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11. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Blahoslav Zbořil Können wir von den Idealen der Menschheit sprechen ?
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Est-ce que l’on peut trouver dans les idéaux fermés de différentes personnes, sociétés ou nations quelque chose de commun ? Existe-t-il des idéaux humains ? A ces questions, nous répondons : l’idéal humain suprême, c’est la perfection absolue, c’est-à-dire : l’unité dans la pluralité du sentiment de bonheur, joint à la raison unifiée qui comprend parfaitement la réalité, et à la volonté unifiée et libre prête à réaliser et à conserver cette unité.L’idéal nous mène vers le royaume de Dieu ; mais celui-ci n’existe pas réellement. Néanmoins, nos efforts ne restent pas tout à fait sans succès, et la connaissance des idéaux soutient l’idée d’une collaboration des nations et de la paix éternelle.
12. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Rolf Löhrich Ueber Unverbindlichkeit, Verbindlichkeit und Wahrheit einer Normlehre bezw. Normwissenschaft
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Le problème de la possibilité d’une science des normes ou éthique s’énonce ainsi :1. Y a-t-il des jugements de devoir-être (normes, exigences morales, prescriptions) vrais ou faux ?2. Comment des jugements de devoir-être qui ne peuvent être examinés, c’est-à-dire qui sont non pas vrais, mais obligatoires ou non obligatoires, pourraient-ils être rendus obligatoires ?Réponse à 1 : Les jugements du devoir-être vrais ou faux sont tous ceux que l’on peut considérer comme des moyens pour des fins. Les moyens sont vrais, quand on peut les décrire comme « des causes pour des effets ».Réponse à 2 : Certains jugements de devoir-être qui ne sont pas obligatoires pour certaines fins peuvent être rendus obligatoires par des méthodes déterminées (dont un exemple est « 1’Einkreisung »). Ainsi tous ces jugements peuvent être examinés. Puisque ces fins peuvent toujours être considérés comme des moyens pour d’autres fins, des jugements de devoir-être obligatoires peuvent être transformés en jugements de devoir-être vrais.La science des normes, ainsi obligatoire, doit être considérée comme vraie science des normes, c’est-à-dire comme ensemble systématique de tous les changements exigés de la réalité.
13. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Gustav Kafka Wissenschaftliche Politik und politische Wissenschaft
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Le relativisme ; sa signification en politique. La politique scientifique et la science politique ; leur accord sur l’impossibilité d’un critère objectif ; leur divergence sur la nature de ce critère, sur le sujet qui décide de la vérité politique ; le rôle de l’action ; l’homme concret opposé à l’homme théorique ; vérité rationnelle et vérité de fait ; l’irrationalité de l’action ; « sécularisation matérielle » et « sécularisation spirituelle ».
14. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Ludwig Landgrebe Formale und materiale Normen der Erkenntnis
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On étudie les deux aspects des normes de la connaissance : d’abord, les normes logiques ou universelles ; ensuite, les normes qui varient à la fois selon le but pratique que recherche la connaissance et selon l’espèce d’être qui est son objet, chaque espèce d’être ayant une manière différente d’être « évident ».
15. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Emil Utitz Sittlichkeit und Seinsvollendung
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Il y a un conflit entre la règle de la moralité, qui nous commande l’action, et la règle de la perfection. La première est absolue et elle ne tient compte d’aucune circonstance. La seconde implique, au contraire, que soient réalisées des choses qui ne dépendent pas de nous. Le conflit et l’accord possible entre ces deux règles sont étudiés dans cette communication.
16. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
Ernst Bergmann Die Einflüsse der cartesischen Philosophie in Deutschland
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Descartes a très fortement influé sur divers penseurs allemands du xviie siècle, avant tout sur Leibniz. Dans la formation de sa théorie de la connaissance et de sa Monadologie, celui-ci a reçu de Descartes des suggestions décisives. Au xvme siècle, avant Kant, le rationalisme de Descartes fait encore beaucoup pour déterminer la méthode et les problèmes de la philosophie allemande, par sa théorie de la substance. L’idéalisme allemand créé par Kant, de même que le néokantisme dans la seconde moitié du xixe siècle, sont d’accord avec le point de départ idéaliste de la pensée cartésienne, mais non avec ses conclusions réalistes. Aujourd’hui, nous autres allemands, nous sommes plutôt disposés à approuver la théorie cartésienne de la connaissance, comme nous honorons en lui le modèle d’une véritable et profonde nature de penseur.
17. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
Arnold Gehlen Descartes im Urteil Schellings
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1. D’après Schelling, la marque essentielle du monde moderne est la séparation entre le fini et l’infini, le « dédoublement ». — 2. De là suit la subjectivité de l’absolu relativement à l’objectivité du limité et la tendance de la religion et de la métaphysique modernes à « sauver le limité ». — 3. D’après Schelling, Descartes a donné de ce dédoublement une expression scientifique, et la philosophie critique n’est que l’accomplissement du développement qui commence avec lui. — 4. Contre cette supposition chrétienne et idéaliste, Schelling exige une nouvelle philosophie. — 5. Son trait foncier est dans l’idée d’une personne ouverte à limite indéterminée ; il nie l’indépendance de la personne, contre le principe cartésien que la conscience de soi possède la suprême évidence.
18. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
Fritz Medicus Descartes’ «Cogito» und der deutsche Idealismus
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L’histoire du Cogito ergo sum de Descartes montre la problématique de l’esprit moderne. Leibniz et Kant ont insisté sur le conditionnement empirique de la proposition. Fichte l’a défendue, en la rapportant au moi supra- individuel (et plus tard à Dieu). Schelling et Hegel ont combattu le Cogito, qui a introduit le dualisme moderne entre l’esprit et la nature. La critique la plus pressante est celle de Schelling ; cependant Hegel et lui ont reconnu comme un grand événement historique la séparation, opérée par Descartes, entre la philosophie et l’autorité.
19. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
J. Schwarz Die cartesianische Reflexion und die Methode der Denker des Deutschen Idealismus (Fichte, Schelling, Hegel)
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Le principe cartésien du Cogito, au sens de la philosophie idéaliste, ne doit pas être compris comme une simple position mais comme un mouvement de pensée, qui parcourt une suite de stades. En ce sens, il devient un moment fondamental de sa méthode philosophique. Au moyen de ce mouvement de pensée, la conscience pensante appréhende les possibilités d’être, déposées en elle comme les fondements d’une forme de science qui doit être construite dans la pensée pure. Ces possibilités d’être, Fichte, Schelling et Hegel les déterminent non seulement comme substance, mais en même temps comble action, puissance, négation et réalisation créatrice.
20. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
Hans Eibl Descartes und der scholastische Gedanke
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La philosophie de Descartes se distingue de la haute scolastique par le point de départ gnoséologique (Gogito ergo sum) et par le dualisme de la substance qui pense (esprit) et de la substance étendue (matière), sans reconnaissance d’êtres intermédiaires. Mais elle a en commun avec les nominalistes du moyen âge :1° la fondation de la philosophie sur le principe gnoséologique Cogito ergo sum, que certains nominalistes français (Jean de Mirecourt, Pierre d’Ailly) avaient renouvelé d’après Saint-Augustin ;2° la méfiance contre les concepts universaux et la prédilection pour l’intuition d’où est sorti le dualisme del’esprit et du corps. Les difficultés de ce dualisme (incompréhensibilité de la coopération de l’âme et du corps, coexistence de la liberté et du mécanisme, conception étrange des organismes automates) ne peuvent être surmontées que par le retour vers une métaphysique des intermédiaires. Un tel retour était alors impossible. Remarquons qu’aujourd’hui la situation a entièrement changé. — La grandeur historique de Descartes consiste dans ce qu’il a — successeur des grands nominalistes français du xive siècle (Buridan, Nicolas d’Oresme) — tâché d’unir la métaphysique aux sciences empiriques.