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31. Chiasmi International: Volume > 12
Simone Frangi Percezione, Corpo e Movimento (Italian)
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Perception, corps et mouvement. L’esthétique anthropologique del’expression dans l’inédit Le monde sensible et le monde de l’expression de Maurice Merleau-PontyL’article se consacre à une analyse ponctuelle du manuscrit inédit de Merleau-Ponty sur Le monde sensible et le monde de l’expression, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque Nationale de France, et qui correspond au cours du philosophe au Collège de France durant l’année académique 1952-1953. L’analyse exclusive de l’inédit suit des perspectives bien précises : il s’agit de reconstruire, à partir d’une définition merleau-pontienne originale de l’espace culturel comme espace anthropologique, ce qui pourrait ressembler à une nouvelle esthétique de l’expression d’origine anthropologique ; suivant le fil des analyses de La structure du comportement et de la Phénoménologie de la perception – non sans un remarquable sens critique vis-à-vis de ces textes des années quarante – cette analyse reconsidère la notion d’expression à la lumière de celle de mouvement. Les recherches merleau-pontiennes des années cinquante donc, – resquecontemporaines de La prose du monde et qui partagent avec celle-ci l’idée d’une origine saussurienne de la diacriticité des signes linguistiques – donnent naissance, selon nous, à une véritable esthétique du mouvement expressif, solidement fondée sur une philosophie de la biologie et sur une anthropologie philosophique. Au cours de l’article, de façon contextuelle et spontanée, on relie, de manière hypothétique, la pensée merleau-pontienne de ces années-là et celle de certains « auteurs fondamentaux » que Merleau-Ponty cite explicitement ou dont il reproduit la dynamique théorique : Helmuth Plessner, Aldolf Portmann, Jakob Von Uexküll, Friedrik J.J. Buytendijk, et en particulier – en raison de leur parenté philosophique évidente – Vicktor Von Weizsäcker, celui du Der Gestaltkreis et des écrits autobiographiques Anonyma.Perception, Body, and Movement. The Anthropological Aesthetics of Expression in Merleau-Ponty’s UnpublishedThe Sensible World and the World of ExpressionThe article is devoted to a point by point analysis of Merleau-Ponty’s unpublished manuscript on The Sensible World and the World of Expression, which is currently found in Bibliothèque Nationale de France, and which corresponds to the course he taught at the Collège de France in the academic year 1952-53. The analysis, exclusively of this unpublished course notes, follows some very precise directions. What is at issue is to reconstruct, on the basis of a definition, which is original with Merleau-Ponty, of cultural space as anthropological space; this definition could resemble a new aesthetic of expression which would have an anthropological origin. Then following the thread of analyses found in The Structure of Behavior and the Phenomenology of Perception – not without a noticeable critical stance in relation to these texts from the 1940s – my analysis considers the notion of expression in light of that movement. Merleau-Ponty investigations during the 1950s therefore – nearly contemporaneous with The Prose of the World and which share with it the idea of a Saussurean origin of the diacriticity of linguistic signs – give birth, in my view, to a genuine aesthetics of expressive movement, solidly grounded on a philosophy of biology and on a philosophical anthropology. Over the course of the article, in a way contextual and spontaneous, we reread, in a hypothetical way, Merleau-Ponty’s thought during this time period, and the thought of “fundamental writers” who Merleau-Ponty had cited explicitly or whose theoretical dynamism he had reproduced: Helmuth Plessner, Aldolf Portmann, Jakob Von Uexküll, Friedrik J.J. Buytendijk, and, in particular – because they are clearly related philosophically – Vicktor Von Weizsäcker, his Der Gestaltkreis and his autobiographical writings called Anonyma.
32. Chiasmi International: Volume > 12
Antonino Firenze La Filosofia Dell’Animalità in Heidegger e Merleau-Ponty (Italian)
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La philosophie de l’animalité chez Heidegger et Merleau-PontyLe présent essai est une tentative de réflexion à partir de l’oeuvre de Merleau-Ponty sur le problème anthropologique: comment penser l’humain dans son rapport ontologique avec l’animal sans retomber dans les dichotomies traditionnelles du spiritualisme et du naturalisme ou de la philosophie et de la non-philosophie, dans lesquelles la pensée contemporaine, en particulier la pensée heideggerienne, est restée à notre avis enfermée. L’originalité théorique de l’approche merleau-pontienne à l’égard de la thématique de la différence anthropologique consiste dans le fait de vouloir repenser la vie, humaine et non humaine, au-delà des dichotomies classiques anthropologico-métaphysiques de la matière et de l’esprit, de l’instinct et de la raison, de la nature et de l’histoire, et ainsi de suite. Par conséquent, ce que nous proposons ici est de repenser la philosophie de l’animalité capable de rendre compte de la spécificité de l’humain sur la base d’une proximité ontologique inédite avec l’animal, comprise comme élément central de l’ontologie de la nature que Merleau-Ponty tentait d’élaborer dans les dernières années de sa vie. Une tâche qui, sans doute, plus qu’un aboutissement théoriques, pourrait être l’indice d’une série de problèmes que la philosophie, grâce avant tout à la contribution fondamentale de Merleau-Ponty, pourrait enfin affronter de manière radicale.The Philosophy of Animality in Heidegger and Merleau-PontyBased on Merleau-Ponty’s work, the present essay attempts to reflect on the anthropological problem: how to conceive the human in its ontological relation withthe animal – without falling back into the traditional dichotomies of spiritualism and naturalism or philosophy and non-philosophy, in which contemporary thought, in particular Heidegger’s thought, has remained, in our opinion, confined. The theoretical originality of Merleau-Ponty’s approach in regard to the thematic of anthropological difference consists in the fact of wanting to rethink life – both human and non-human life – beyond the classic anthropologico-metaphysical dichotomies of matter and spirit, of instinct and reason, nature and history, and so forth. As a result, what we propose here is to rethink the philosophy of animality in a way that is capable of accounting for the specificity of the human on the basis of a new ontological proximity with the animal. We understand this new ontological proximity as the central element of the ontology of nature that Merleau-Ponty attempts to elaborate in the last years of his life. No doubt, this is a task which, being more than a theoretical result, could be the index of a series of problems that philosophy, thanks above all to Merleau-Ponty’s fundamental contribution, can finally confront in a radical manner.
33. Chiasmi International: Volume > 12
Caterina Di Rienzo Il Pensiero del Corpo (Italian)
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La pensée du corps. Un parcours esthétique chez le dernier Merleau-PontyLe but de cette contribution est de chercher à reconstruire un parcours théorique, entre plusieurs autres possibles, en mesure de montrer comment l’art, en particulier la peinture, incarne chez le dernier Merleau-Ponty la possibilité d’un autre type de pensée. Il s’agit de la tentative de suivre une idée qui semble faire son chemin au sein de la réflexion que l’auteur consacre à la Nature et puis à l’Etre brut et sauvage, ou bien aussi dans celle d’une pensée enracinée dans la corporéité, qui devient une chose qui pense et qui fait penser. Une hypothèse de sens qui ouvre à une investigation de la chair humaine, et qui aboutit au résultat visible de cette pensée qui est corps et qui trouve dans la vision de l’art moderne ses signes les plus paradigmatiques.Il s’agit d’un itinéraire exégétique qui propose, en substance, un double plan: d’une part, une lecture de l’essence du corps, dans la facticité primordiale de la Nature, dans lequel se loge une sorte d’ontologie de la cavité et, de l’autre, le résultat philosophique possible d’une corporéité qui pense et qui, à travers l’art de la peinture, fait voir une pensée non plus fondée sur la représentation, en dernière instance, une pensée post-métaphysique. Et cela n’est pas sans conséquences pour le rapport de l’homme avec le monde et avec la philosophie.The Thought of Body. An Aesthetic Path in the Final Merleau-PontyThe purpose of this contribution is to try to reconstruct a theoretical path, between several other possibilities, capable of showing how art, in particular painting, incarnates in the final Merleau-Ponty the possibility of another type of thinking. What is at issue is an attempt to follow an idea which seems to make its way within the reflection that Merleau-Ponty dedicates first to Nature, and then to brute and wild Being, or as well in that of a thought rooted in corporeity, which becomes a thing which thinks and which requires thinking. We are following a hypothesis concerning the sense which opens to an investigation of human flesh, and which leads to the visible result of this thought which is body and which finds its most paradigmatic signs in the vision of modern art.What is at issue is an exegetical itinerary which proposes, in substance, a double plan: on the one hand, a reading of the essence of body, in the primordial facticity of Nature, in which a sort of ontology on the cavity lodges itself and, on the other hand, the possible philosophical result of a corporeity which thinks and which, through the art of painting, makes see a thought no longer founded on representation, and is, at the end of the day, a post-metaphysical thought. And that is not without consequences for the relation of the human with the world and with philosophy.
34. Chiasmi International: Volume > 12
Leonard Lawlor Introduzione (Italian)
35. Chiasmi International: Volume > 12
Andrea Camilleri «Il Corso Delle Cose è Sinuoso» (Italian)
36. Chiasmi International: Volume > 13
Stella Maranesi Merleau-Ponty, Varela, Nagarjuna. Una Triangolazione Possibile
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Merleau-Ponty, Varela, Nagarjuna. Une triangulation possibleDans cet article, on voudrait mettre en évidence une triangulation possible entre Maurice Merleau-Ponty, le biologiste chilien Francisco Varela et le philosophebouddhiste de l’Antiquité Nagarjuna. L’objectif de cette perspective réside dans l’urgence d’une étude de la dynamique du réel, et même de la sensibilité en général.Dans The Embodied Mind, le « projet neuro-phénoménologique » et « l’urgence énactive » de Varela se joignent à la pratique bouddhiste Mahayana de Nagarjuna, à laquelle le biologiste consacre une grande partie de son oeuvre. Ce rapprochement révèle l’intérêt de Varela pour l’ontologie bouddhiste, non substantielle et permanente, ce qui, non seulement le conduit jusqu’aux ultimes conséquences de la chair merleaupontienne, mais accroît aussi sa compréhension de la signification de cette chair.Dans les années précédant le développement de son ontologie, Merleau-Ponty se consacre à l’anthologie intitulée Les philosophes célèbres et décide d’y inclure un chapitre sur la philosophie orientale. Il y montre la nécessité d’un retour à l’Orient en tant qu’il a souvent été le précurseur et le « résonateur de notre rapport avec l’être ». Le présent travail se demande à quoi Merleau-Ponty fait allusion quand il nous invite « à mesurer les possibilités que nous nous sommes fermés en devenant ‘‘occidentaux’’ et, peut-être, à les rouvrir », afin d’établir la possibilité d’une convergence entre la chair, la constitution bouddhiste de la réalité et le projet énactif varélien.Merleau-Ponty, Varela, Nagarjuna. A Possible TriangulationIn this article, we would like to bring to light a possible triangulation between Maurice Merleau-Ponty, the Chilean biologist, Francisco Varela, and the ancientBuddhist philosopher, Nagarjuna. The purpose of doing this lies in the urgency of a study of the dynamic of the real and even of the sensible in general.In The Embodied Mind, Varela’s “neuro-phenomenological project” and the “enactive urgency” are joined to the Nagarjuna’s Mahayana Buddhist practice, to which the biologist devotes a large part of this work. This intersection reveals Varela’s interest in Buddhist ontology, an ontology that is non-substantialist and permanent. It leads not only to the ultimate consequences of Merleau-Ponty’s idea of the flesh, but also it adds its way of understanding to the significance of this flesh.In the years preceding the development of his ontology, Merleau-Ponty devoted himself to the anthology called Les philosophes célèbres. He decides to include in it a chapter on oriental philosophy. He shows there the necessity of a return to the Orient insofar as the East has often been the precursor and the “resonator of our relation to being.” The present work asks to what is Merleau-Ponty alluding when he invites us “to take stock of the possibilities in which we are enclosed by becoming ‘Western’ and perhaps we should reopen these possibilities” in order to establish the possibility of a convergence between the flesh, the Buddhist constitution of reality, and Varela’s enactive project.
37. Chiasmi International: Volume > 13
Marta Nijhuis Specchio, Specchio Delle Mie Brame: Sulla soglia della reversibilità, l’ardore libidico delle immagini
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Miroir, miroir de mes désirsAu seuil de la réversibilité, la libido ardente des imagesEn parcourant les perspectives de Lacan, Merleau-Ponty et Deleuze, je me propose de montrer comment l’image – une image dont le rôle, depuis Platon, a été réduit par la métaphysique occidentale à celui de simple copie – rend possible une pensée nouvelle non dualiste, une pensée ouverte par le désir, c’est-à-dire par ce qui dépasse tout dualisme simpliste et qui trouve dans l’image sa voie privilégiée.L’image du miroir – considérée par le platonisme comme le simulacre par excellence, comme l’emblème de la copie déformante et trompeuse d’un modèle originaire harmonieux – donne à voir bien plus qu’elle ne nous montre : comme Lacan le remarquait dans son célèbre essai de 1949, devant le miroir, nous nous découvrons, comme les enfants, sujets du monde, mais aussi, inévitablement, sujets au monde. Le «je» – dont nous sommes in-formés par l’image du miroir – s’abîme, par cette même image, dans les l’inquiétante étrangété de l’autre, et par suite dans les gorges insondables de son désir. Si l’image du miroir nous permet d’embrasser la totalité de notre corps et d’apprécier en un regard notre statut de sujet, ce regard nous est toutefois restitué – aveugle et insistant – sous la forme d’un objet partiel (objet a) qui nous interpelle comme sujets désubjectivés, comme sujets castrés, ou encore comme simples « taches » dans lapeinture du monde. L’image fixée par l’enfant dans le miroir fonde, paradoxalement, l’idée traditionnelle du sujet comme pôle dynamique de la relation je-monde. Comme le remarque Slavoj Žižek, en commentant Lacan, la capacité dynamique du sujet se fonde en somme sur une fixation excessive de l’image du sujet lui-même, fixation qui trouve son origine absente dans le regard entendu comme objet a, c’est-à-dire comme point aveugle de la conscience, lieu d’acquisition et de perte qui, par la castration du sujet, ouvre la plaie libidineuse et pulsionnelle de l’inconscient et renverse par là le désir de l’homme en désir de l’autre, comme le rappelle une célèbre formule de Lacan.Longtemps considérées comme porteuses d’illusions, comme l’illusion en tant que telle, les images nous montrent en fait la vérité de cette illusion : le monde est déformation et réversibilité, et nous-mêmes, prétendus sujets faisant face à son tableau inerte, n’en sommes que des taches. Au cours des mêmes années durant lesquelles Lacan élabore une théorie du regard, Merleau-Ponty, son interlocuteur direct – qui se réfère lui aussi au comportement de l’enfant devant le miroir – réfléchit sur la question du « en-être », c’est-à-dire de la réversibilité de la chair, ce tissu de différences qui nous constitue – les animaux et les choses – comme autant de plis d’un horizon commun. Pour Merleau-Ponty comme pour Lacan, dans une telle perspective, le sujet ne se défi nit pas positivement, mais comme écart par rapport à lui-même, comme coupure dans la peau de la conscience, comme plaie ouverte sur l’inconscient et sur le désir qui en jaillit abondamment. Ainsi, voir dans le miroir que, comme disait le poète, « je est un autre », implique que l’image soit libérée de son statut dévalorisant de « seconde chose » hérité du platonisme. Cela inaugure, en fait, une pensée sans dualisme. Gilles Deleuze travaillera lui aussi dans ce sens, lorsqu’il théorisera un renversement du platonisme à partir des images, dans son essai de 1966 Renverser le platonisme.Historiquement, le commencement de la philosophie a coïncidé avec la recherche d’une origine, d’une archè. Mais un monde où les relations nées du désir tracent des itinéraires imprévisibles, où le je et l’autre ne se distinguent plus, où sujet et objet ne connaissent plus de frontière, où la copie cesse de présupposer le modèle, un monde ainsi fait, a-t-il encore une origine accessible ? Confronté à cette question essentielle, Merleau-Ponty théorisera – une fois encore à partir de la vision –, au lieu d’une origine en soi préétablie, un originaire en perpétuelle explosion. De son côté, Deleuze élaborera quelque chose d’analogue, à partir de la réflexion sur le cinéma qui l’occupera dans les années 1980 : il « encapsulera » les extases temporelles dans une image-miroir, une concrétion cristalline à plusieurs facettes où le monde se différencie sans cesse, dans un éternel retour.Mirror, Mirror of my DesiresOn the Threshold of Reversibility, the libidic Passion of ImagesIn a journey through the perspectives of Lacan, Merleau-Ponty and Deleuze, I shall show how images – the images that from Plato on have been relegated by Western metaphysics to the role of mere copies – allow us to trace the direction of a new and non-dualistic thought, a direction opened up by desire, that is to say, by something exceeding any simplistic dualism and fi nding precisely in images its privileged channel.The specular image – conceived by Platonism as the simulacrum par excellence, as the emblem of the deforming, deceiving copy of a harmonious preliminarymodel – makes us see more than it actually shows: as Lacan remarked in a renowned essay published in 1949, since childhood, in front of the mirror, we discover ourselves as subjects of the world, but also – and inevitably – as subjected to the world. The ego – of which we are in-formed by the specular image – is turned, through that very image, into the obscure, uncanny chasm of the other, and, consequently, in the unfathomable vortex of the other’s desire. Indeed, if in the mirror we can embrace the whole of our body and catch with a single gaze its status of subject, by the mirror that very gaze is however returned – blind and insistent – as a partial object (objet a) summoning us as desubjectivized subjects, as castrated subjects ($), namely, as mere “stains” in the picture of the world. Quite paradoxically, the image fixed by the child in the mirror founds the traditional idea of the subject conceived as the dinamic pole of the relation between the ego and the world. In short, as Slavoj Žižek remarks commenting on Lacan, the dinamic capability of the subject is grounded on an excessive fixation of the image of the subject itself, fixation which finds its absent origin in the gaze meant as object a, namely, meant as that blind point of consciousness, that point of acquisition and loss which, by castrating the subject, opens the acies of the libidically throbbing wound of the unconscious and turns, to borrow a renowed Lacanian expression, man’s desire into the other’s desire.For long considered to herald illusions, images show us the truth of illusion itself: the world is deformation and reversibility and we – presumed subjects in front of its inert picture – are, on the contrary, its “stains.” In the same years in which Lacan was elaborating a theory of gaze, Merleau-Ponty, who was then a direct interlocutor of his, was articulating – by referring, as Lacan did, to the child’s behaviour in front of the mirror – a series of important reflections over the problem of the en-être, that is to say, over the problem of the reversibility of flesh, i. e., that differential fabric constituting us – animals and things – as variegated gatherings of a common horizon. For Merleau-Ponty, as well as for Lacan, according to such a perspective, the subject, far from being defined in a positive way, is defined by a gap in relation with its own self, that is to say, by a cut in the skin of consciousness, by a wound opening to the unconscious and to the desire spurting abundantly from the subconscious.To see in the mirror that, as the poet said, “I am an Other,” is to free images from the status of “second things” with which Platonism had dismissed them; it is, in other words, to inaugurate a non-dualistic thought. For his part, Deleuze will also engage in the same direction by theorizing a reversing of Platonism from the very standpoint of images in his 1966 essay Renverser le platonisme.The beginning of philosophy has historically matched with the search for an origin, namely, an arké. But in a world in which the relations inaugurated by desire trace unpredictable itineraries, in a world in which the ego and the other can no longer be distinguished, in a world in which the subject and the object know no more boundary lines, in a world in which model and copy cease to exist as the presupposition of one another, in such a world, I said, is it still possible to find an origin? By measuring himself with such a crucial question, Merleau-Ponty will theorize – once again from the standpoint of vision – an “originating in perennial explosion” instead of a narrow, pregiven origin. For his part, Deleuze will elaborate something similar (similar in a Deleuzian way, of course, that is to say, similar from the standpoint of a basic difference) in his reflection on cinema, which will keep him busy in the first half of the eighties, by capsulating the temporal dimensions in a mirror-image, i. e., a crystalline concretion in whose facets the world perennially becomes in an eternal differential return.
38. Chiasmi International: Volume > 13
Isabelle Thomas-Fogiel Merleau-Ponty: De La Perspective Au Chiasme, La Rigueur Épistémique D’Une Analogie
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Merleau-Ponty: From Perspective to the Chiasm,the Epistemic Rigor of an AnalogyHere, we wish to take up the discussion of Merleau-Ponty’s notion of chiasm in light of the question of its status. Is it a matter of a metaphor without any cognitive value resulting from an analogical and arbitrary transfer from one domain to another, or is it a matter of a rigorous concept susceptible of being experimented upon, taken up again, or improved? If the latter is the case, what is the nature of this concept? Is it descriptive, heuristic, or even logical? The question is worth asking insofar as it is not only the most orthodox positivists who may be likely to see, in this transfer of concept, nothing more than poetic license. Indeed, the most careful commentators authorized by Merleau-Ponty are in lockstep with the critics of his supposedly “literary” style. “Ambiguous” is thus the term, which more often describes Merleau-Ponty’s notions of encroachment, of reversibility, or even chiasm. First, we shall examine the function and the role of the concept of chiasm in Merleau-Ponty’s philosophy. We shall then establish its scope in order to be able to determine its exact status. It is only at the conclusion of this study that we will be able to show how this notion sheds light on Merleau-Ponty’s main concern, namely, to produce a counter-model of perspective and to promote a newcategory of relation – a concern which organizes the seemingly unrelated elements in his philosophy.Merleau-Ponty: dalla prospettiva al chiasma,il rigore epistemico di un’analogiaIntendiamo riprendere, in questa sede, la discussione sulla nozione di chiasma in Merleau-Ponty, alla luce di una domanda circa il suo statuto: si tratta di una metafora, priva di ogni valore cognitivo perché nata da un trasferimento analogico ed arbitrario da un campo semantico ad un altro, o si tratta di un concetto rigoroso, suscettibile di essere messo alla prova dell’esperienza e via via perfezionato? In tal caso, qual è la natura di questo concetto? È descrittiva, euristica, oppure logica? È interessante porre questa domanda dato che non sono solamente i positivisti più ortodossi, a vedere in questo trasferimento una semplice licenza poetica. In effetti, molti tra i commentatori più autorevoli di Merleau-Ponty aderiscono alle diverse critiche sollevate intorno alla presunta natura «letteraria» di questa espressione, e ritengono che il chiasma sia una semplice metafora. Interrogheremo innanzitutto la funzione e il ruolo di questo concetto nella filosofia di Merleau-Ponty al fine di determinarne l’esatto statuto. Solo al termine di questo studio preliminare potremo mostrare come questa nozione possa gettare nuova luce sulla preoccupazione principale di Merleau-Ponty, vero e proprio filo rosso che organizza in profondità tutti gli elementi apparentemente eterogenei della sua filosofia: vale a dire, il tentativo di produrre un contro-modello della prospettiva e una nuova categoria di relazione.
39. Chiasmi International: Volume > 13
Stephen A. Noble Maurice Merleau-Ponty, O Il Percorso Di Un Filosofo: Elementi per una biografi a intellettuale
40. Chiasmi International: Volume > 13
Paolo Godani Variazioni Sul Sorvolo: Ruyer, Merleau-Ponty, Deleuze e lo statuto della forma
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Variations sur le survolRuyer, Merleau-Ponty, Deleuze et le statut de la formeLa question principale que j’aborde dans cet article concerne la manière dont Merleau-Ponty et Deleuze assument l’héritage du finalisme du vingtième siècle.En analysant certains textes fondamentaux de ces deux auteurs, on aperçoit en effet clairement leur dette à l’égard, notamment, du néo-finalisme de Raymond Ruyer. Autant Merleau-Ponty que Deleuze lisent l’oeuvre de Ruyer en la séparant de son contexte d’origine et de ses intentions explicites, à savoir hors de toute exigence de nature épistémologique. Entre ces deux auteurs subsiste toutefois une différence substantielle dans la manière d’employer les concepts ruyériens. Merleau-Ponty réfute l’hypothèse d’une forme qui survole les matériaux constituant l’organisation idéale, mais valorise l’idée d’un thématisme immanent, d’une essence qui subsiste seulement à l’intérieur de ses variations. Deleuze, lui, semble reprendre sans réserve à son compte ces mêmes notions de forme et de survol parce qu’il les interprète comme des concepts plutôt que comme des causes formelles ou finales. Le concept deleuzien n’est pas pris dans la « pâte » du vécu, mais survole toute expérience vécue et tout état de choses. C’est pourquoi il ne peut être que créé, et c’est pourquoi la philosophie ne peut pas être uneactivité descriptive, à la manière de la phénoménologie, mais doit être nécessairement constructive.Variations on the SurveyRuyer, Merleau-Ponty, Deleuze and the Status of the FormThe main question that I confront in this article concerns the way in which Merleau-Ponty and Deleuze take up the heritage of 20th century finalism. By analyzing some of both of these authors’ basic texts, we clearly perceive their debt to, particularly, the neofinalism of Raymond Ruyer. Merleau-Ponty as much as Deleuze read Ruyer’s work separately from its original context and its explicit intentions, that is, they read it outside of any sort of epistemological demand. Nevertheless, we still find between the two a substantial difference in the manner of using Ruyer’s concepts. Merleau-Ponty refutes the hypothesis of a form that surveys the materials that constitute the ideal organization, but valorizes the idea of an immanent thematism, of an essence that only subsists within its variations. Deleuze, for his part, appears by contrast to take unreservedly into his own account these same notions of form and survey because he interprets them as concepts rather than formal and final causes. The Deleuzian concept is not “infested” with the lived, but surveys all lived experience and every state of things. That is why itcan only be created and that is why philosophy cannot be a descriptive activity, in the manner of phenomenology, but will necessarily be constructive.