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Chôra

Volume 7/8, 2009/2010

Études de Philosophie Antique et Médiévale. Dossier Thomas d'Aquin

Miruna Tătaru-Cazaban
Pages 333-357

Consentir à la vertu. La conversion du tyran chez Thomas d’Aquin

La réflexion de Thomas d’Aquin sur les régimes de la cité présente l’inconvénient que ses oeuvres politiques sont restées inachevées. Significative pour pouvoir décider de l’appartenance de Thomas d’Aquin au côté de la doctrine gélasienne ou à celle du pape Grégoire VII, la comparaison du Super Sententiis avec le traité De regno, telle qu’elle a été faite par I.T. Eschmann, n’est pas bien riche en conclusions pour la question du consentement politique. Selon la position que nous avons assumée dans notre investigation au sein des deux oeuvres de Thomas, il est possible d’affirmer que la notion de consentement n’introduit pas de fausses discontinuités entre des textes écrits à des périodes distinctes. En fin de compte, ce qui unit le Super Sententiis au De regno c’est, à notre avis, une sorte de prudence politique, issue de la lecture que Thomas d’Aquin fait des livres sapientiels de l’Ancien Testament. Sans avoir l’intention de nier les différences qui existent entre les deux textes thomasiens, il nous semble évident qu’ils dégagent plutôt la perspective d’une science politique attentive aux pratiques du temps, mais encore réservée quant aux concepts liés au consentement exprimé par le principe quod omnes tangit, principe que la prudence politique n’a pas encore assimilé.

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