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141. Chiasmi International: Volume > 13
Daniel W. Smith Logic and Existence: Deleuze on the “Conditions of the Real”
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Logique et existenceDeleuze à propos des « conditions du réel »Pour Deleuze, l’un des problèmes fondamentaux d’une théorie de la pensée est de savoir comment la pensée peut quitter la sphère du possible pour penser le réel, c’est-àdire pour penser l’existence elle-même. La position du réel semble être hors du concept. Des pré-kantiens comme Leibniz approchaient ce problème par le biais de la distinction entre vérités d’essence et vérités d’existence, alors que des post-kantiens comme Maimon l’approchaient par la distinction entre les conditions de l’expérience possible et celles de l’expérience réelle. La logique classique définit la sphère du possible par trois principes logiques – l’identité, la non-contradiction et le tiers-exclu – et la présente étude examine les trois grandes trajectoires qui, dans cette histoire de la philosophie, ont tenté d’utiliser l’un de ces trois principes classiques pour pénétrer l’existence ellemême : 1) Leibniz (et les pré-kantiens) cherchait à étendre le principe de d’identité àl’existence entière ; 2) Hegel (et les post-kantiens) cherchait à étendre le principe de non-contradiction à la totalité de l’expérience ; et 3) le groupe des penseurs appelés de manière assez large « existentialistes » cherchait à étendre le principe du tiers-exclu à la totalité de l’existence. La conclusion examine les raisons pour lesquelles Deleuze a été fasciné par chacune de ces tentatives philosophiques pour « penser l’existence », tout en pensant néanmoins qu’elles ont toutes échoué ; et pourquoi aussi il a fini par développer sa propre réponse au problème en faisant appel à un principe de différence.Logica e EsistenzaLe ‘Condizioni del reale’ in DeleuzePer Deleuze, uno dei problemi fondamentali per una teoria del pensiero è: come può il pensiero abbandonare la sfera del possibile per pensare il reale, ossia, pensare l’esistenza stessa? La posizione del reale sembra essere fuori dal concetto. Prekantiani come Leibniz affrontano questo problema in termini di distinzione fra verità dell’essenza e verità dell’esistenza, mentre post-kantiani come Maimon affrontano il problema in termini di distinzione fra condizioni dell’esperienza possibile e condizioni dell’esperienza reale. La logica classica ha definito la sfera del possibile secondo tre principi logici – identità, non-contraddizione, terzo escluso – e questo saggio analizza tre grandi ‘parabole’ della storia della filosofia che hanno tentato di usare uno di questi tre principi della logica per penetrare l’esistenza stessa: (1) Leibniz (e i pre-kantiani) hanno tentato di estendere il principio di identità a tutta l’esistenza; (2) Hegel (ei post-kantiani) hanno tentato di estendere il principio di non-contraddizione a tutta l’esistenza; (3) il gruppo di pensatori (solo approssimativamente legati fra loro) chiamati “esistenzialisti” ha tentato di estendere il principio del terzo escluso all’esistenza. La conclusione analizza sia le ragioni per le quali Deleuze era affascinato da ciascuno di questi tentativi filosofici di “pensare l’esistenza” nonostante fosse convinto che essi avessero fallito, sia i motivi per cui egli in conclusione traccia la propria risposta al problema facendo appello al principio della differenza.
142. Chiasmi International: Volume > 13
Glen Mazis Review
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RésuméS’agissant de l’oeuvre de Merleau-Ponty on s’aperçoit, si l’on n’en reste pas à la surface, que le beau n’est pas une catégorie du jugement esthétique dans le sensclassique, mais plutôt, selon la formule de Galen A. Johnson dans son Introduction, une dimension du « domaine entier du visible ». Selon Johnson, « le beau est la profondeur, le rythme et le rayonnement de l’Être lui-même ». Or ces dimensions de la chair sont les clés pour mieux comprendre l’ontologie merleau-pontienne. Si donc « le beau n’est ni subjectif ni objectif, mais occupe l’entre-deux qui est l’entre-monde, l’intersubjectif, l’intercorporel » (p. 5), il prend toute son importance dans une ontologie de la chair. Pour Merleau-Ponty en effet, « la beauté n’est pas du tout une qualité, mais une expérience qui se produit entre la chose et celui qui l’apprécie » (p. 39). C’est pourquoi, par ses analyses de l’importance du rayonnement, de la profondeur et du rythme, G. A. Johnson nous conduit au coeur de la chair en montrant que la beauté est « une chose élémentaire dans l’élément de la chair vue elle-même comme chiasme » (p. 39).Dans le chapitre sur Cézanne, l’auteur montre que Merleau-Ponty recherche une « beauté forte » qui ouvre les choses, le monde et le temps par la couleur, d’une manière qui conduit à une tout autre sorte de rencontre avec la monumentalité des choses humbles et avec un « temps d’avant le temps ». Dans les chapitres sur Rodin et Klee, Johnson trouve, chez Rodin, une puissance en tant que beauté qui s’enracine dans le déploiement des contraires, et, chez Klee, une « mortalité de la beauté » qui situe le sens spirituel du monde dans ce monde et non pas dans le domaine transcendant d’un outre-monde – une « transdes-cendance ».Les derniers chapitres du livre articulent la beauté et le sublime au plan ontologique. Plutôt que de chercher la possession d’une qualité, d’un événement ou d’un objet, ledésir en tant qu’ouverture à la profondeur comme telle est, tout à la fois, ce qui produit et ce qui déborde cette profondeur. La puissance productive du désir provient de laforce de la mémoire de l’imagination et de l’inconscient, qui font partie de l’institution d’un « monde intérieur » de la beauté. L’auteur conclut qu’on ne fera pas justice autraitement merleau-pontien de l’art sans envisager « une forme de recherche qui unit le visible et l’invisible, la présence et l’absence, l’activité et la passivité, l’existence etl’essence, le réel et l’imaginaire ».RiassuntoNel lavoro di Merleau-Ponty, se si volesse guardare oltre la superficie, “il bello” non è una categoria del giudizio estetico in senso classico, ma, piuttosto, è una dimensione dell’“intero regno del visibile”, come Johnson sottolinea nell’introduzione. Nel pensiero di Merleau-Ponty “il bello è la profondità, il ritmo e il chiarore dell’Essere stesso”. Tre dimensioni della carne rappresentano la chiave per comprendere più a fondo l’ontologia di Merleau-Ponty. Se “il bello non è né soggettivo né oggettivo ma occupa il fra che è l’intermondo, l’intersoggettivo, l’incorporeo” (p. 5), allora il bello è di grande importanza per un’ontologia della carne. Per Merleau-Ponty, “il bello non è assolutamente una qualità, ma un’esperienza che accade fra la cosa e colui che la apprezza” (p. 39). Prendendo in considerazione l’importanza del chiarore, della profondità e del ritmo, Johnson ci porta al cuore della carne e in tal modo la bellezza si rivela come “qualcosa di assolutamente fondamentale nell’elemento della carne stessa in quanto chiasma” (p. 39).Nel capitolo su Cézanne, quest’ultimo è visto come una artista che persegue un “forte bellezza” che apre la cosa, il mondo e il tempo attraverso il colore, in un modoche permette un altro di incontro con la monumentalità delle cose umili e con “un tempo prima del tempo”. Nel capitolo sull’opera di Rodin e di Klee, Johnson trova nellavoro di Rodin un sorta di potere in quanto bellezza che proviene dall’intreccio degli opposti e in Klee una sorta di “mortalità del bello” che pone il senso spirituale delmondo in questo mondo e non in un qualsiasi regno trascendente e soprannaturale – una “trans-scendenza”.L’ultimo capitolo del libro conduce la bellezza e il sublime a un’articolazioneontologica.Piuttosto che cercare di prendere possesso di una qualità, un evento o un oggetto, il desiderio in quanto apertura a tali profondità è sia qualcosa di produttivo sia qualcosadi eccessivo a tali profondità. Il potere produttivo del desiderio deriva dalla forza della memoria, dell’immaginazione e dell’inconscio che hanno parte nell’istituzionedell’“intermondo” del bello. Non renderemo giustizia alla maniera merleau-pontyana di trattare l’arte, fino a quando non concepiremo “una forma di visione che uniscevisibile e invisibile, presenza e assenza, attività e passività, esistenza e essenza, reale e immaginario”.
143. Chiasmi International: Volume > 13
Frank Chouraqui Temporal Thickness in Merleau-Ponty’s Notes of May 1959
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Merleau-Ponty et l’épaisseur temporelle dans les Notes de mai 1959L’insistance de Merleau-Ponty sur le concept de profondeur fait partie de sa stratégie générale pour créer des troubles dans les dualités bidimensionnelles traditionnelles en y introduisant une troisième dimension et, plus généralement, en opposant l’ontologie horizontale (ou « pensée de survol ») à l’ontologie verticale dont l’objet n’est plus le sujet et l’objet, mais la transcendance elle-même. Dans le présent texte, je propose d’examiner la manière dont Merleau-Ponty élabore son concept d’histoire comme sédimentation pour former une image du temps vu comme déploiement, non seulement linéaire mais aussi vertical, et comme voyage à travers l’épaisseur de l’être. Je me concentre pour cela sur certaines formulations énigmatiques relatifs à une troisième dimension du temps, qui apparaissent à la fin des notes du Visible et l’invisible. J’espère établir que l’analyse de ces textes montre que Merleau-Ponty représente l’épaisseur del’histoire comme l’espace d’une rencontre complémentaire entre le pouvoir créateur de l’homme et les déterminations sédimentées héritées du passé, et que cette rencontre n’est autre que la chair « éternelle » que les reflexions de Merleau-Ponty sur l’histoire cherchent à saisir.Merleau-Ponty e la profondità temporale nelle Note del maggio 1959L’insistenza di Merleau-Ponty sul concetto di profondità fa parte della strategia complessiva con cui egli si sforza di scompaginare i tradizionali dualismi filosofici,introducendo tra loro una terza dimensione; strategia che, in senso più generale, mira a opporre a un’ontologia orizzontale (o al “pensiero di sorvolo”) un’ontologia verticale incentrata non più sull’opposizione tra soggetto e oggetto, ma sulla trascendenza stessa. In questo testo, propongo di esaminare come Merleau-Ponty si basi sul suo concetto di storia come sedimentazione, per costruire un’immagine del tempo inteso come dispiegamento non solo lineare, ma anche verticale, vera e propria traversata dell’intero spessore dell’essere. Mi concentrerò su alcune formulazioni piuttosto criptiche in cui Merleau-Ponty parla di una terza dimensione nel tempo, alla fine delle note di lavoro per Il visibile e l’invisibile. Mi auguro che un’elaborazione di questi testi possa render chiaro che Merleau-Ponty pensa lo spessore della storia come lo spazio dell’incontro complementare tra il potere creativo umano e le determinazioni sedimentate ereditate dal passato, e che questo incontro, nella sua verità, è quella carne eterna che la riflessione di Merleau-Ponty sulla storia hanno lo scopo di cogliere.
144. Chiasmi International: Volume > 13
Gilles Deleuze, Len Lawlor Course Vincennes-Saint Denis (20/01/1987)
145. Chiasmi International: Volume > 13
Dorothea Olkowski Philosophy of Structure, Philosophy of Event: Deleuze’s Critique of Phenomenology
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Philosophie de la structure, philosophie de l’événement La critique deleuzienne de la phénoménologieDans son essai sur la peinture de Francis Bacon, Gilles Deleuze affirme résolument que le corps vécu de la phénoménologie est trop faible pour être à la mesure de la puissance presque incroyable du “corps sans organes”. “L’hypothèse phénoménologique est insuffisante” parce qu’elle n’invoque “que le corps vécu”, écrit-il, alors que le corps sans organes, lui, se porte à la limite même du corps vécu. Cette thèse semble nous inviter à choisir entre deux conceptions du corps, celle de la phénoménologie et celle de Deleuze : un corps vécu et un corps presque incroyable. Mais sur quelle base pouvons-nous choisir ? L’une de deux thèses est-elle clairement vraie et l’autre fausse ? Nous verrons que Merleau-Ponty use d’un modèle fondé sur la mécanique des ondes systémiques, et que le modèle classique ou newtonien de Deleuze construit l’image d’une réalité physique absolue et pose ensuite que les structures perceptives sont simplement des manifestations ou des projections de cette fondation ontologique fondamentale. Mais le concept phénoménologique de “forme” indique que, même si les lois de la réalité physique ne conceptualisent que le monde perçu, la référence à ce monde perçu reste néanmoins essentielle à la connaissance du monde physique.Filosofi a della struttura, fi losofi a dell’evento La critica di Deleuze alla fenomenologiaNella sua analisi della pittura di Francis Bacon, Gilles Deleuze afferma risolutamente che il corpo vissuto della fenomenologia è insignificante, rispetto al potere quasi invivibile del corpo senz’organi. L’ipotesi fenomenologica è insufficiente perché si limita al corpo vissuto, mentre il corpo senz’organi sorge al confine estremo del corpo vissuto. Questa rivendicazione ci invita apparentemente a scegliere tra le due concezioni del corpo: quello di Deleuze e quello della fenomenologia, un corpo vissuto ed uno pressocché invivibile. Ma su che base possiamo compiere questa scelta? Un corpo è evidentemente vero, e l’altro falso? Vedremo che Merleau-Ponty utilizza un modello derivato dalla fisica quantistica, e che il modello classico, o newtoniano, di Deleuze costruisce invece l’immagine di una realtà fisica assoluta e proporremo poi che le strutture percettive siano semplici manifestazioni o proiezioni di questo fondamento ontologico essenziale. Il concetto fenomenologico di forma indica, al contrario, che per quanto le leggi della realtà fisica concettulizzino il mondo percepito, il riferimento almondo percepito è essenziale e preliminare alla conoscenza del mondo fisico.
146. Chiasmi International: Volume > 13
Stephen A. Noble Maurice Merleau-Ponty, Or The Pathway Of Philosophy: Desiderata for an Intellectual Biography
147. Chiasmi International: Volume > 13
Judith Wambacq Depth and Time in Merleau-Ponty and Deleuze
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Profondeur et temps chez Merleau-Ponty et DeleuzeDans une note en bas de page de son second livre sur le cinéma, L’imagetemps, Deleuze admet que sa compréhension de la profondeur – qui est l’une desnotions centrales du livre et donc de sa théorie du temps et de sa présentation au cinéma – remonte à Bergson et à Merleau-Ponty. La référence à Bergson n’est pas surprenante étant donné sa dette à son égard, mais celle à Merleau-Ponty mérite une attention particulière car, comme on le sait, les références de Deleuze à Merleau-Ponty sont plutôt rares et généralement négatives.Dans cet article, j’examine la portée de cette référence de Deleuze à Merleau-Ponty. Comment les deux auteurs comprennent-ils la nature temporelle de la profondeur ? Dans le cas de Merleau-Ponty, je tente de répondre à cette question en lisant, dans la Phénoménologie de la perception, les passages qui concernent la vision de la profondeur et ceux qui se rapportent au rappel d’un souvenir. La « théorie » deleuzienne de la profondeur, quant à elle, peut être trouvée dans son analyse de la technique cinématographique de la profondeur de champ, présente notamment dans les films d’Orson Welles. J’examine quels caractères de la profondeur de champ en font une “image-temps” et j’analyse sous cet angle Citizen Kane de Welles et Muriel ou le temps d’un retour de Resnais. Les distinctions faites entre ces deux films aident à comprendre les différences qui existent entre les conceptions de la profondeur de Merleau-Ponty etde Deleuze.Profondità e tempo in Merleau-Ponty e DeleuzeIn una nota del suo secondo libro sul cinema, L’immagine-tempo, Deleuze riconosce che la sua comprensione del fenomeno della profondità – una delle nozioni centrali del libro, dunque della sua intera teoria del tempo e della sua presenza nel cinema – può esser fatta risalire a Bergson e Merleau-Ponty. Il primo di questi riferimenti non può sorprendere, dato il debito profondo che Deleuze contrae col pensiero bergsoniano. Il secondo riferimento, quello a Merleau-Ponty, merita particolare attenzione proprio perché, com’è noto, i riferimenti di Deleuze a questo filosofo sono rari e in gran parte critici. In questo articolo mi propongo quindi di esaminare la portata di questo secondo riferimento. In che modo Deleuze e Merleau-Ponty comprendono la natura temporale della profondità? Per quanto riguarda Merleau-Ponty, cercherò di rispondere a questa domanda esaminando tutti quei passaggi di Fenomenologia della percezione in cui è questione della visione in profondità e dello sforzo necessario a richiamare alla memoria un ricordo. La “teoria” deleuziana della profondità può invece essererintracciata nell’analisi che Deleuze propone della profondità di campo nel cinema, in particolare nel cinema di Orson Welles. Cercherò di mostrare come proprio certi caratteri della profondità, facciano sì che immagini di questo genere possano essere definite immagini-tempo; e in questa prospettiva analizzerò Citizen Kane di Welles, e Muriel ou le temps d’un retour di Alain Resnais. Le differenze che sussistono tra i due film potranno d’altra parte contribuire a mettere a fuoco le differenze tra le due maniere in cui Merleau-Ponty e Deleuze rendono conto dei problemi della profondità e del tempo.
148. Chiasmi International: Volume > 13
David Scott Merleau-Ponty And Deleuze Ask “What Is Philosophy?”: The Naïveté of Thought and the Innocence of the Question
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Merleau-Ponty et Deleuze demandent « Qu’est-ce que la philosophie ? »La naïveté de la pensée et l’innocence de la questionLa philosophie doit reconnaître que son obligation pressante à l’égard de « l’histoire souterraine du problème du monde » implique qu’elle affronte les conditions de sa propre détermination. En d’autres termes, l’historicité (Geschichte) de la philosophie est l’histoire du « monde » en tant qu’il devient problématique. Mais ce devenir problématique « n’appartient pas à l’histoire (Historie) ». Dans la pensée de Merleau-Ponty comme dans celle de Deleuze, est à l’oeuvre une historicité qui refl ète la genèse du problème du « monde » (image de la pensée) en tant que l’être problématique de l’ontogenèse. Je soutiendrai que Merleau-Ponty et Deleuze cristallisent la thématique qui est déjà en germe chez Fink : le problème du monde contraint la pensée à se confronter à sa pratique. Toute philosophie se trouve comme nue face à sa propre naïveté en cherchant un rapprochement avec le monde. Dans le retour vers le monde, le philosophe est contraint de mettre sa pensée en rapport avec la naïveté qui la nourrit (Husserl en est un exemple). Mais inversement, le philosophe doit admettre le rôle intrinsèque joué par la naïveté dans la pensée elle-même, dans sa pratique philosophique propre. Ce faisant, le statut philosophique de la naïveté se trouve confirmé. Le problème du monde est dès lors le problème philosophique de la construction d’un plan pour orienter notre pensée sur larelation entre la connaissance et l’être. Par là, on a identifi é le parallélisme épistémicoontologique structurant la question « Qu’est-ce que la philosophie ? », que posent et à laquelle répondent nos deux philosophes. C’est pourquoi la présente étude soutient que c’est par la répétition philosophique du chemin par lequel le « monde » prend le statut d’un problème ontologique qu’un seuil épistémologique se trouve exposé. Le monde requiert du philosophe qu’il retrouve la naïveté intrinsèque à l’engendrement du penser, qu’il apprécie le monde en tant que problème philosophique, concept opérationnel et acte authentiquement créatif. Nous devons donc redécouvrir ce qui est importait tant à Merleau-Ponty et à Deleuze : l’expressionnisme philosophique. Ainsi, reposer la question « Qu’est-ce que la philosophie ? » constitue une répétition afi n de penser le problème du monde. Le défiposé par la naïveté contraint le philosophe à admettre lebesoin de réconcilier l’impuissance inhérente à la naïveté avec l’exigence insistante de surmonter cette impuissance d’une manière ou d’une autre et de rendre la pensée possible. Bref, ce texte cherche à dramatiser la manière dont les deux philosophes, chacun différemment, posent la question « Qu’est-ce que la philosophie ? » comme une propédeutique à l’ontologisation de la pensée. C’est pourquoi je montrerai que ce qui motive leur insistance à revenir à cette question est le besoin de comprendre leur propre pratique en tant qu’expression d’une sorte d’intuition philosophique – une pure naïveté de la pensée, une stimulation de la créativité – et, ainsi, de saisir l’être du devenir libéré de toute prétention à représenter, communiquer, fi xer l’ontogenèse. Inversement, il faut reconnaître qu’une telle transformation du motif transcendantal de la philosophie requiert de la pratique philosophique qu’elle se place aux marges de ce qui est considéré comme « savoir ».Merleau-Ponty e Deleuze chiedono “Che cos’è la fi losofia?”L’ingenuità del pensiero e l’innocenza della domandaLa filosofia non può non ammettere che il suo insistente riferimento alla “storia sotterranea del problema del mondo” deve portarla ad affrontare le condizionedella sua propria determinazione. In altre parole, la storicità [Geschichte] che guida la filosofia è la storia del “mondo” in quanto esso diviene problematico. Ma questo problematico “‘divenire’ non appartiene alla storia” [Historie]. Implicita nel pensiero di Merleau-Ponty e di Deleuze è la scoperta di una storicità che rifl ette la genesi del problema del “mondo” (in quanto immagine del pensiero) come il problematico essere dell’ontogenesi. In questo modo, vorrei sostenere che Merleau-Ponty e Deleuze cristallizzano il germe tematico inizialmente formulato da Fink: il problema del mondo forza il pensiero ad affrontare il suo esercizio. Ogni filosofia rimane nuda di fronte alla propria ingenuità quando cerca una riconciliazione col mondo. Ritornando al mondo, un filosofo si ritrova obbligato a mettere il pensiero alla prova di quella stessa ingenuità che lo nutre (come mostra Husserl).Ma, inversamente, il filosofo deve confessare il ruolo giocato dall’ingenuità nel pensiero stesso, nella sua pratica filosofica. Così facendo, lo status filosoficodell’ingenuità resta confermato. Il problema del mondo è il problema filosofico della costruzione di un piano utile a orientare il nostro modo di pensare la relazione fra conoscenza e essere. Con ciò abbiamo identifi cato il parallelismo ontologicoepistemologico che struttura la domanda “Che cos’è la filosofia?”, così com’è posta e affrontata da Merleau-Ponty e Deleuze. Questo saggio, perciò, sostiene che è attraverso la ripetizione da parte del fi losofo del percorso mediante cui il mondo assume lo statuto di un problema ontologico che una soglia epistemologica viene dischiusa. Il mondo esige che il fi losofo trovi questa ingenuità intrinseca per generare il pensare nel pensiero, per considerare il mondo in quanto problema filosofico, in quanto concetto operativo e in quanto atto veramente creativo. Si potrebbe affermare che qui si scopre ciò che è importante per Merleau-Ponty e Deleuze: una forma di espressionismo filosofico. Pertanto, la riproposizione della domanda “Che cosa è la filosofia?” è una riproposizione, per il pensiero, del problema del mondo. La sfida dell’ingenuità costringeil filosofo a riconciliare l’impotenza relativa all’ingenuità con l’insistente esigenza di sormontare quell’impotenza, rendendo possibile, così, il pensiero stesso. In breve, questo saggio vorrebbe ‘drammatizzare’ il modo in cui entrambi i filosofi , in maniere distinte e divergenti, pongono la domanda “Che cosa è la filosofia?”, avviando in tal modo una sorta di propedeutica all’ontologizzazione del pensiero. Vorrei argomentare, dunque, che ciò che motiva la loro insistenza nel tornare sulla questione “Che cos’è la fi losofi a?” è il bisogno, per Merleau-Ponty e Deleuze, di comprendere il loro esercizio come espressione di una sorta di intuizione filosofica, una pura ingenuità di pensiero, uno stimolo alla creatività e, di conseguenza, una maniera per cogliere dell’essere del divenire libero da ogni pretesa di rappresentare, comunicare o arrestare l’ontogenesi. Per converso, riconosciamo immediatamente che una tale trasformazione della sua forza trascendentale richiede che la filosofia e il suo esercizio circoscrivano il proprio luogo ai margini di ciò che la filosofia considera propriamente come “conoscenza”.
149. Chiasmi International: Volume > 15
Edward S. Casey, Donald Landes, Eduardo Mendieta, Michael Naas, Leonard Lawlor Hugh J. Silverman (1945-2013)
150. Chiasmi International: Volume > 15
David M. Peña-Guzmán Pathetic Normativity: Canguilhem and Merleau-Ponty’s Philosophy of Norms
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Inspired by the genetic phenomenology of Maurice Merleau-Ponty and the historical epistemology of Georges Canguilhem, this paper defends a theory of normativity grounded in pathos rather than logos. Proceeding from the double assumption that (a) accounts of the origins of normativity circulated in antiquity (Aristotle) and modernity (Kant) are unsatisfactory, and (b) the determinacy of norms remains a central problem not only for moral theory but also for epistemology, political theory, and even medicine, the author contends that the realm of lived experience (especially the experience of suffering) can help us furnish determinate though often pre-thetic norms that can underwrite or justify “non-moral normative distinctions,” such as the distinction between the just and the unjust in political theory and (especially) the distinction between the normal and the pathological in medicine. With the aid of comparative and hermeneutic analysis, the author establishes that Merleau-Ponty’s Phenomenology of Perception shares with Canguilhem’s The Normal and the Pathological a similar understanding of the norming (i.e., generative of norms) and normative (i.e., subject to norms) character of subjective experience and, moreover, that in these works one can find a “pathic” (or “pathetic,” from the Greek pathos) theory of norms that can give us, as the author puts it, “a new foundation for the very possibility of critique” in our post-Enlightenment moment.
151. Chiasmi International: Volume > 15
Tano Posteraro Painting as Stylized Vision: the Movement of Invisibility in “Eye and Mindˮ
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This paper explores Merleau-Ponty’s mature philosophy of painting as it emerges out of his essay, “Eye and Mind.” It does so by briefly outlining the ontology implicit in this discussion of the phenomenology of painting, an ontology that finds a more explicit expression in a consideration of other works by Merleau-Ponty, namely, The Visible and the Invisible and Phenomenology of Perception. This is an ontology of style, perspective, becoming. Having briefly sketched this image of the world, the paper moves to a study of the phenomenological significance of Picasso’s famous Dora Maar au Chat. This is the primary aim of this paper: the staging of an encounter between Merleau-Ponty, the phenomenologist, and Pablo Picasso, the painter. We will find in this encounter the claim that it is by means of the painter’s style that he brings his world to life. In seeing the painting, we see along with it: we see the painter’s own way of seeing the world. In seeing the painting we are literally seeing seeing. But we do so by means of our own stylized perspectives, for vision, in Merleau-Ponty’s eyes, is itself already stylized. This is a pan-stylicism: an endless interplay of stylistic becomings the locus of which is the painting itself. As the emblem of this interplay, the painting is capable of disrupting profane vision, of awakening vision to the bottomless plenitude of being, and transforming it thereby.
152. Chiasmi International: Volume > 15
Peter Warnek The Experience of Freedom at the Limits of Reflection in Merleau-Ponty’s Phenomenology
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The paper revisits the discussion of freedom in the Phenomenology of Perception and considers how according to Merleau-Ponty a phenomenology of freedom must challenge the tradition that attempts to account for experience and appearance through the filter of reflective consciousness. The paper begins by posing this problem in broad historical terms, as a distinctly modern predicament, and briefly considers Schelling’s philosophical engagement with negative philosophy as a provocation and historical precedent for reading the phenomenological work of Merleau-Ponty. It is noted that Schelling’s criticism of the formal freedom of Kant prefi gures Merleau-Ponty’s polemic against Sartrean freedom, although the claim is also made that Merleau-Ponty’s phenomenological account of freedom remains irreducible to the terms established by this polemic, since what appears is a freedom no longer determined by consciousness and reflection. Before turning to the reading of the Phenomenology of Perception, a single passage is also adduced from The Visible and Invisible in order to demonstrate how the concern elaborated in the Phenomenology runs throughout Merleau-Ponty’s work, namely, that a phenomenological interrogation of experience must break down the boundaries of what is properly one’s own as this would be defined in and by the reflective act. The reading of the Phenomenology then proceeds by showing how the entire work is framed by the possibility of transforming philosophical practice through an overturning of the dominant paradigm of reflection. The paper interrogates in this light the Preface, the chapter on Descartes’ cogito and the concluding chapter on freedom. A connection is drawn between the appearance of the “tacit” cogito and the elaboration of freedom that ends by insisting upon the necessity of silence.
153. Chiasmi International: Volume > 15
Don Beith Merleau-Ponty and the Institution of Animate Form: The Generative Origins of Animal Perception and Movement
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From his earliest work in The Structure of Behavior, Maurice Merleau-Ponty abrogates accounts of organic form that posit the organism as either passively ordered by the environment which precedes it, or as actively constituting its environment. I argue that Merleau-Ponty first develops what I term a genetic concept of form, in which the organism-environment relationship unfolds developmentally. This account of genetic form, however, requires a further concept of generative form to overcome the conceptual distinction between constituting activity and constituted passivity. I contend that rather than pre-existing its own development ideally, in a genetic or developmental blueprint, or environmentally, in given causes, that instead form emerges expressively and dynamically. To develop the concept of generative form I turn to Merleau-Ponty’s lecture courses Institution and Nature, while drawing from examples in animal motorperceptual development and inter-bodily communication. In doing so, I contend that this idea of generativity requires for us to think of organisms as passive, though not as passively constituted by a nature in-itself, but rather as passively instituted by a natural sense that orients the possibilities of organic development without itself existing asan already realized form of life. I argue that the notion of generative form offers an approach to thinking of species differences not as essential differences in kind, but as elaborations of a natural generativity that precedes and grounds individual animate forms.
154. Chiasmi International: Volume > 15
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155. Chiasmi International: Volume > 15
Simone Gustafsson “The Animal is like a Quiet Force”: Emergence and Negativity in Agamben and Merleau-Ponty
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The concept of natural, common life is distinguished from life as political existence in the opening lines of Giorgio Agamben’s Homo Sacer – a schism within ‘life’ that has profound consequences for Agamben’s political theory and ontology. Agamben claims that bare life now “dwells in the biological body of every living being” (HS 140). As such, it is necessary to ascertain what the ‘life’ of biopolitics is – the life capable of politicization. The notion of natural living being is central to Agamben’s account, and yet it remains an ambiguous and indeterminate concept. This conceptual ambiguity is informed by Agamben’s account of anthropogenesis and the relation between the ‘human’ and the realm of animality, to which the concept of negativity is pivotal. Negativity is also central to Merleau-Ponty’s philosophy. However, for Merleau-Ponty the ontology of Nature and man constitute “the leaves of one sole Being” (N 220). Animality and human being are emergent; Merleau-Ponty adamantly maintains, “there is no rupture” (N 272). This paper analyzes the notion of negativity in Agamben and Merleau-Ponty’s accounts of Being and life, and contends that Merleau-Ponty’s philosophy gives rise to an ontology that offers a more open and productive account of animality and nature. In Agamben’s account, negativity is constitutive of man, which gives rise to an irreducible disjuncture between Being and life. For Merleau-Ponty, negativity is ‘in’ Being. There is no tension between Being and ‘life’: Nature is “a leaf or layer of total Being,” and we must conceive of “the ontology of Nature as the way toward ontology” (N 204).
156. Chiasmi International: Volume > 15
Jakub Čapek, Ondřej Švec Introduction
157. Chiasmi International: Volume > 15
Anna Petronella Foultier Merleau-Ponty’s Encounter with Saussure’s Linguistics: Misreading, Reinterpretation or Prolongation?
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The prevailing judgement concerning Merleau-Ponty’s encounter with Saussure’s linguistics is that, although important for the evolution of Merleau-Ponty’s philosophy of language, it was based on a mistaken or at least highly idiosyncratic interpretation of Saussure’s ideas. Significantly, the rendering of Saussure that has been common both in Merleau-Ponty scholarship and in linguistics hinges on the structuralist development of the Genevan linguist’s ideas. This article argues that another reading of Saussure, in the light of certain passages of the Course of General Linguistics forgotten by the structuralists, and of the manuscripts related to the published works, shows to the contrary that Merleau-Ponty’s account was sustainable. An understanding of Saussure’s ideas that does not flinch from their paradoxical features can elucidate the French phenomenologist’s views on language and expression. Moreover, the “linguistic turn” in Merleau-Ponty’s philosophical development, identified by James Edie for example, does not seem to have been so clear-cut as has previously been believed; the influence of Saussure’s thought had certainly begun before Merleau-Ponty wrote Phenomenology of Perception.
158. Chiasmi International: Volume > 15
Beata Stawarska Uncanny Errors, Productive Contresens. Merleau-Ponty’s Phenomenological Appropriation of Ferdinand de Saussure’s General Linguistics
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Stawarska considers the ambiguities surrounding the antagonism between the phenomenological and the structuralist traditions by pointing out that the supposed foundation of structuralism, the Course in General Linguistics, was ghostwritten posthumously by two editors who projected a dogmatic doctrine onto Saussure’s lectures, while the authentic materials related to Saussure’s linguistics are teeming with phenomenological references. She then narrows the focus to Merleau-Ponty’s engagement with Saussure’s linguistics and argues that it offers an unusual, if not an uncanny, reading of the Course, in that it identifies a phenomenological dimension within the text, against the grain of the dominant structuralist claim. This phenomenological dimension is corroborated by the authentic sources of Saussure’s linguistics, even though the latter were beyond the philosopher’s own power to know. Merleau-Ponty’s unorthodox reading of the Course as being broadly compatible with the tradition of Husserlian phenomenology has been dismissed as an error (Ricoeur, 1967) and a contresens (Mounin, 1968), but Stawarska proposes that such deviant appropriations of foundational texts are the ones to cherish the most, since they effectively dismantle the received dogmas and official doctrines stuffing the cabinets of canonical philosophy. She argues specifically that Merleau-Ponty’s contested distinction between “a synchronic linguistics of speech (parole)” and “a diachronic linguistics of language (langue)” (Signs, 1964, p. 86), which gives primacy to la parole over la langue, and raises the possibility of a systematic study of la parole, contains a more faithful response to Saussure’s own project than the received structuralist view that la langue alone constitutes the proper object of linguistic study.
159. Chiasmi International: Volume > 15
Ted Toadvine Introduction
160. Chiasmi International: Volume > 15
James Mensch The Intertwining as a Form of our Motion of Existence
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Patočka and Merleau-Ponty are both interested in appearing as such. Both attempt to understand this in terms of the body. Despite this agreement, there is a fundamental difference. For Merleau-Ponty, the body’s determination of appearing is ultimately a function of its intertwining with the world. Indeed, its very status as an animated body or “flesh” involves the fact that, located in the world, it also is able to internalize the world that encloses it. This intertwining or “chiasm” is its form as flesh. For Patočka, by contrast, what is crucial is the body’s motility, a motility whose sense embraces all of its actions. He claims that “movement … first makes this or that being apparent, causes it to manifest itself in its own original manner.” I bring these approaches into dialogue by seeing Merleau-Ponty’s chiasm, not just as the form of flesh, but also as the form of its movement.