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101. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
J. Delevsky L’histoire des sciences et la philosophie de l’histoire
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Par les conditions particulières dans lesquelles elle se présente., l’histoire des sciences peut servir à la solution d’un certain nombre de problèmes posés à la philosophie de l’histoire. L’évolution des sciences est due à une multiplicité d’intérêts irréductibles l’un à l’autre ; elle possède une certaine logique intrinsèque, bien qu’elle soit soumise à des contingences, notamment à celles du génie et des individus d’élite ; il est impossible de lui assigner une direction unique et un constant progrès. Cette complexité d’une évolution relativement simple est défavorable à l’idée de toute explication moniste dans l’histoire générale.
102. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Joseph Dopp Physique ancienne et physique moderne: Leurs conceptions de l’intelligible
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On voudrait montrer que la physique moderne, comme la physique ancienne, ne se construit que par la vertu de certains universels ou « intelligibles ». Mais les intelligibles de la physique moderne sont commandés, non point, comme dans la physique ancienne, par une intelligibilité de « compréhension », laquelle est ordonnée finalement, mais en ligne droite, à l’intelligibilité de l’être ou à l’intelligibilité « métaphysique », mais bien par une intelligibilité « fonctionnelle », laquelle s’ordonne directement à l’intelligibilité de l’ordre ou de la relation. Il est peu correct de qualifier cette dernière intelligibilité du nom d’intelligibilité « mathématique ». (On montre que cette erreur remonte, à travers Aristote, jusqu’à Platon). Les diverses sciences du monde inorganique à savoir la physique, la géométrie, l’arithmétique et la logique de la relation, ne se distinguent l’une de l’autre que par l’abstraction (matérielle) d’un objet provisoirement délimité. Chacune d’elles peut se présenter à trois niveaux successifs d’abstraction ou de systématisation, correspondant (à défaut de termes plus rigoureux) à ceux de la qualité, de la quantité (nullement propre aux mathématiques) et de la relation. Ces trois niveaux d’abstraction, formellement distincts, sont orientés vers l’abstraction « fonctionnelle » de l’ordre. L’intelligible de l’ordre n’étant point l’intelligible absolument suprême, laisse le champ ouvert à des considérations d’un autre type, qui relèvent de la métaphysique.
103. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
R. Daude La géographie et l’unité de la science
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Le fait géographique est un fait de groupement. Ce qui fait sa réalité, ce sont les interactions causales au sein d’un « milieu » concret qui n’est pas un espace vide. Il correspond à un point de vue aussi légitime et universel en droit que celui des principaux groupes de sciences. Groupement à l’échelle humaine, il n’en a pas moins une réalité objective. Il a ses lois propres, établies par la méthode comparative. Le géographe fait ainsi un usage original de la raison commune.
104. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Plus Servien Le langage des sciences et la méthode de l’esthétique
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Nous réservons ce nom de langage des sciences à l’ensemble des phrases qui admettent des équivalentes ; domaine restreint du langage total, dont les sciences ne sortent pas. Les phrases y ont un sens unique, fixe, sur lequel l’accord commun s’établit, vérifiable. Ce sens est indépendant du rythme. Définir, résumer, traduire rigoureusement, n’est possible que dans ce domaine restreint de vocabulaire et de syntaxe. Ce qui dessine un pôle opposé du langage, celui des sens-rythmes, aux propriétés toutes contraires. Ces notions, à substituer à l’ancienne paire Prose-Poésie, sont notamment indispensables aux démarches scientifiques dans les zones de langage non discriminé (esthétique, etc.).
105. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
François Goblot L’un et le multiple dans l’Idée platonicienne
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I. Problème : Unité et multiplicité.A) Dans le sensible.B) Dans l’idée.II. Solution :A) Cette solution existe.B) Dire que la participation est une relation idéale est exact, mais insuffisant.C) L’insertion de moyens entre l’un et l’infini pose deux nouveaux problèmes :D) L’espèce infime et la multiplication des sensibles. Solution : Unité du monde.E) La division de l’idée en espèces. Sa nécessité. Sa possibilité ; conciliation des contraires. L’idée comme mixte.
106. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
B. Jasinowski Sur les fondements logiques de l’histoire
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La fonction et la notion de la période correspondent, en matière d’histoire, à celles du concept général dans les sciences systématiques. Lee fondements de la classification scientifique, jetés par Aristote, ont été de tout temps l’objet de recherches approfondies ; il n’en est pas de même de la pério- dologie. Les différences en question que l’on s’est proposé, ici, de faire ressortir, se présentent comme suit :Classification Périodificationcaractère fixe......................................caractère mouvantle discontinu (ou le contigu).........le continucoordination des caractères..............« corrélation subordonnante consécutive »membres de transition rangés dansles cadres de classification..........périodes de transition ambiguës la disjonction des classes..................les « apories infinitésimales de la périodologie » et la superposition des périodescorrélation des caractères coexistants .« correspondance dyschronique ».Toutefois, les différences énumérées n’ont pas de valeur absolue : elles ne peuvent que s’évanouir devant l’idée de Science intégrale.
107. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Joseph Souilhé L’Epinomis et le mouvement scientifico-religieux de l’Académie
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Le dialogue pseudo-platonicien Epinomis retrace une image assez exacte de ce que fut le mouvement intellectuel de l’Académie après la mort de Platon. Les traits suivants peuvent définir ses principales directions : 1° substitution de la théorie du nombre à la doctrine des Idées ; 2° effort pour réaliser l’unité de la science et constituer une hiérarchie des sciences, qui a pour fondement les mathématiques et pour couronnement l’astronomie ; 3° tendance mystique qui consiste à chercher dans la science suprême un appui pour les aspirations religieuses.
108. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Karl Svoboda Les idées d’Aristote sur la méthode
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Aristote ne fait pas systématiquement dériver les méthodes scientifiques des propriétés générales de la science, qui sont l’exactitude, l’universalité, la causalité ; pourtant ce qu’il dit au sujet des méthodes s’accorde avec ces propriétés. Mises à part les différences dues à l’objet ou au but des diverses sciences, Aristote distingue avant tout deux processus opposés : l’un qui va du particulier au général, l’autre du général au particulier. Le premier, c’est l’induction, le second, la démonstration ; l’induction conduit à l’universel, tandis que la démonstration découvre les causes. Aristote parle encore de l’analyse des phénomènes, tout en soupçonnant le rapport de celle-ci aux deux premières méthodes et le caractère synthétique de la science en général. Enfin, il mentionne la méthode génétique, qui étudie les phénomènes dès leur début.
109. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Jacques Picard De l’invention à la preuve: Analogie, induction et déduction
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Le passage de l’invention à la preuve, c’est le passage du raisonnement analogique qui pose une hypothèse arbitraire, au raisonnement inductif qui donne à cette hypothèse une certaine probabilité ou au raisonnement déductif qui la démontre avec une entière certitude. Ce passage suppose des raisonnements analogiques qui correspondent à l’invention de la preuve.
110. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Hugo Perls Platon et Kant: Anticipations et parallèles relatifs à la méthode
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Kant, sans connaître les textes originaux, reproche à Platon nombre d’infractions au criticisme. La synthèse de sensibilité et d’intelligence dans la théorie de l’expérience, l’échelle des valeurs, les concepts de cause naturelle et de cause libre, la séparation entre âme et corps anticipent l’unité synthétique de l’aperception, le jugement synthétique a priori, l’amphibolie des concepts de réflexion, la topique transcendentale de la doctrine des antinomies. Anticipation du libre arbitre en morale, du génie et du plaisir désintéressé en esthétique.
111. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Léon Robin La classification des sciences chez Platon
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Avec le développement chez Platon d’une conception de l’être commme système de relations hiérarchisées, se développe aussi la méthode de classification, propre à la fois à représenter les essences et à exercer l’esprit à en définir le contenu. La classification des sciences dans le Philèbe est significative : un savoir, ou proprement scientifique ou technique, est d’autant plus élevé qu’il met en oeuvre une représentation plus rigoureuse du contenu des essences.
112. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Chi Mao L’immédiat dans les sciences historiques
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L’intelligence conçoit un objet et l’étudie ; cela nous donne deux sciences. Quand elle étudie le présent de cet objet nous pouvons appeler cette connaissance simplement, « science » ; quand c’est le passé de cet objet, nous avons une science historique.Nous appelons les vérités immuables de la science, des « immédiats ». Comme ces « immédiats » sont des connaissances du présent, peuvent-ils s’appliquer à la science historique ?Cet essai montrera que c’est le même immédiat qui sert de principe d’invention et de certitude dans les sciences historiques.
113. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Pierre-Maxime Schuhl Science et mythe
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L’opposition platonicienne de la Science et du Mythe, l’opposition cartésienne de la raison et de l’imagination se retrouvent dans l’effort de la physique contemporaine pour éliminer les images adventices, bien qu’aujour- d’hui comme naguère, images et mythes offrent, avec un secours pour l’invention, le seul moyen de présenter au profane une approximation concrète, d’ailleurs nécessairement inadéquate, des théories scientifiques.
114. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Luigi Pelloux Science et métaphysique dans la méthode de E. Meyerson
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La méthode de Meyerson est une méthode logique ; appliquée d’une façon différente soit à l’étude de la pensée qui se dirige vers l’élaboration de la science, soit à son exercice spontané. Cette méthode logique comporte des conclusions qui empêchent la connaissance d’atteindre le réel dans son intégrité. Il s’en suit l’impossibilité d’arriver à une unification complète de ce réel même.. Une vraie métaphysique manque à Meyerson. 11 est nécessaire, pour y parvenir, de dépasser les présupposés phénoménistes de Meyerson, et d’atteindre l’être. On parvient ainsi à compléter la valeur de son effort remarquable.
115. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 6
Dimitri Riabouchinsky Le concept de passage à la limite
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Toute opération mathématique vraiment bien définie est réversible. Cas des fonctions multiformes. Notion d’origine d’une grandeur. La classe des nombres définis par leur valeur et leur origine. Le concept de passage à la limite. Opération du passage à la limite. Opération du retour de la limite. Distinction entre une grandeur non existante et une grandeur annihilée par un passage à la limite.
116. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 6
Léon Chwistek La sémantique rationnelle et ses applications
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Chaque science fondée sur des idées générales doit être relative. Il y a pourtant une science exacte qui n’est pas relative. C’est la sémantique rationnelle. Cette science concerne les expressions qu’on peut construire à l’aide de deux signes donnés d’avance. Elle n’admet que la notion de substitution, une notion élémentaire du type d’expression et les notions du calcul logique élémentaire. Elle nous met en état de construire un système de métamathé- matique symbolique qui embrasse les mathématiques entières. Elle nous fournit les moyens d’une critique objective des notions philosophiques.
117. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 6
Thomas Greenwood L’extension de la logique aristotélicienne
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L’extension de la logique aristotélicienne ne doit s’entendre ni par voie d’opposition, ni par voie de simple développement, mais plutôt par voie de différenciation progressive. On trouvera ainsi dans cette logique tant la défense des fondements essentiels de la connaissance que le germe des développements possibles de la logique et la justification des acquisitions positives de la logique moderne.
118. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 6
G. Bouligand Sur quelques points relatifs à l’intervention des collections infinies en analyse mathématique
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Devant l’intuitionisme, on conçoit un cours d’analyse amputé du nombre irrationnel. Des théorèmes qui semblent liés à l’arithmétisation du continu subsistent pourtant, dans le style finitiste, remplaçant le style totalitaire. Le trait d’union est le critère de convergence de Cauchy. Cette idée révèle des domaines de non-contradiction et favorise les efforts de coordination, par exemple pour les problèmes d’une infinité d’équations à une infinité d’inconnues.
119. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 6
Alfred Errera Sur les démonstrations de non-contradiction
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On montre comment on peut établir la non-contradiction d’une discipline sans l’arithmétiser et l’on précise la relation, même en logique intui- tionniste, entre la non-contradiction, la compatibilité et l’indépendance d’un système de propositions. On analyse ainsi la démonstration classique de la non- contradiction de la géométrie lobatchefskienne. Et l’on indique que la vérité des propositions mathématiques est relative.Quant à la cohérence de la logique elle-même, il ne semble pas que l’on connaisse actuellement de moyen sûr de l’établir.
120. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 6
J. Croissant La conception du continu en Grèce avant la découverte du calcul infinitésimal
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C’est la critique des fondements mathématiques du pythagorisme qui fait la portée essentielle des apories de Zenon. Elle montre quelles conceptions s’opposaient alors à l’utilisation du continu et pourquoi l’époque de Zénon est soumise au règne persistant de la discontinuité. On ne doit pas faire remonter à Zénon l’origine du calcul infinitésimal. Interprétation des principaux arguments.