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Chiasmi International

Volume 19, 2017
Merleau-Ponty et Jean-Luc Nancy

Table of Contents

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Displaying: 1-20 of 43 documents


1. Chiasmi International: Volume > 19
Ted Toadvine Introduction
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2. Chiasmi International: Volume > 19
Ted Toadvine Présentation
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3. Chiasmi International: Volume > 19
Ted Toadvine Presentazione
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the political merleau-ponty
4. Chiasmi International: Volume > 19
Emmanuel Alloa, Orcid-ID Judith Revel Introduction
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5. Chiasmi International: Volume > 19
Emmanuel Alloa, Orcid-ID Judith Revel Introduction
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6. Chiasmi International: Volume > 19
Emmanuel Alloa, Orcid-ID Judith Revel Introduzione
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7. Chiasmi International: Volume > 19
Claire Dodeman Une “philosophie militante” est-elle encore possible?: Merleau-Ponty et l’échec des philosophies de l’histoire
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Au sortir de la guerre, Merleau-Ponty considérait que tout ce qu’on croyait pensé et bien pensé – la liberté et les pouvoirs, la citoyenneté – est en ruine. En 1960, la Préface de Signes semble reconduire le constat, attestant cette fois de l’échec des philosophies de l’histoire dont les Aventures de la dialectique dessinaient le premier volet. Si la critique marxienne apparaissait contribuer à la clarté politique et constituer la réponse adéquate à une période de crise, quelle opportunité reste-t-il au philosophe une fois la rupture avec le marxisme consommée ? A l’abandon pur et simple de la philosophie politique suggéré par les interprètes et par le texte de Merleau-Ponty lui-même en certains endroits – « n’est-ce pas un incroyable malentendu si tous les philosophes ou presque se sont crus obligés d’avoir une politique ? » (S, 13) – il faut préférer l’alternative de la philosophie militante, mentionnée à partir de 1956 en deux lieux textuels, seule issue possible d’une philosophie ayant abandonné ses droits au système sans se résoudre au mutisme – soit, dans une perspective encore marxiste, l’après devenir-monde de la philosophie. Comment dès lors conjuguer l’apparition du syntagme en 1946, où il semble réservé à la pensée de Marx par contraste avec la philosophie triomphante hégélienne, et son maintien hors du cadre de référence marxien, lorsque ce dernier est devenu, selon les dires de Merleau-Ponty lui-même, un auteur qu’il convient de méditer à la manière d’un classique ? L’insuccès des pensées systématiques de l’histoire et des figures classiques de l’engagement (Sartre, Boukharine) dévoile la nécessité pour Merleau-Ponty d’interroger continument son expérience politique et la raison d’être de son militantisme, inscrit dans la chair de l’histoire.As the war ended, Merleau-Ponty considered that everything thought to be good and well thought – freedom, powers, citizenship – was in ruin. In 1960, the Preface to Signs seems to replicate this realization, attesting this time to the failure of philosophies of history of which Adventures of the Dialectic sketched the first phase. If the Marxist critique appeared to contribute to political clarity and to consist in an adequate response to a period of crisis, what opportunities remain for philosophy once the rupture with Marxism is finalized? To the pure and simple abandonment of political philosophy suggested by interpreters and by Merleau-Ponty’s text itself in certain instances – “Is it not an incredible misunderstanding that all, or almost all, philosophers have felt obliged to have a politics?” (S, 5) – one must favor the alternative of militant philosophy, first mentioned in 1956 in two textual locations. This alternative is the only outcome possible for a philosophy that has abandoned its rights to the system without resolving itself to silence. It is, from a still-Marxist perspective, the post becoming-world of philosophy. How, then, can we reconcile the appearance of the phrase in 1946 – where it seems reserved to Marxist thought in contrast with the triumphant Hegelian philosophy – with its retention outside of Marxist references, even as Marx has become, according to Merleau-Ponty himself, a writer who should be reflected upon as a classic? For Merleau-Ponty, the failure of systematic theories of history and of traditional figures of engagement (Sartre, Bukharin) reveals the necessity to continuously interrogate his own political experience and the ground of his militancy, inscribed in the flesh of history.Alla fine della guerra, Merleau-Ponty considerava che tutto ciò che credevamo ben fatto e ben pensato – la libertà e i poteri, la cittadinanza – fosse in rovina. Nel 1960, la Prefazione a Segni sembra ribadire questa constatazione, attestando questa volta il fallimento delle filosofie della storia di cui le Avventure della dialettica disegnavano la prima componente. Se la critica marxiana sembrava contribuire alla chiarezza politica e costituire la risposta adeguata a un periodo di crisi, quale opportunità resta al filosofo una volta consumata la rottura con il marxismo? All’abbandono puro e semplice della filosofia politica suggerito dagli interpreti, nonché in certi passaggi dei testi dello stesso Merleau-Ponty, bisognerebbe preferire l’alternativa della filosofia militante, menzionata a partire dal 1956 in due passaggi, sola via d’uscita possibile da una filosofia che ha ceduto i propri diritti al sistema e che però non vuole ridursi al mutismo. O invece, in una prospettiva ancora marxista, l’epoca successiva al divenire-mondo della filosofia. Come coniugare allora l’apparizione del sintagma nel 1946, apparentemente riservato al pensiero di Marx in contrasto con la filosofia hegeliana trionfante, con la sua salvaguardia fuori dal quadro di riferimento marxiano, dal momento in cui quest’ultimo è diventato, secondo lo stesso Merleau-Ponty, un autore sui cui è necessario riflettere alla maniera di un classico? L’insuccesso delle filosofie sistematiche della storia e delle figure classiche dell’impegno (Sartre, Bucharin) rivela la necessità per Merleau-Ponty d’interrogare continuamente la sua esperienza politica e la ragion d’essere della sua militanza, iscritta nella carne della storia.
8. Chiasmi International: Volume > 19
David Belot « Cette idée d’une histoire comme champ… »: des aventures de la dialectique à la préface de signes
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Le cours sur la dialectique (janvier-mai 1956) permet de comprendre l’épilogue des Aventures de la dialectique (janvier 1955) selon lequel « la dialectique se donne (…) la cohésion globale, primordiale, d’un champ d’expérience où chaque élément ouvre sur les autres » (p. 282). Loin de se contenter de l’exégèse des dialectiques historiques constituées (Hegel, Marx), le cours entend en effet retrouver le « plus pur de la dialectique » du côté de l’élaboration, y compris et surtout par des philosophies intuitives, d’un « milieu commun » où « s’échangent les contradictoires ». Par un choc en retour, Merleau-Ponty y trouve également une inspiration pour une lecture renouvelée de Marx. The course on dialectic (January-May, 1956) helps to understand the epilogue of Adventures of the Dialectic (January, 1955), according to which “the dialectic […] provides the global and primordial cohesion of a field of experience wherein each element opens onto the others” (p.204). Far from contenting itself with the exegesis of historically constituted dialectics (Hegel, Marx), the course aims, in effect, to recover the “purest of the dialectic” via the elaboration – mostly through intuitive philosophies – of a “common milieu” where “the contradictories interchange.” Strikingly, Merleau-Ponty therein also finds inspiration for a renewed reading of Marx. Il corso sulla dialettica (gennaio-maggio 1956) ci permette di comprendere l’epilogo delle Avventure della dialettica (gennaio 1955) secondo cui “la dialettica si dà […] la coesione globale, primordiale, d’un campo d’esperienza in cui ogni elemento apre sugli altri” (p. 203). Lungi dall’accontentarsi dell’esegesi delle dialettiche storiche costituite (Hegel, Marx), il corso si propone piuttosto di ritrovare la dialettica nella sua purezza e di farne occasione di elaborazione, anche e soprattutto per le filosofie intuitive, di un “luogo comune” dove i contradditori si scambino. Di contraccolpo, Merleau-Ponty vi trova ugualmente ispirazione per una nuova lettura di Marx.
9. Chiasmi International: Volume > 19
Franck Chouraqui The Paradox of Power
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L’analyse du pouvoir que propose Merleau-Ponty dans sa confrontation avec le Marxisme et le bolchévisme tente de penser ce paradoxe : le phénomène du pouvoir contient deux sous-phénomènes: premièrement, le pouvoir d’une entité politique (Prince, Etat, Parti etc.) est reconnu s’il est perçu comme donné (moment de reconnaissance) ; deuxièmement, le pouvoir de cette entité dépend de ladite reconnaissance (moment d’institution). Le premier moment constate le donné alors que l’autre le conteste. L’article se propose de comprendre, premièrement, dans quelle mesure le pouvoir doit être compris comme l’union de la reconnaissance et de l’institution, et deuxièmement, dans quelle mesure cette unité doit être comprise comme une matrice productrice d’histoire. La première question sera résolue par appel à la notion de foi perceptive, qui est la version ontologique d’une telle unité ; et la seconde par appel à la notion politique de représentation héritée de Machiavel et développée dans les analyses critiques du thème de la représentation du prolétariat par le Parti. Le résultat est une reconfiguration des relations entre discours de vérité (dans ce cas, l’ontologie) et action politique ; une reconfiguration de la notion de pouvoir, et une hypothèse pour rendre compte de l’unité des travaux « théoriques » et « politiques » de Merleau-Ponty.The analysis of power that Merleau-Ponty proposes in his confrontation with Marxism and Bolshevism tries to think through the following paradox. The phenomenon of power is composed of two sub-phenomena. Firstly, the power of a political entity (Prince, State, Party, etc.) is recognized if it is perceived as given (moment of recognition). Secondly, the power of that entity depends on the said recognition (moment of institution). The first moment notices the given, while the other contests it. This article aims to elucidate, firstly, to what extent power must be understood as the union of recognition and institution, and secondly, to what extent that unity must be understood as a matrix productive of history. The first question will be resolved by appealing to the notion of the perceptual faith, which is the ontological version of such a unity; and the second, by appealing to the political notion of representation inherited from Machiavelli and developed in the critical analyses of the theme of the representation of the proletariat by the Party. The result is a reconfiguration of the relations between discourses of truth (in this case, ontology) and political action. It is a reconfiguration of the notion of power and a hypothesis that wants to account for the unity of Merleau-Ponty’s “theoretical” and “political” efforts.L’analisi del potere che Merleau-Ponty propone attraverso il confronto tra marxismo e bolscevismo tenta di pensare questo paradosso: il fenomeno del potere contiene due sotto-fenomeni: in primo luogo, il potere di un’entità politica (il Principe, lo Stato, il Partito, ecc.) è riconosciuto se è percepito come dato (momento di riconoscimento); in secondo luogo, il potere di questa entità dipende dal suddetto riconoscimento (momento di istituzione). Il primo momento constata ciò che è dato, mentre l’altro lo contesta. L’articolo si propone di comprendere, in primis, in quale misura il potere deve essere inteso come unione del riconoscimento e dell’istituzione, e in seconda battuta, in quale misura quest’unità deve essere compresa come una matrice produttrice di storia. La prima questione sarà risolta tramite il riferimento alla nozione politica di rappresentazione ereditata da Machiavelli e sviluppata nelle analisi critiche del tema della rappresentazione del proletariato attraverso il Partito. Il risultato è una riconfigurazione delle relazioni tra discorso di verità (in questo caso, l’ontologia) e azione politica; una riconfigurazione della nozione di potere, e un’ipotesi che renda conto dell’unità dei lavori “teorici” e “politici” di Merleau-Ponty.
10. Chiasmi International: Volume > 19
Frédéric Monferrand Politiser l’expérience. merleau-ponty, socialisme ou barbarie et « l’expérience prolétarienne »
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L’objectif de cet article est d’étudier les effets produits par Merleau-Ponty dans le marxisme. À partir d’une lecture de « L’expérience prolétarienne », un texte publié par Claude Lefort dans la revue Socialisme ou Barbarie, nous montrons que les arguments dirigés par Merleau-Ponty contre le marxisme ont paradoxalement permis à certaines franges du mouvement ouvrier d’inventer une nouvelle manière de faire de la politique. Notre thèse est que la pratique de l’enquête militante thématisée par Lefort dans « L’expérience prolétarienne » constitue à la fois un héritage original de la phénoménologie merleau-pontienne et l’outil principal d’un renouvellement des politiques d’émancipation.The objective of this article is to study the effects produced by Merleau-Ponty in Marxism. Through our reading of “The Proletarian Experience,” a text published by Claude Lefort in the journal Socialisme ou Barbarie, we show that the arguments of Merleau-Ponty against Marxism have paradoxically allowed certain fringes of the labor movement to invent a new style of doing politics. Our thesis is that the practice of militant inquiry thematized by Lefort in “The Proletarian Experience” constitutes at the same time an original inheritance of Merleau-Pontian phenomenology and the primary means to a renewal of emancipatory politics.L’obiettivo di quest’articolo è studiare gli effetti prodotti da Merleau-Ponty nel marxismo. A partire da una lettura de “L’esperienza proletaria”, testo pubblicato da Claude Lefort nella rivista Socialisme ou Barbarie, mostriamo che gli argomenti che Merleau-Ponty rivolge contro il marxismo, paradossalmente, hanno permesso a certe frange del movimento operaio di inventare una nuova maniera di fare politica. La nostra tesi è che la pratica dell’inchiesta militante tematizzata da Lefort ne “L’esperienza proletaria” costituisca allo stesso tempo un’eredità originale della fenomenologia merleau-pontiana e lo strumento principale di un rinnovamento delle politiche di emancipazione.
11. Chiasmi International: Volume > 19
Jean-Baptiste Vuillerod Merleau-Ponty hégélien ?
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Dans ce texte, nous cherchons à clarifier le rapport complexe que Merleau-Ponty entretient avec la philosophie de Hegel dans son oeuvre. Dégageant trois strates textuelles, nous montrons que la critique merleau-pontienne de Hegel vise en réalité les pensées de la fin de l’histoire, notamment Sartre et un certain communisme orthodoxe, mais que Merleau-Ponty reconnaît aussi la profonde équivocité de la philosophie hégélienne et va jusqu’à repenser sa propre « hyperdialectique » dans un dialogue fécond avec Hegel. S’ébauchent alors une philosophie de l’histoire et une pensée de la politique profondément actuelles et originales.In this text, we seek to clarify the complex relationship that Merleau-Ponty maintains with the philosophy of Hegel in his work. Distinguishing three textual strata, we show that the Merleau-Pontian critique of Hegel is really aimed at notions of the end of history, notably at Sartre and a certain orthodox communism, but that Merleau-Ponty also recognizes the deeply equivocal character of Hegelian philosophy and goes so far as to rethink his own “hyperdialectic” in a fruitful dialogue with Hegel. A profoundly relevant and original philosophy of history and notion of politics thereby take shape. In questo testo, cerchiamo di chiarificare il complesso rapporto che Merleau-Ponty intrattiene, nella sua opera, con la filosofia di Hegel. Distinguendo tre strati testuali, mostriamo come la critica merleau-pontiana di Hegel, in realtà, prenda di mira le filosofie della fine della storia, in particolare Sartre e un certo comunismo ortodosso. Tuttavia, mostriamo anche come Merleau-Ponty riconosca la profonda equivocità della filosofia di Hegel e si spinga addirittura a ripensare la propria “iperdialettica” in un dialogo fecondo con Hegel stesso, abbozzando così una filosofia della storia e un pensiero politico profondamente attuali ed originali.
12. Chiasmi International: Volume > 19
Emmanuel Alloa Orcid-ID Merleau-Ponty à Madagascar: L’épreuve de l’étranger et la décolonisation de la pensée
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Si les analyses merleau-pontiennes sont aujourd’hui fréquemment utilisées dans les études postcoloniales, notamment les analyses du corps, on n’a toujours pas prêté suffisamment attention à l’importance qu’eut pour sa pensée la confrontation avec la réalité du colonialisme, au fil de divers voyages vers la moitié des années 1950. Dans l’article, il s’agit en particulier de faire émerger le rôle exemplaire qu’au pu avoir la confrontation avec la réalité de Madagascar, en 1957, et ses effets en retour sur un certain nombre de catégories philosophiques et politiques. Outre la reconstruction historique des circonstances de ce voyage, l’article se focalise sur trois notions centrales dont cette « épreuve de l’étranger » aura permis de faire apparaître la nature dialectique : les notions d’altérité, d’universalité, et d’autodétermination. L’altérité n’est plus une relation frontale, mais résulte d’une expérience de « décentrement » ; l’universalité doit être problématisée, en direction d’un « universel latéral » tandis que l’idée même de l’autodétermination soulève des questionnements autant politiques qu’ontologiques : dans la lutte pour une indépendance immédiate des colonies, Merleau-Ponty soupçonne le spectre d’une pensée libérale qui masque les liens de dépendance qui persistent sous d’autres formes. If Merleau-Pontian analyses – notably the analyses of the body – are, today, frequently used in post-colonial studies, sufficient attention was not always paid to the importance that the confrontation with the reality of colonialism had for his thought in the course of various travels during the mid-1950’s. This article is concerned, in particular, with shedding light on the exemplary role that the confrontation with the reality of Madagascar in 1957 could have had, and its effects in return on quite a number of philosophical and political categories. More than a historical reconstruction of the circumstances of that journey, the article focuses on three central notions whose dialectical nature is made apparent by this “experience of the foreign”: the notions of alterity, universality, and self-determination. Alterity is no longer a frontal relation, but results from an experience of “decentering,” universality must be problematized in the direction of a “lateral universality,” and the very idea of self-determination raises questions as much political as ontological. In the struggle for an immediate independence for the colonies, Merleau-Ponty senses the specter of a liberal thought that conceals the relations of dependence that persist in other forms. Se oggi le riflessioni merleau-pontiane, in particolare sul corpo, sono utilizzate di frequente negli studi postcoloniali, non si è mai prestata sufficiente attenzione all’importanza che ebbe, per il pensiero di Merleau-Ponty, il confronto con la realtà del colonialismo nel corso dei diversi viaggi effettuati dal filosofo verso la metà degli anni ’50. In quest’articolo ci proponiamo di far emergere il ruolo esemplare che poté avere il confronto con la realtà del Madagascar nel 1957 e le sue ripercussioni su un certo numero di categorie filosofiche e politiche. Oltre che sulla ricostruzione storica delle circostanze di questo viaggio, l’articolo si concentra su tre nozioni di cui questa esperienza avrebbe permesso di far apparire la natura dialettica: le nozioni di alterità, di universalità e di autodeterminazione. L’alterità non è più una relazione frontale, bensì risulta da un’esperienza di “decentramento”; l’universalità deve essere problematizzata nella direzione di un “universale laterale”, mentre l’idea stessa di autodeterminazione solleva un interrogarsi tanto politico che ontologico: nella lotta per un’indipendenza immediata delle colonie, Merleau-Ponty intravvede infatti lo spettro di un pensiero liberale volto a mascherare i legami di dipendenza per farli così persistere sotto altre forme.
merleau-ponty and jean-luc nancy
13. Chiasmi International: Volume > 19
Marie-Eve Morin Introduction
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14. Chiasmi International: Volume > 19
Marie-Eve Morin Introduction
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15. Chiasmi International: Volume > 19
Marie-Eve Morin Introduzione
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16. Chiasmi International: Volume > 19
Donald A. Landes Le sujet de la sensation et le sujet résonant: Communion et renvoi chez Merleau-Ponty et Nancy
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Pour Merleau-Ponty et Nancy, le sujet et son monde co-naissent ensemble dans le mouvement paradoxal du sentir. Dans cette perspective, le sentir serait alors un point de départ privilégié afin de déconstruire les théories classiques de la subjectivité et pour construire une nouvelle compréhension décentrée du sujet. Même si ces deux philosophes divergent sur la question du sujet, il est possible de les rapprocher sur la question du sentir et en particulier à propos de l’expérience de l’écoute. De cette façon, nous ferons ressortir un ton radical chez le premier Merleau-Ponty et un timbre (ou une tonalité) phénoménologique chez Nancy. Pour ce faire, nous démontrons que l’écoute révèle la subjectivité comme activité de « coexistence » (et non pas de « coïncidence »), comme « co-naissance » (et non pas connaissance), et comme « trajectoire » (et non pas présence statique). En d’autres termes, c’est par la voie de l’écoute qu’on retrouve une théorie radicale de la subjectivité déjà présente dans la Phénoménologie de la perception, ainsi qu’une tonalité phénoménologique chez Nancy. For Merleau-Ponty and for Nancy, the subject and his or her world are born together (co-naissent) in the paradoxical movement of sensing. From this perspective, sensing is thus a privileged point of departure for the deconstruction of classical theories of subjectivity and for the construction of a new notion of a decentered subjectivity. Even though it may appear that these two thinkers diverge precisely with regard to the definition of the subject to be theorized, by bringing them together on the topic of sensing (and “listening” in particular), we are able to bring out a radical tone in Merleau-Ponty’s early work as well as a phenomenological timbre in Nancy’s thought. In this paper I demonstrate that listening reveals how subjectivity is an activity of “co-existence” rather than “co-incidence,” of “co-birth” (co-naissance) rather than “knowledge” (connaissance), and is a trajectory rather than a static presence. In other words, by listening to listening we rediscover a radical theory of subjectivity already at work in Phenomenology of Perception and a phenomenological tonality in the work of Nancy. Per Merleau-Ponty e Nancy, il soggetto e il suo mondo co-nascono nel movimento paradossale del sentire. In questa prospettiva, il sentire sarebbe allora un punto di partenza privilegiato per decostruire le teorie classiche della soggettività e costruire una nuova comprensione decentrata del soggetto. Anche se i due filosofi divergono sulla questione del soggetto, è possibile avvicinarli circa la questione del sentire e in particolare a proposito dell’esperienza dell’ascolto. In questo modo, cercheremo di far emergere un tono radicale nel primo Merleau-Ponty e un timbro (o una tonalità) fenomenologica in Nancy. Per farlo, mostreremo come l’ascolto riveli la soggettività come attività di “coesistenza” (e non di “coincidenza”), come “co-nascenza” (e non conoscenza), e come “traiettoria” (e non presenza statica). In altri termini, è attraverso l’ascolto che ritroviamo una teoria radicale della soggettività già presente in Fenomenologia della percezione, così come una tonalità fenomenologica in Nancy.
17. Chiasmi International: Volume > 19
Jacob Potempski Art and the Sense of Being from Merleau-Ponty to Jean-Luc Nancy
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In the opening essay of The Muses, Nancy asks what force disperses Art into a plurality of arts, and what simultaneously holds them together in the unity of Art, through this very dispersal. The idea of Art, as a plurality of irreducible singularities that nevertheless commune, developed in the essay, is a precursor to the ontology of Being Singular Plural, widely considered one of his most important works. The claim in The Muses is not only that art itself has to be understood as a unity of a plurality of singularities, but that it is a privileged site for the revealing of the singular plural of being. The following essay explores Nancy’s ontology of art, which is simultaneously a way of understanding being in terms of art, by tracing it back to Merleau-Ponty. I argue that Merleau-Ponty’s understanding of the sense of being in terms of the “chiasm” (the touching-touched) in The Visible and the Invisible is a crucial source for Nancy’s pluralist ontology. The turn to Merleau-Ponty is framed as a way of emphasizing that Nancy remains committed to a philosophical or ontological idea of art (despite his own criticisms of the very idea) against those who would like to separate his pluralist idea of art from any reference to the question of the meaning of “being.” The argument is that radical pluralism requires, paradoxically, an ontology, just as the affirmation of the irreducible plurality of singular arts requires a notion of Art. Dans l’essai qui ouvre Les muses, Nancy se demande quelle force disperse l’Art dans les arts et retient simultanément leur dispersion dans l’unité de l’Art. L’idée d’Art en tant qu’une pluralité irréductible de singularités qui communient malgré ou grâce à cette pluralité, telle qu’elle est développée dans cet essai, constitue un précurseur de l’ontologie présentée dans Être singulier pluriel, un des ouvrages les plus importants de Nancy. Cet article explore l’ontologie de l’art nancéenne, qui est aussi à la fois une façon de comprendre l’être en tant qu’art, en en retraçant les racines chez Merleau-Ponty. Je soutiens que la compréhension du sens de l’être comme chiasme (touchant-touché) chez le Merleau-Ponty du Visible et l’invisible est une source décisive de l’ontologie pluraliste de Nancy. Le recours à Merleau-Ponty permet de souligner le fait que Nancy demeure attaché à une idée philosophique ou ontologique de l’art, malgré ses propres critiques de l’idée même. Cette interprétation va à l’encontre de celles qui chercheraient à détacher le concept pluraliste d’art chez Nancy de toute référence à la question du sens de l’« être ». Ma contention est que le pluralisme radical requiert, paradoxalement, une ontologie, de la même façon que l’affirmation de l’irréductible pluralité des arts singuliers requiert une notion d’Art.Nel saggio che apre Le muse, Nancy si domanda quale forza disperda l’Arte in una pluralità di arti, e cosa al contempo mantenga queste ultime legate nell’unità dell’Arte a dispetto di questa dispersione stessa. L’idea di Arte, sviluppata in questo saggio, come pluralità di singolarità irriducibili che nonostante tutto si trovano a contatto e in comunicazione, prelude all’ontologia di Essere singolare plurale, tra le opere più importanti di Nancy. Ne Le muse Nancy sostiene non soltanto che l’arte in sé debba essere concepita come l’unità di una pluralità di singolarità, ma anche che essa sia un luogo privilegiato per il rivelarsi del singolare plurale dell’essere. Questo articolo esplora l’ontologia dell’arte di Nancy, che è al contempo un modo di comprendere l’essere nei termini dell’arte, attraverso un richiamo a Merleau-Ponty. Mi propongo così di mostrare che la concezione del senso dell’essere di Merleau-Ponty nei termini del “chiasmo” (il “toccante-toccato”), espressa ne Il visibile e l’invisibile, sia una fonte cruciale per l’ontologia pluralista di Nancy. Il richiamo a Merleau-Ponty è volto a sottolineare come Nancy rimanga fedele a un’idea filosofica o ontologica di arte (nonostante le sue stesse critiche a questa idea), in opposizione a coloro che vorrebbero separare la sua idea pluralista di arte da qualunque riferimento alla questione del significato dell’“essere”. La mia tesi è che il pluralismo radicale richieda, paradossalmente, un’ontologia, esattamente come l’affermazione della pluralità irriducibile delle arti singolari richiede la nozione di Arte.
18. Chiasmi International: Volume > 19
Rajiv Kaushik Lighten Up: Merleau-Ponty and Nancy on Light, Form and Intelligibility
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This paper examines the ways Merleau-Ponty and Nancy think about light, a central theme in Western philosophy closely tied with form and intelligibility. The first section of this paper points out that each thinker replaces the “highest moment of light,” where it is relieved of its weight and materiality, with darkness, where light instead emerges from some apophantic depth indissociable from the material. The second section of this paper gives a critique of darkness in Nancy from Merleau-Ponty’s perspective. According to the latter’s view, Nancy’s claim that darkness is distinct from the structures of intentionality and instead has to do with a presentation of the inappropriable fact of things would be untenable. The difference between the thinkers relates to how each thinks about negation after their very similar critiques of light and form. Still, I argue, the same critique of presentation in Nancy ought to also be applied to Merleau-Ponty, or at least to the usual way he is thought to favour the sensible instead of intelligibility. In the third section of this paper I consider one of Merleau-Ponty’s phrases, “there is no painting before painting,” a statement I take to be about how explicit formal structures, and thus also light and line, comes from a sensible register that does not lack variation and is not totally “deformed,” to use Nancy’s word that describes the homogeneity of a sensible field. Cet essai examine les différentes façons qu’ont Merleau-Ponty et Nancy de penser la lumière, un thème central de la philosophie occidentale, et qui est étroitement lié avec les idées de forme et d’intelligibilité. La première section montre que les deux penseurs remplacent le « plus haut moment de la lumière », qui est sans poids ni matérialité, par l’obscurité, si bien que la lumière émerge d’une profondeur apophantique indissociable de la matérialité. La deuxième section propose un critique de l’obscurité chez Nancy d’une perspective merleau-pontienne. Pour Merleau-Ponty, l’affirmation de Nancy selon laquelle l’obscurité se distingue des structures de l’intentionalité et a plutôt affaire à la présentation du fait inappropriable de la chose serait tout à fait intenable. La différence entre les deux penseurs concerne la façon dont chacun pense la négation à partir d’une critique similaire de la lumière et de la forme. J’avance pourtant que la même critique de la présentation chez Nancy devrait aussi être appliquée à Merleau-Ponty, ou du moins à la façon dont il est habituellement vu comme préférant le sensible contre l’intelligible. Dans la troisième section, j’évalue la phrase de Merleau-Ponty, « la peinture n’existe pas avant la peinture », phrase qui selon moi concerne la façon dont les structures formelles explicites, et donc la forme et la ligne, proviennent d’un registre sensible qui n’est pas sans variations et donc pas totalement « déformé », pour utiliser le mot que Nancy emploie pour décrire l’homogénéité du champ sensible.Questo articolo prende in esame i modi in cui Merleau-Ponty e Nancy riflettono sulla luce, un tema centrale nella filosofia occidentale e strettamente connesso a quelli della forma e dell’intelligibilità. La prima sezione dell’articolo mostra come entrambi i pensatori sostituiscano “il più alto momento della luce”, che la libera dal suo peso e dalla sua materialità, con l’oscurità, in cui invece la luce emerge da una profondità apofantica indissociabile dalla sfera materiale. La seconda sezione offre una critica del concetto di oscurità in Nancy dal punto di vista di Merleau-Ponty. Secondo una prospettiva merleau-pontiana, la tesi di Nancy che l’oscurità sia distinta dalle strutture dell’intenzionalità e sia invece connessa a una presentazione dell’aspetto inappropriabile delle cose sarebbe insostenibile. La differenza tra i due pensatori riguarda il modo in cui ciascuno di essi elabora l’idea di negazione, a partire da due analisi della luce e della forma molto simili. Tuttavia, come cerco di mostrare, la stessa obiezione all’idea di presentazione in Nancy dovrebbe essere applicata anche a Merleau-Ponty, o quantomeno al modo in cui di norma si ritiene egli prediliga il sensibile piuttosto che l’intelligibile. Nella terza sezione, prendo in esame una frase di Merleau-Ponty, “non c’è pittura prima della pittura”, che a mio avviso si riferisce a come le strutture formali esplicite, e dunque anche la luce e la linea, provengano da un registro sensibile che non è privo di variazioni e che non è totalmente “deformato”, per impiegare un termine di Nancy che descrive l’omogeneità di un campo sensibile.
19. Chiasmi International: Volume > 19
Daniele Rugo Exactitude and Partiality. Merleau-Ponty and Nancy on Cinema
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While it is possible, as Vivian Sobchack and others show, to illuminate film through Merleau-Ponty’s philosophy, it is more difficult to find within Merleau-Ponty’s work a coherent and systematic reflection on cinema. This absence is seldom interrogated. This article addresses what this absence might reveal by analyzing the reasons why Merleau-Ponty stopped short of an explicit discussion of film. The argument builds on these analyses to show how what Merleau-Ponty found problematic about cinema might turn out to be one of cinema’s most resourceful features. For Merleau-Ponty, cinema is caught between a deadening exactitude and a disappointing partiality. It is because of these two apparently opposing extremes that Merleau-Ponty sidelines cinema. However, the pairing of exactness and partiality provides an interesting moment for reflection. Intuitively the two should not coexist, since they appear mutually exclusive. Yet their coexistence seems to renew rather than foreclose a thinking of film. Guided by these two terms, Jean-Luc Nancy produces his own thought on cinema. To show how film is apt at capturing the essential excess and ambiguity of the world, the article will turn to the Lebanese film Je Veux Voir, which offers a powerful instance of cinema’s simultaneous exactitude and partiality.Bien qu’il soit possible, comme Vivian Sobchack et d’autres l’ont démontré, d’illuminer le cinéma à partir de la philosophie de Merleau-Ponty, il est beaucoup plus difficile de trouver dans l’oeuvre de Merleau-Ponty une réflexion cohérente et systématique sur le cinéma. Cette absence est rarement interrogée pour elle-même. Cet article considère ce que cette absence peut révéler en analysant les raisons pour lesquelles Merleau-Ponty ne s’est pas engagé dans une réflexion explicite sur le cinéma. En nous appuyant sur ces analyses, nous montrons que ce que Merleau-Ponty trouvait de plus problématique dans le cinéma est peut-être sa ressource la plus précieuse. Pour Merleau-Ponty, le cinéma est pris entre une exactitude abrutissante et une partialité décevante, et c’est pour cette raison que Merleau-Ponty le met sur la touche. Cependant, le jumelage de l’exactitude et de la partialité devrait nous donner matière à réflexion. Intuitivement, les deux ne devraient coexister : ils apparaissent s’exclure l’une l’autre. Pourtant, leur coexistence est en mesure de renouveler plutôt que d’exclure une pensée du cinéma. C’est guidé par ces deux termes que Jean-Luc Nancy produit sa propre pensée du cinéma. Pour montrer comment le cinéma est à même de capturer l’excès et l’ambiguïté essentiels du monde, nous proposons une lecture du film libanais Je Veux Voir, et montrons comment il offre un exemple puissant de la simultanéité de l’exactitude et de la partialité dans le cinéma. Mentre è possibile, come Vivian Sobchack e altri hanno mostrato, comprendere il film attraverso la filosofia di Merleau-Ponty, risulta più difficile rintracciare all’interno del suo lavoro una riflessione coerente e sistematica sul cinema. Se quest’assenza è stata di rado oggetto di discussione, questo articolo propone invece di interrogarsi sul possibile significato di questa assenza analizzando le ragioni per cui Merleau-Ponty non ha sviluppato una riflessione esplicitamente dedicata al cinema. Sulla base di questa analisi, si intende mostrare che ciò che Merleau-Ponty trova problematico riguardo al cinema può invece rivelarsi una delle sue caratteristiche più preziose. Secondo Merleau-Ponty, il cinema si trova costretto tra una monotona esattezza e una deludente parzialità. È a causa di questi due estremi, apparentemente opposti, che Merleau-Ponty accantona il cinema. Tuttavia, la coppia esattezza-parzialità fornisce un interessante spunto di riflessione. Intuitivamente, i due termini non dovrebbero poter coesistere: sarebbero invece reciprocamente esclusivi. Eppure, la loro coesistenza sembra rinnovare piuttosto che precludere una riflessione sul cinema. È sulla scorta di questi due termini che Jean-Luc Nancy sviluppa il proprio pensiero su questo tema. Al fine di mostrare come il cinema sia in grado di catturare l’eccesso e l’ambiguità essenziali del mondo, l’articolo propone una lettura del film libanese Je Veux Voir, che offre un esempio efficace della simultanea esattezza e parzialità del cinema.
merleau-ponty: doing philosophy from the outside
20. Chiasmi International: Volume > 19
Rajiv Kaushik Introduction
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