèse de l’incréabilité de l’intellect et par l’apparente fracture dans le système eckhartien pousse Eckhart à des réflexions sur l’intellect de ses détracteurs et, malgré tout, sur la cohérence de son propre système.
40. Chôra: Volume > 11
Fernando Santoro Allégories et rondeaux philosophiques dans le Poeme de la Nature d’Empédocle
abstract | view |  rights & permissions
Dans une perspective de lecture attentive aux stratégies rhétoriques et poétiques de la sagesse antique, nous traitons de rondeaux, de refrains, de rythmes, de fugues et d’allégories. Sans tenir à faire une lecture littéraire ou musicale des fragments du Poème sur la Nature d’Empédocle, nous examinons la théorie philosophique et le langage philosophique du philosophe d’Akragas tel qu’il est construit intrinsèquement par son langage poétique. Le cycle incessant qui alterne l’amour et la haine se déploie dans des ritournelles qui se répètent régulièrement. Les images du monde se transforment allégoriquement dans un processus continu toujours repéré par un schème de quatre figures, dont les êtres, les matériaux, les racines ou les dieux ne sont pas des principes ni des substrats, mais différentes expressions d’un monde en changement perpétuel. Nous confrontons ainsi la vulgate d’Aristote qui parle d’éléments chez Empédocle comme des principes matériels et proposons de lire son poème comme ayant une visée du multiple, qui exprime un monde dionysiaque dont la nature n’a aucune face en dessous des masques qu’elle change.