PDC Homepage

Home » Products » Purchase

Chiasmi International

Volume 14, 2012

Science, Images, Events

Daniela De Leo
Pages 383-400
DOI: 10.5840/chiasmi20121429

La percezione mediante l’immaginazione

La perception à travers l’imagination Dans le présent travail, je mets en relation les lectures de Wittgensteil et de Gadamer avec les manuscrits de Merleau-Ponty avec l’intention de traverser la construction du « concept de représentation » et de réfléchir sur les questions suivantes : quel lieu occupe la dimension esthétique dans l’expérience humaine ? Dans l’expérience esthétique, faut-il retrouver autant le profil émotionnel que le profil cognitif ? Le point de départ est que l’esthétique ne doit pas être comprise comme une simple perception par les sens; ce qu’aucun discours sur l’esthétique ne peut occulter est sa nécessaire implication de l’horizon problématique de la perception, à partir de l’étymologie même du terme, dérivé du grec aisthesis. Un tel terme porte en lui autant le champ subjectif instable des sensation que le champ stable et tendanciellement structuré des discriminations perceptives. L’affirmation théorique est que l’expérience de la rencontre d’une oeuvre d’art dévoile un monde et à peine cessons-nous de voir une oeuvre d’art comme objet pour la voir comme un monde que nous nous rendons compte que l’art se révèle être l’expédient pour clarifier le sens de notre rapport perceptif avec le monde, cette syntonie perceptive entre l’essence du monde et le sentir des sujets, cette processualité expressive dans laquelle activité et passivité sont les horizons, qu’on peut certes distinguer dans la description, mais qui coopèrent à l’intérieur d’elle-même. Perception Through Imagination In the present work, I bring the lectures of Wittgenstein and Gadamer into contact with the manuscripts of Merleau-Ponty with the intention of going over the construction of the “concept of representation” and of reflecting on the following questions: what place does the aesthetic dimension occupy in human experience? In aesthetic experience, is just as necessary to recognize the emotional profile as the cognitive profile? The point of the departure is that aesthetics must not be understood as a simple perception by the senses. That which no discourse of aesthetics may conceal is its necessary implication of the problematic horizon of perception, following the actual etymology of the term, derived from the Greek aisthēsis. This term contains just as much the subjective and unstable field of sensation as it does the stable field of perceptual discriminations that tend to be structured. The theoretical affirmation is that the experience of the encounter with a work of art unveils a world. No sooner do we stop seeing the work of art as an object and start seeing as a world, then we realize that art reveals itself to be the expedient that clarifies the meaning of our perceptual relationship with the world, this perceptual syntony between the essence of the world and the sensing of subjects, this expressive processuality in which activity and passivity are horizons that can certainly be distinguished in description, but that cooperate internally.

Usage and Metrics
Dimensions
PDC