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Travaux du IXe Congrès International de Philosophie

Volume 5, 1937
L'Unité de la Science: la Méthode et les méthodes II

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formation de la science
1. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Georges Hostelet L’élaboration scientifique de la notion de cause
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Causalité scientifique et sens commun. — Induction expérimentale et causalité. — Causalité simple et finalité. — Causalité et acte volontaire. — Statistique, probabilité et hasard. — L’ordre et le fortuit. — La cause selon les philosophes : Descartes et Pascal. — M. Brunschvicg et Émile Meyerson. — Le postulat de l’indépendance des séries causales. — Les causes et les lois.
2. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Jean Nogué L’origine dynamique de la notion d’ordre
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Par une analyse portant à la fois sur les caractères de l’ordre et sur la nature de notre activité, l’auteur montre que cette notion a son fondement dans l’acte de la progression. La relation primitive de l’appui à l’élan lui offre le modèle de la notion de sens, tandis que la nécessité de reprendre appui au cours du mouvement rend compte de l’apparition de termes intermédiaires. L’adjonction d’éléments sensibles à l’acte pur du mouvement permet ensuite d’expliquer le renversement du sens de l’ordre et son indépendance à l’égard de la durée. Elle assure ainsi l’originalité de la notion vis-à-vis de la simple suite temporelle.
3. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Jacques Picard De l’invention à la preuve: Analogie, induction et déduction
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Le passage de l’invention à la preuve, c’est le passage du raisonnement analogique qui pose une hypothèse arbitraire, au raisonnement inductif qui donne à cette hypothèse une certaine probabilité ou au raisonnement déductif qui la démontre avec une entière certitude. Ce passage suppose des raisonnements analogiques qui correspondent à l’invention de la preuve.
4. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Plus Servien Le langage des sciences et la méthode de l’esthétique
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Nous réservons ce nom de langage des sciences à l’ensemble des phrases qui admettent des équivalentes ; domaine restreint du langage total, dont les sciences ne sortent pas. Les phrases y ont un sens unique, fixe, sur lequel l’accord commun s’établit, vérifiable. Ce sens est indépendant du rythme. Définir, résumer, traduire rigoureusement, n’est possible que dans ce domaine restreint de vocabulaire et de syntaxe. Ce qui dessine un pôle opposé du langage, celui des sens-rythmes, aux propriétés toutes contraires. Ces notions, à substituer à l’ancienne paire Prose-Poésie, sont notamment indispensables aux démarches scientifiques dans les zones de langage non discriminé (esthétique, etc.).
la méthode de l’histoire
5. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Chi Mao L’immédiat dans les sciences historiques
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L’intelligence conçoit un objet et l’étudie ; cela nous donne deux sciences. Quand elle étudie le présent de cet objet nous pouvons appeler cette connaissance simplement, « science » ; quand c’est le passé de cet objet, nous avons une science historique.Nous appelons les vérités immuables de la science, des « immédiats ». Comme ces « immédiats » sont des connaissances du présent, peuvent-ils s’appliquer à la science historique ?Cet essai montrera que c’est le même immédiat qui sert de principe d’invention et de certitude dans les sciences historiques.
6. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
J. Delevsky L’histoire des sciences et la philosophie de l’histoire
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Par les conditions particulières dans lesquelles elle se présente., l’histoire des sciences peut servir à la solution d’un certain nombre de problèmes posés à la philosophie de l’histoire. L’évolution des sciences est due à une multiplicité d’intérêts irréductibles l’un à l’autre ; elle possède une certaine logique intrinsèque, bien qu’elle soit soumise à des contingences, notamment à celles du génie et des individus d’élite ; il est impossible de lui assigner une direction unique et un constant progrès. Cette complexité d’une évolution relativement simple est défavorable à l’idée de toute explication moniste dans l’histoire générale.
7. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
B. Jasinowski Sur les fondements logiques de l’histoire
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La fonction et la notion de la période correspondent, en matière d’histoire, à celles du concept général dans les sciences systématiques. Lee fondements de la classification scientifique, jetés par Aristote, ont été de tout temps l’objet de recherches approfondies ; il n’en est pas de même de la pério- dologie. Les différences en question que l’on s’est proposé, ici, de faire ressortir, se présentent comme suit :Classification Périodificationcaractère fixe......................................caractère mouvantle discontinu (ou le contigu).........le continucoordination des caractères..............« corrélation subordonnante consécutive »membres de transition rangés dansles cadres de classification..........périodes de transition ambiguës la disjonction des classes..................les « apories infinitésimales de la périodologie » et la superposition des périodescorrélation des caractères coexistants .« correspondance dyschronique ».Toutefois, les différences énumérées n’ont pas de valeur absolue : elles ne peuvent que s’évanouir devant l’idée de Science intégrale.
8. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Ludwig von Mises The Logical Character of the Science of Human Conduct
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La science des lois générales régissant le comportement humain ne saurait être fondée sur l’expérience, vu que les sciences sociales ne se prêtent pas à l’expérimentation directe et que des complexes de phénomènes, tels que ceux qui s’offrent dans la réalité donnée, ne peuvent servir de base à l’élaboration d’un système scientifique. La Praxéologie, qui est la science exacte du comportement humain et dont l’Économie Politique constitue à ce jour la partie la plus évoluée, ne peut être, par suite, qu’une science déductive. Elle ne peut se fonder que surl’analyse des éléments de l’action et de ses principes logiques, que l’homme, être agissant, peut découvrir dans son esprit et dans sa conscience.
9. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
R. Daude La géographie et l’unité de la science
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Le fait géographique est un fait de groupement. Ce qui fait sa réalité, ce sont les interactions causales au sein d’un « milieu » concret qui n’est pas un espace vide. Il correspond à un point de vue aussi légitime et universel en droit que celui des principaux groupes de sciences. Groupement à l’échelle humaine, il n’en a pas moins une réalité objective. Il a ses lois propres, établies par la méthode comparative. Le géographe fait ainsi un usage original de la raison commune.
l’unité de la science dans l’histoire de la pensée
10. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Pierre-Maxime Schuhl Science et mythe
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L’opposition platonicienne de la Science et du Mythe, l’opposition cartésienne de la raison et de l’imagination se retrouvent dans l’effort de la physique contemporaine pour éliminer les images adventices, bien qu’aujour- d’hui comme naguère, images et mythes offrent, avec un secours pour l’invention, le seul moyen de présenter au profane une approximation concrète, d’ailleurs nécessairement inadéquate, des théories scientifiques.
11. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Werner Wolff Die Einheit der Wissenschaft im symbolischen Weltbild der alten Kulturvölker
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L’unité de la science, telle qu’elle est comprise dans l’image symbolique du monde des primitifs, repose sur le concept de correspondance. Elle suppose que le monde est un organisme dont toutes les parties se correspondent, que tout événement d’une sphère du monde a sa conséquence dans les autres sphères (astrologie), que le monde est soumis à des lois qui constituent la meilleure des harmonies, d’où dérivent les règles de la conduite morale.
12. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
P. Masson-Oursel La notion indienne de méthode
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Pour procurer la délivrance en acquérant la connaissance juste, l’Inde ouvre des « voies » à la pensée. Elle emploie, à cet effet, des techniques ou des « psychagogies » en marge du donné naturel, créatrices de faits originaux. D’où ce paradoxe : une extension illimitée de l’expérience, malgré le caractère scolastique du savoir.
13. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Hugo Perls Platon et Kant: Anticipations et parallèles relatifs à la méthode
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Kant, sans connaître les textes originaux, reproche à Platon nombre d’infractions au criticisme. La synthèse de sensibilité et d’intelligence dans la théorie de l’expérience, l’échelle des valeurs, les concepts de cause naturelle et de cause libre, la séparation entre âme et corps anticipent l’unité synthétique de l’aperception, le jugement synthétique a priori, l’amphibolie des concepts de réflexion, la topique transcendentale de la doctrine des antinomies. Anticipation du libre arbitre en morale, du génie et du plaisir désintéressé en esthétique.
14. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Léon Robin La classification des sciences chez Platon
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Avec le développement chez Platon d’une conception de l’être commme système de relations hiérarchisées, se développe aussi la méthode de classification, propre à la fois à représenter les essences et à exercer l’esprit à en définir le contenu. La classification des sciences dans le Philèbe est significative : un savoir, ou proprement scientifique ou technique, est d’autant plus élevé qu’il met en oeuvre une représentation plus rigoureuse du contenu des essences.
15. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Joseph Souilhé L’Epinomis et le mouvement scientifico-religieux de l’Académie
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Le dialogue pseudo-platonicien Epinomis retrace une image assez exacte de ce que fut le mouvement intellectuel de l’Académie après la mort de Platon. Les traits suivants peuvent définir ses principales directions : 1° substitution de la théorie du nombre à la doctrine des Idées ; 2° effort pour réaliser l’unité de la science et constituer une hiérarchie des sciences, qui a pour fondement les mathématiques et pour couronnement l’astronomie ; 3° tendance mystique qui consiste à chercher dans la science suprême un appui pour les aspirations religieuses.
16. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
François Goblot L’un et le multiple dans l’Idée platonicienne
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I. Problème : Unité et multiplicité.A) Dans le sensible.B) Dans l’idée.II. Solution :A) Cette solution existe.B) Dire que la participation est une relation idéale est exact, mais insuffisant.C) L’insertion de moyens entre l’un et l’infini pose deux nouveaux problèmes :D) L’espèce infime et la multiplication des sensibles. Solution : Unité du monde.E) La division de l’idée en espèces. Sa nécessité. Sa possibilité ; conciliation des contraires. L’idée comme mixte.
17. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Anna Tumarkin Die Methode und die Grenze der Methode bei Plato: Die ύπόθεσις und das άνυπόθετον
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De même que les concepts fondamentaux sont des hypothèses, qui ne peuvent se justifier que par la croyance à la raison, en tant que fondement commun de notre raison et de la conformité du réel à la raison, ainsi pour Platon tous les concepts de valeur sont également des hypothèses qui trouvent leur justification dernière dans une croyance qui dépasse toute hypothèse, dans la croyance au Bien en soi, comme Idée dominant toute vie et toute réalité.
18. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Richard Robinson The discourse on Method in Republic (510-511)
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19. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Karl Svoboda Les idées d’Aristote sur la méthode
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Aristote ne fait pas systématiquement dériver les méthodes scientifiques des propriétés générales de la science, qui sont l’exactitude, l’universalité, la causalité ; pourtant ce qu’il dit au sujet des méthodes s’accorde avec ces propriétés. Mises à part les différences dues à l’objet ou au but des diverses sciences, Aristote distingue avant tout deux processus opposés : l’un qui va du particulier au général, l’autre du général au particulier. Le premier, c’est l’induction, le second, la démonstration ; l’induction conduit à l’universel, tandis que la démonstration découvre les causes. Aristote parle encore de l’analyse des phénomènes, tout en soupçonnant le rapport de celle-ci aux deux premières méthodes et le caractère synthétique de la science en général. Enfin, il mentionne la méthode génétique, qui étudie les phénomènes dès leur début.
20. Travaux du IXe Congrès International de Philosophie: Volume > 5
Aniceto Fernández-Alonso La théorie thomiste de l’unité de la science humaine
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Selon la théorie thomiste, toute connaissance scientifique humaine tire son origine de l’expérience sensible, en ce sens qu’elle doit être abstraite ou déduite des choses sensibles perçues par les sens ; mais elle suppose essentiellement la vision de quelque chose de nécessaire et d’universel qui transcende la connaissance sensible. 11 s’ensuit que la méthode, pour acquérir et construire toute science humaine, doit être nécessairement inductive et déductive.