Displaying: 21-40 of 308 documents

0.053 sec

21. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
Eugenio Golorni Le verità eterne in Descartes e in Leibniz
abstract | view |  rights & permissions
Le problème des vérités éternelles et de la liberté en Dieu est le point essentiel de l’opposition de Leibniz au cartésianisme. Caractère thomiste de la thèse leibnizienne. Le contraste se réduit à une opposition entre intellectualisme et volontarisme : car il faut interpréter l’union cartésienne de l’entendement et de la volonté en Dieu au sujet de la création des vérités éternelles, comme une manière d’affirmer le primat de la volonté. Volontarisme et intellectualisme sont les traits essentiels de la pensée de Descartes et de Leibniz, dans leur interprétation psychologique de la vie intérieure : ce qui ne saurait rester sans influence sur leur conception des rapports entre volonté et entendement en Dieu. — Rationalisme et mysticisme chez .Descartes. « L’adversaire de Descartes » ne serait-il pas Grotius ? La contingence des vérités éternelles met une réserve à la base du rationalisme cartésien. — Leibniz et Grotius. La priorité des vérités éternelles sur la volonté de Dieu est chez Leibniz la base de l’autonomie de la loi naturelle. Le problème de l’élargissement de cette loi, et sa solution dans le finalisme leibnizien. La controverse sur les vérités éternelles n’est que l’expression théologique de deux attitudes foncièrement différentes vis-à-vis de la réalité. Il
22. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
Siegfried Marck Le Moi de Descartes et la « Psychologie de la Connaissance »: (Denkpsychologie)
abstract | view |  rights & permissions
Dans la doctrine cartésienne du Cogito, ergo sum, on peut dégager deux idées : l’idée d’une vérité indépendante, fournissant d’elle-même des preuves suffisantes d’authenticité ; l’idée d’une évidence vécue dont toute la force tiendrait à la conscience plus ou moins riche et plus ou moins précise que le moi pourrait prendre de sa réalité intime. L’interprétation cartésienne du moi flotte entre le moi qui se définit par la pensée et le moi qui se définit par l’expérience. Kant, inspiré lui aussi par le désir de résoudre au moyen d’une même notion le problème de la vérité et celui du sujet, est amené à la construction de l’aperception transcendantale ou de la conscience tout court, construction qui, à tout bien considérer, se révèle comme conception d’un moi dépersonnalisé.La « psychologie de la connaissance » (Denkpsychologie), élaborée par Richard Hônigswald, élude ces ambiguïtés. Elle est une branche de l’arbre néo-criticiste et veut ramener au même point la logique et la psychologie. Elle rejette l’hypothèse du moi transcendental ; elle insiste, au contraire, sur la réciprocité des rapports du sujet, de l’expérience vécue et de l’objectivité ; elle affirme une solidarité et une interdépendance réelles entre la notion de «validité » d’une part, et celle du moi psychologique, de l’autre.
23. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
Julius Ebbinghaus Der Gebrauch des Prinzipes « cogito ergo sum » in der Descartes’schen Philosophie
abstract | view |  rights & permissions
On montre comment, dans le Cogito ergo sum, l’idée de mon existence, en tant que je pense, est liée à l’idée de mon existence en tant qu'être pensant. Ainsi se fait voir la compatibilité du caractère originaire de cette connaissance d’une existence avec la prééminence de la proposition universelle : pour pouvoir penser, il faut exister. De la recherche sur le rapport du cogito ergo sum avec le principe de clarté et de distinction il résulte que le cercle reproché à la démonstration cartésienne n’existe pas. Un développement critique sur le spiritualisme cartésien reste réservé.
24. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
Charles Bover Le « Cogito » dans saint Augustin
abstract | view |  rights & permissions
Le Cogito, chez saint Augustin, permet, comme chez Descartes, d’échapper au doute académique, de prouver l’immatérialité de l’âme, de s’élever à Dieu. Mais, chez saint Augustin, 1° il n’est que l’une des nombreuses vérités qui échappent au sceptique ; il a non pas plus de certitude, mais une certitude plus saisissante que les vérités mathématiques ou les règles morales ; 2° il est destiné à prouver qu’aucune vérité ne peut exister sans dériver de la Vérité qui est Dieu.
25. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
Amato Masnovo L’ascesa a Dio in R. Cartesio ed E. Kant
abstract | view |  rights & permissions
Le professeur Masnovo démontre que déjà dans l’agencement du système cartésien la synthèse a priori est implicite : par là, la voie est ouverte à Emmanuel Kant. Mais comme la position cartésienne est illégitime et contradictoire, de même donc est illégitime et contradictoire la position kantienne.
26. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
Karl Löwith Descartes’ vernünftiger Zweifel und Kierkegaards Leidenschaft der Verzweiflung
abstract | view |  rights & permissions
Kierkegaard pousse à fond le doute raisonnable de Descartes sur l’apparence sensible du monde jusqu’à en faire la passion du doute sur l’existence dans le monde comme telle, pour revenir devant Dieu, à la certitude de la foi. En principe, il admet la distinction cartésienne du moi et du monde. Pour la philosophie hégélienne de la médiation de « l’être soi » et de «l’être autre », ce dualisme appartient à une époque périmée ; mais Nietzsche, par l’échec de son essai pour retrouver l’unité perdue de l’homme et de l’univers en revenant aux présocratiques, prouve la valeur persistante de la pensée de Descartes. La domination intellectuelle du monde par la civilisation technique est déterminée par la conscience de soi et du monde, le doute et la certitude, tels que les entend Descartes.
27. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
N. Lossky La raison formelle de l’univers
28. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Pietro Romano Sur les rapports entre validité et réalité
abstract | view |  rights & permissions
Les tentatives récentes et contemporaines pour construire une philosophie de la valeur ont abouti à des visions insuffisantes et partielles. Pour réussir une solide philosophie des valeurs il faut renouveler les conceptions de Yesprit, de la réalité et de la valeur. L’esprit est une activité éminemment évaluatrice et tous ses actes sont des jugements de \aleur ou des traductions pratiques de jugements de valeur. La réalité a été définie tantôt ce que nous percevons avec les sens, tantôt quelque chose de spirituel. Il faut la proclamer l’expression de l’Être, catégorie suprême du réel, et reconnaître que la réalité se révèle dans nos jugements comme validité, cest-à-dire comme affirmation réelle et valable de l’Être.Il s’ensuit que si la réalité se manifeste comme expression de Y Être et si l’on connaît et juge cette expression comme validité, les rapports entre la validité et la réalité nous montrent une identité entre valeur et réel. En effet, tout ce qui est réel est aussi valeur, tout ce qui est valeur est aussi réel ; d’où l’on conclut que la philosophie de la valeur se réduit essentiellement à un monisme ontologique.
29. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
G. D. Scraba La valeur au point de vue de la philosophie du langage
abstract | view |  rights & permissions
Le classement des mots selon leurs sens nous montre que Vêtre, la notion la plus générale, ne peut être saisi qu’en affirmant, d’une manière identique pour tout langage, son existence et sa valeur. L’existence est affirmée par la valeur, la valeur par l’existence.De ce dualisme, se dégagé l’identité de l’esprit humain, puis la possibilité de l’enchaînement logique des mots selon les notions qu’ils représentent et donc, comme résultat final, l’acquisition des notions claires par des définitions précises.
30. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
F. Ziyaeddin Fahri Action et réalité en sociologie
abstract | view |  rights & permissions
I. Diverses théories sur la possibilité de l’action sociale. — II. Il est impossible de rester dans la connaissance pour déterminer ce qui doit être. L’action est le résultat d’une expérience composée de deux éléments ; un élément donné et un élément rationnel. Le développement de la sociologie vient de l’accord des éléments provenant du monde social avec une raison constructrice.
31. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Helmut Kuhn Zur Kritik der logischen Grundlagen der Wertphilosopkie
abstract | view |  rights & permissions
La critique s’exerce sur une philosophie des valeurs simplifiée selon un type idéal. En premier lieu, on insiste sur le dualisme posé avec la philosophie des valeurs : au règne des faits s’oppose le règne des valeurs. En second lieu, ce dualisme est rendu concevable d’après son origine : il sert à surmonter le concept positiviste de fait, qui dissolvait la philosophie. En troisième lieu, on montre que l’idée de valeur est incapable de satisfaire au problème qui a motivé son origine et qu’elle reste dépendante, comme simple complément, du concept positiviste de fait.
32. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Jan Patočka Existe-t-il un canon définitif de la vie philosophique ?
abstract | view |  rights & permissions
L’inquiétude de la totalité de la vie, qui s’éveille chez certains esprits, les amène à créer des représentations canoniques, types de vie stylisée et unifiée. Les philosophes sont des créateurs de « canons » de vie philosophique ; mais on peut se demander s’il est possible de dresser un tableau idéal du philosophe qui pourrait lui servir en même temps de norme et de critère. Non, car la vie philosophique est un mouvement, un « acte imparfait » dont la fin nous échappe ; nous la poursuivons par des voies profondément personnelles ; c’est pourquoi on ne saurait « canoniser » un philosophe.
33. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Maxime Chastaing Évaluation et appréciation
abstract | view |  rights & permissions
L’analyse du double emploi du verbe « valoir » dans l’évaluation et l’appréciation éclaircit quelques aspects de la valeur. Évaluer, c’est prendre conscience d’un être qui est valorisé ou valeureux, non d’un être qui a une valeur. La valeur appartient à l’être même d’un objet. Il n’est pas question de demander si celui-ci la possède ou non, de résoudre le problème et de prouver la solution. Toute évaluation est une épreuve : l’objet convainc l’évaluateur en lui révélant la valeur intrinsèque, celle-ci n’est pourtant pas une propriété.
34. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
F. Heinemann Les problèmes et la valeur d’une phénoménologie comme théorie de la réalité. Être et apparaître: Fragment d’introduction à une phénoménologie concrète
abstract | view |  rights & permissions
Les doctrines phénoménologiques, malgré la diversité de leurs formes (Husserl, Scheler, Heidegger), se rapprochent par le problème central vers lequel elles se dirigent, celui de l’apparaître et de l’être. Cette communication montre la nature, la nécessité et l’actualité de ce problème. L’être et l’apparaître sont en effet les pôles entre lesquels se déroulent la vie de l’âme, la vie du Tout, la vie de l’absolu. L’on doit donc se demander quels rapports ils ont l’un à l’autre, surtout dans une époque critique telle que la nôtre où le processus d’expression de l’Absolu, dans le droit, la morale, la politique, la religion, paraît interrompu.
35. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
J. Benrubi L’idéal moral et la réalité historique
abstract | view |  rights & permissions
Définissant l’idéal moral comme le but vers lequel l’action individuelle et collective doit tendre afin de contribuer à la réalisation spontanée de la vie de l’esprit, entendue dans le sens d’un règne parfait de justice, de paix, de liberté, de fraternité et de joie, on montre comment et jusqu’à quel point cet idéal, loin d’être opposé à la réalité historique, se crée et se réalise progressivement dans et par l’ensemble du mouvement évolutif de l’humanité.
36. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Augusto Guzzo Étude sur trois notions: universel, réalité, valeur
abstract | view |  rights & permissions
M. Guzzo tend à substituer une philosophie de la validité des actes humains à cette mythologie des valeurs, dans laquelle on commence par distinguer plusieurs validités différentes, — esthétique, morale, logique, etc. — isola- bles les unes des autres, et où l’on aboutit à hypostasier chacune de ces validités en une Valeur immuable et éternelle. Le royaume métempirique, qui serait constitué par ces Valeurs, donnerait lui-même un sens à ¡’univers, et rendrait inutile, dans l’économie totale du monde, le pénible effort de l’homme pour produire des actes qui aient validité.
37. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Richard C. Thurnwald Entwicklung und Fortschritt im Lichte der Völkerforschung
abstract | view |  rights & permissions
Le progrès est conçu comme une accumulation d’acquisitions et de connaissances objectives, dont chaque culture est dotée. La « culture » consiste dans la réaction subjective d’un groupe humain à son « équipement de civilisation », dans l’emploi qui en est fait par des hommes vivant en commun pour conduire leur vie, et dans la manière dont cet emploi réagit sur les conduites psychologiques et sociales des hommes en question. Toute culture est singulière et unique, et elle suit son cours particulier. Pourtant les cultures dépendent toutes du processus d’accumulation, et, sous l’influence de tous ces facteurs, elles sont liées en une « évolution » à plusieurs branches.
38. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Pavao Vuk-Pavlović Wert und Schöpfertum
abstract | view |  rights & permissions
La réalisation des valeurs résulte de la croyance en une mesure dernière servant de règle de vie, et dans le cadre d’un mouvement social qui s’effectue dans la direction d’une telle mesure. Cette circonstance fait que toute création réalisant des valeurs doit nécessairement être engagée dans des conflits et des combats, qui sont inévitables à cause de la diversité des mouvements sociaux existant en fait.
39. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Tudor Vianu Origine et validité des valeurs
abstract | view |  rights & permissions
La philosophie moderne des valeurs est partagée entre deux conceptions opposées, le subjectivisme et l’absolutisme axiologique. Ces conceptions admettent toutes deux qu’il faut résoudre dans un même sens, à la fois le problème de l’origine et le problème de la validité des valeurs. On pense que si la valeur a une origine subjective,elle a, par là même, une validité qui se limite à l’individu qui la ressent ; et si la valeur vient au contraire d’une sphère autonome, cela entraînerait une validité absolue de cette valeur. L’analyse nous montre cependant que le sentiment le plus individuel de la valeur porte également en soi des mensurations de sa validité, de sa portée. Toute valeur a pour notre conscience un volume déterminé. Tout sentiment de la valeur porte en soi quelque chose de typique et de représentatif pour l’humanité entière. Il faut donc ici reconnaître l’importance générale et humaine de la liberté qu’a chacun d’apprécier le monde à son point de vue propre : toute création subjective de valeur est le signe d’un accord nouveau réussi entre l’homme et les choses.
40. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Cornelius Krusé Cognition and Value Reexamined
abstract | view |  rights & permissions
Cette étude veut montrer que le contraste tranché entre connaissance et évaluation, fort répandu dans la pensée philosophique (spécialement aux États-Unis), d’après lequel on soutient que la connaissance atteint la réalité, tandis que, dit-on, l’évaluation n’exprime que le moi, est une thèse impossible à défendre en raison des ressemblances significatives et importantes que l’on peut trouver entre connaissance et évaluation. Bien que connaissance et évaluation ne soient pas identifiées, l’on soutient que l’évaluation n’est pas moins en contact avec son ordre de réalité que ne l’est la connaissance avec le type de réalité qui lui est propre.