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1. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
R. F. Piper From Defect to Deity: (A Restatement of Descartes’ Second Argument for the Existence of God)
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Le fond du second argument de Descartes, c’est que Dieu est impliqué dans la connaissance de mon imperfection. L’expérience de mon imperfection me révèle un moi qui est fini, réel et spirituel. Un tel moi implique une puissance cosmique qui est réelle et spirituelle, mais qui est aussi infinie et parfaite: en découvrant mes imperfections, je découvre Dieu.
2. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
Sarah Brown The Fundamental Postulates of the Cartesian System
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E. A. Burtt, dans Metaphysical foundations of modern physic remarque que, «dans toutes les études génétiques qui sont entreprises aujourd’hui avec une telle confiance, la nature précise et les assomptions de la pensée scientifique moderne elle-même n’ont jamais fait l’objet d’une recherche critique réellement désintéressée » (p. 3). Si cela est vrai dans la science moderne, c’est surtout vrai dans la philosophie moderne. Demander quels sont les postulats d’un système quelconque est devenu une question habituelle, depuis que les mathématiques modernes ont mis en question la vérité des postulats d’Euclide et que la logique moderne en a fait ensuite autant de ceux d’Aristote. On recherche ici quels sont les postulats fondamentaux des systèmes cartésiens.
3. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
A.-K. Stout The Alleged « Petitio Principii » in Descartes’ Appeal to the Veracity of God
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L’hypothèse d’un trompeur suppose la validité du critère des idées claires et distinctes. Le doute vient de ce que notre créateur peut nous avoir faits tels que, quelque soin que nous prenions d’atteindre des idées claires et distinctes, ce qui nous semble clair puisse ne pas l’être. Ce doute est fondé sur l’ignorance de la nature de notre créateur, et on peut y échapper, en appliquant le critère à la question : « Notre créateur peut-il nous tromper ? » Bien que le doute ne puisse être que rétrospectif, il n’a rien à voir avec l’exactitude de la mémoire.
4. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 1
James B. Pratt Descartes and the Psychophysical Problem
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On trouve dans les écrits de Descartes trois théories psychologiques : 1° Mécanisme, 2° Interaction, 3° Occasionalisme. La troisième a pour motif de concilier la première et la seconde, mais elle n’y réussit pas du tout. L’interaction est une interprétation des faits empiriques. Le mécanisme est le résultat de la vue rationaliste du monde physique ; il se fonde donc finalement sur la volonté de croire. Dans la maturité de sa pensée, Descartes tend toujours plus vers la théorie de l’Interaction. Les critiques dirigées contre cette théorie ont peu de force, et ce que ces successeurs y ont substitué a peu de rigueur.
5. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
Cornelius Krusé Cognition and Value Reexamined
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Cette étude veut montrer que le contraste tranché entre connaissance et évaluation, fort répandu dans la pensée philosophique (spécialement aux États-Unis), d’après lequel on soutient que la connaissance atteint la réalité, tandis que, dit-on, l’évaluation n’exprime que le moi, est une thèse impossible à défendre en raison des ressemblances significatives et importantes que l’on peut trouver entre connaissance et évaluation. Bien que connaissance et évaluation ne soient pas identifiées, l’on soutient que l’évaluation n’est pas moins en contact avec son ordre de réalité que ne l’est la connaissance avec le type de réalité qui lui est propre.
6. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 10
S. Alexander The Objectivity of Value
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Objectivité veut dire coercition. Où réside ce caractère dans le cas des plus hautes valeurs ? Elles sont toutes des artifices, et une satisfaction donnée à certaines tendances des hommes. C’est pourquoi leur objectivité consiste non dans la contrainte de la nature sur l’esprit, mais dans celle de l’esprit sur l’esprit. De là naissent des étalons de valeur. Objections : 1° tirée de la valeur absolue : en quel sens elle existe, 2° de la valeur « subhumaine ». La valeur comme forme universelle, son existence comme « élection naturelle » (Laird).
7. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
J. E. Boodin Cosmic Implications of Normative Structure
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Nous considérons la structure (ou arrangement ordonné) dans son rapport au temps : sous ce rapport, la structure est normative, et l’avenir aide à constituer le présent et le passé. Des exemples sont empruntés à l’embryologie et à la géologie. On explique pourquoi il est difficile de concevoir une structure cosmique spatio-temporelle, et comment le développement récent de la physique nous y aide ; dans cette physique, la notion de structure cosmique a un rôle éminent. Il en résulte que seules sont viables les combinaisons qui sont dans La ligne historique de la nature.
8. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
Daniel S. Robinson Ethics and Law
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On rejette deux théories de la relation de la morale avec la loi : identification de la morale et de la loi ; conception de la loi comme minimum moral. Loi et morale se recouvrent en ce qu’il y a une série de normes dont l’une et l’autre tirent leur valeur. La morale pourrait donner une contribution importante à la loi en éclaircissant ces normes.
9. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 11
William David Ross The Meanings of “Good ”
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On soutient souvent que le bien moral, l’activité intellectuelle correcte et les plaisirs comme tels sont des biens dans le même sens. Mais la réflexion montre que, tandis que les deux premiers sont des biens au sens de choses à admirer, le plaisir comme tel n’est jamais à admirer, simplement pour son caractère plaisant. Pourtant nous sentons le devoir de produire certains plaisirs qui ne sont pas à admirer, c’est-à-dire qui sont moralement neutres, par exemple des plaisirs des sens pour les autres, et, d’une manière encore plus évidente, le devoir de ne pas produire pour eux des peines des sens, moralement neutres. C’est pourquoi il paraît que, à côté du sens du mot « bien » comme « digne d’admiration », nous devons reconnaître un autre sens, celui de « digne d’intérêt », et qu’il est autant de notre devoir de produire ce qui est bien en ce sens que ce qui est bien dans l’autre sens.
10. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 2
K. R. Sreenivasa Iyengar The Nature of Descartes’ Method
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On montre ici que la méthode de Descartes n’est pas déductive, mais présuppositionnelle. La logique de présupposition est une forme de logique réaliste qui admet qu’il y a des réels, indépendants l’un de l’autre dans leur essence, et échappant à toute déduction réciproque, mais qui, dans leur existence, soutiennent une relation telle que l’un présuppose l’autre, c’est-à-dire en dépend. Le cogito, le critère cartésien, l’idée de cause, les preuves de l’existence de Dieu, etc., tout cela tire une signification nouvelle et plus riche de cette méthode neuve d’interprétation.
11. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 2
Léon Roth The Descartes-Huygens Correspondance
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La correspondance entre Descartes et Huygens, quoique maintenant absorbée dans le corpus général des lettres de Descartes, garde son intérêt et son importance propre. A part son caractère unique, comme série complète de lettres échangées entre deux hommes d’une distinction si différente, elle nous montre avec quelle précaution il nous faut accepter le texte des lettres de Clerselier et le récit de Baillet sur la vie de Descartes en Hollande. Et comme toutes les vies de Descartes reposent finalement sur Clerselier et Baillet, notre Correspondance nous montre qu’il est nécessaire d’examiner à nouveau tout le problème.
12. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
Paul Russell Anderson Descartes’ Influence in Seventeenth-Century England
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Descartes a occupé le centre de la scène intellectuelle en Angleterre bien que son influence ait été due à des circonstances accidentelles et à de vigoureuses critiques plutôt qu’à des disciples consciencieux. Son rationalisme offrait la certitude en religion et une interprétation de la science. Mélangé à l’expéri- mentalisme anglais, il a créé une ambiguïté dans la méthode scientifique et il a conduit à des controverses sur la nature de la connaissance. Son mécanisme a inspiré une étude critique et il a influencé les théories anglaises de l’espace et du temps. Quand sa science a été employée à la défense de la religion, elle a signifié le développement d’interprétations nouvelles sur Dieu, et elle a conduit aux controverses du déisme.
13. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
Prabhu Dutt Shastri Descartes’ Method in the Light of Hindu Metaphysics
14. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 3
Ralph Tyler Flewelling Chinese Influences in Late Cartesianism
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La science nouvelle, dont la philosophie de Descartes est une lumineuse expression, s’est tournée vers l’étude de la nature. L’intérêt pour le naturalisme s’augmenta grandement grâce aux nouvelles sources d’information concernant la philosophie chinoise. Cette rencontre donna naissance à la théorie de la religion naturelle opposée à la religion révélée, à la théorie de l’éducation naturelle et au mouvement dit physiocratique. La connaissance des influences chinoises repose surtout sur les recherches de quelques savants français, mais elle n’a jamais été convenablement traitée dans les histoires générales de la philosophie.
15. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 4
Arthur E. Murphy A Critique of Positivism
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Le positivisme, de Comte à Carnap, a marqué une étape dans le développement d’une science spéciale (sociologie, psychologie ou logique) en dehors des sujets traités jusque là par la philosophie. Cette communication montre que la « syntaxe logique » de Carnap comme la « synthèse subjective » de Comte est un hybride, — une tranche de la philosophie en train de devenir science, et essayant, à l’étape intermédiaire de son processus, d’être à la fois science et philosophie.
16. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Ludwig von Mises The Logical Character of the Science of Human Conduct
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La science des lois générales régissant le comportement humain ne saurait être fondée sur l’expérience, vu que les sciences sociales ne se prêtent pas à l’expérimentation directe et que des complexes de phénomènes, tels que ceux qui s’offrent dans la réalité donnée, ne peuvent servir de base à l’élaboration d’un système scientifique. La Praxéologie, qui est la science exacte du comportement humain et dont l’Économie Politique constitue à ce jour la partie la plus évoluée, ne peut être, par suite, qu’une science déductive. Elle ne peut se fonder que surl’analyse des éléments de l’action et de ses principes logiques, que l’homme, être agissant, peut découvrir dans son esprit et dans sa conscience.
17. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Richard Robinson The discourse on Method in Republic (510-511)
18. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 8
John Laird Reflexive and Transcendent Cognition
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Toute connaissance est à la fois transcendante et réflexive ; elle est transcendante, puisque tout savoir est savoir de quelque chose ; on prouve qu’il en est ainsi, même lorsqu’il s’agit de la connaissance de soi ; elle est réflexive puisque tout savoir est conscient. Il y a d’ailleurs, entre ces deux caractères, une disparité radicale, et c’est ce que montre l’analyse des arguments de ceux qui croient trouver une contradiction dans la notion d’une « connaissance de soi transcendante ».
19. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 9
Har Dayal Personality and super-personality
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La conscience, qui est un attribut de tous les êtres vivants, se développe, chez l’homme, en conscience de soi et personnalité. Dans le sommeil, l’hypnose et l’évanouissement reste seule la subconscience. Mais la conscience de soi disparaît aussi dans l’activité créatrice artistique, dans la contemplation du grand art, dans la concentration de la recherche scientifique, dans l’expérience émotionnelle de l’accroissement de pouvoir et dans la psychologie des foules. Dans des cas de ce genre, la connaissance de soi et la dualité du sujet et de l’objet disparaissent, mais la personnalité humaine est plus harmonieuse et intégrée. Cette superconscience ou superpersonnalité supérieure est une et indivisible pour toute la race humaine : c’est le Moi social, dans lequel plongent nos moi séparés.
20. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 9
V. Subrahmanya Iyer Pure philosophy in India
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La philosophie hindoue repose sur une vérité impossible à contredire, au-dessus de tout doute et de toute discussion, sur la connaissance de toute existence par laquelle celui qui l’atteint atteint chaque chose. Elle vise l’identité du moi individuel avec le tout.Son unité : elle repose sur la totalité de l’expérience en coordonnant les trois états de veille, de songe et de sommeil, — et non sur la veille seulement comme les autres philosophies, arts ou religions. Elle ne fait appel ni à l’intuition ni à l’intellect, mais à la raison, absolument.Son témoignage : elle cherche non la satisfaction des races, nations ou individus humains, mais le bonheur de tous les êtres.